Le match : 1-1
Effectif le plus jeune de l’Euro (25 ans et neuf mois de moyenne), l’Angleterre a payé son inexpérience et a été rejointe dans les arrêts de jeu par la Russie (1-1). Trouvé au deuxième poteau par un centre, V.Berezoutski a égalisé d’une tête lobée à la surprise générale (92e). Auparavant, les Trois Lions n’avaient presque pas été menacés, si ce n’est par une tête de Dier qui a failli marquer contre son camp (59e) et un tir de Smolov juste à côté du poteau de Hart (63e).

Avec un groupe totalement renouvelé (parmi les titulaires, seuls Hart et Rooney étaient déjà là en 2012 !), les Anglais ont surtout présenté un visage qu’ils n’avaient jamais montré. Celui d’une équipe séduisante, technique, rapide, s’appuyant sur un ultra-offensif 4-1-2-3 mis en place de manière inattendue par Roy Hodgson. La première période de l’Angleterre a été flamboyante et a mis au supplice une équipe russe privée de Jirkov, Cherichev, Dzagoev, Denisov, Glouchakov et Chirokov. Après une demi-heure de jeu sous le pressing adverse, la Russie n’avait réussi que 36 passes…

Utilisant parfaitement la largeur grâce à ses latéraux infatigables (Rose, Walker), la sélection anglaise s’est procuré de nombreuses occasions. Mais Alli (5e, 9e) et surtout Lallana (7e, 22e) n’ont pas pu conclure. Incapables de tenir ce rythme, les Trois Lions ont arrêté leur pressing haut dès la pause. Sterling et Lallana n’ont plus débordé, Kane n’a jamais pesé. L’espoir est venu des pieds de Dier, auteur d’une ouverture du score magnifique sur un coup franc direct (73e). La gestion de l’avantage a été aussi catastrophique que l’entame de match anglaise avait été belle.
L’homme: Rooney, maître de l’entrejeu

Utilisé au milieu du terrain par Louis van Gaal en demi-finale et en finale de Cup avec Manchester United, Wayne Rooney a sûrement séduit Roy Hodgson dans ce rôle. Car c’est bien dans l’entrejeu que le Red Devil a évolué au Vélodrome, entouré par Alli et Dier. Le capitaine anglais a été très intéressant à ce poste, bossant sans cesse et trouvant souvent des passes qui ont cassé les lignes adverses. Il a aussi pesé offensivement, obligeant Akinfeïev a une parade extraordinaire à la 71e. A 30 ans, Rooney dispute sa sixième grande compétition pour l’Angleterre (comme Gerrard et Campbell par le passé). Personne n’a fait mieux.

lequipe.fr

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