XALIMANEWS : Karim Wade vient de subir un nouveau camouflet de la justice. En effet, la Cour Suprême se déclare incompétente sur l’invalidation de son inscription par la DGE, Direction générale des élections.
Pour rappel, le sieur Karim Wade s’était régulièrement inscrit sur les listes au Koweït comme la montre la vidéo sur les réseaux sociaux. Mais,le dossier arrivé au niveau de la DGE a été rejeté. Ce que Wade fils et ses conseils ne pouvaient accepter, ils ont saisi la justice et dénoncé ce qu’ils appellent « une violation des droits de Karim Wade « .
D’ailleurs, l’ancien procureur du  TGI  (Tribunal de Grande Instance ) Ousmane Diagne est monté au créneau pour dénoncer l’acte de la DGE qui n’avait aucun droit juridique à invalider l’inscription de Karim Wade . Mais, Le juge Abdoulaye Ndiaye qui a remplacé Badio Camara n’a pas saisi la patate chaude.
Ainsi, les deux principaux challengers du président Macky Sall ont tous mordu aujourd’hui la poussière dans la bataille judiciaire.

12 Commentaires

  1. Honneur à l’Avocat Général Ousmane Diagne
    La décision politique que vient de prendre la Cour Suprême ne fait que confirmer ce que nous avons toujours dit, écrit et dénoncé : la magistrature est corrompue et constitue le bras armé de Macky Sall, mais il existe des magistrats dignes, intègres et courageux. Au nombre de ces derniers figure l’Avocat Général Ousmane Diagne. Son réquisitoire démontre qu’il est un homme indépendant et soucieux de la crédibilité de la Justice en demandant à la Cour suprême de se prononcer au fond en cassant la décision de la Direction générale des élections qui s’est octroyée une prorogative qu’elle n’a pas, à savoir celle de d’enlever des listes électorales, d’autorité, un citoyen régulièrement inscrit. La suspension de la séance intervenue après le réquisitoire de l’Avocat Générale Ousmane Diagne démontrer, pour celles et ceux qui savent lire entre les lignes, que le Président Abdoulaye Ndiaye était désemparé de voir son collègue mettre de l’eau dans le moulin des avocats de Khalifa Sall, d’où la nécessité d’aller prendre de nouvelles instructions auprès de Badio Camara avant de rendre le verdict que nous connaissons.
    Ibrahima Sadikh NDour

  2. Ousmane Diagne est procureur général donc il n’est pas magistrat
    Ne l’oubliez pas
    Dire qu’il existe des sénégalais qui pense que ce Karim Wade peut se présenter à une élection nonobstant sa condamnation
    C’est à y perdre son latin

    • « Avocat Général » signifie tout simplement Substitut (Adjoint) du Procureur au niveau de la Cour Suprême. C »est un magistrat comme les autres. Dommage de parler de ce que vous ne connaissez pas en extrapolant à partir d’un mot, en l’occurrence celui d’avocat. Vous êtes un exemple du Sénégalais type : parler de ce qu’il ne connaît pas.
      Ibrahima Sadikh NDour

  3. Existerait-il une loi du droit sénégalais connue de ministre de l’intérieur, une loi qu’il applique, et qui serait ignorée du Conseil Constitutionnel, ou dont le conseil est incompétent pour dire si le ministre l’a bien appliquée ou non ?
    Non sens ! Répondra le commun des humains. Et pourtant c’est ce que le Macky vient de nous faire entendre. Ils répètent, font répéter à leurs obligés, à leurs fanatisés, que le ministre de l’intérieur a appliqué contre Karim la loi sénégalaise en bonne et due forme. Or les juridictions sénégalaises se déclarent, une après une, incompétentes pour dire si le ministre a appliqué le droit sénégalais ou non.
    La lecture est simple et aisée: même parmi les magistrats assis, les magistrats couchés, instrumentalisés par Macky, il y en a qui arrivent à ne plus vouloir endosser les inhumanités de Macky Sall, et redoutant la tyrannie du Pharaon ils usent de l’issue de secours qu’en l’incompétence, qui devient de fait une nouvelle tradition du Sénégal. Les magistrats sont donc terrorisés. C’est facile à comprendre. Certains d’entre eux ont fait une bonne lecture du cas Alioune Ndao. Hurler qu’on recevait des ordres au téléphone ne laveront pas, aux yeux des sénégalais, un magistrat qui a vendu son âme à Macky.
    Et pourtant la majorité de ces magistrats s’affiche musulman. Et pourtant dans l’explication de l’avènement du Dajjal, de l’Antéchrist, l’Islam enseigne que ce sont ceux qui ne redouteront pas d’être tués, et qui le seront effectivement, qui iront au Paradis. Les autres, qui accepteront les privilèges du Dajjal contre le reniement du bien, du juste, seront voués à l’Enfer. Et pourtant le Macky n’est qu’un miroir de cette explication. Parce qu’il n’existe pas une seule honnête pour croire, une seule seconde, que Macky a raison. Au contraire, ils sont absolument certains que tout est faux, injuste et tyrannique, dans les agissements de Macky.
    Les pires d’entre eux se cacheront derrière « Wade avait fait pire, c’est pourquoi nous le détestons ». Et Macky, alors ? « Donc Macky peut le faire, c’est pourquoi nous l’aimons ». Allez comprendre.
    Certaines contorsions « logicisés » sont à leurs auteurs ce que la drogue est à l’agresseur. il ne s’agit que d’un stimulus chargé de noyer la conscience (l’âme) pour que le sujet puisse faire le mal dont il est conscient, et que son âme rejette.
    Leur plus grand adversaire, c’est leur propre âme, pas l’opposition.

  4. Merci Xeme pour cet article d’une profondeur éthique inégalée.Ce que vous avez écrit est le beau témoignage que nous pouvons recevoir des croyants et des humanistes.Sans même faire référence à la religion,en restant dans une morale laïque et dans un rapport de dignité vis avis de notre propre conscience on doit refuser de cautionner certaine ignominie.Car pour rien au monde,luxe, promotion, argent on doit accepter d’être complice de l’injustice.En attendant,je retiens de ce que vous avez écrit,que le remords viendra punir les fautes commises en silence. Ces magistrats complices seront rattrapés par l’histoire.Macky Sall doù yalla.Les Sénégalais sont déçus de lui et j’ai la conviction qu’il cherchera a forcer da victoire.Mais je vous apprends que si tel est le cas ,tout le monde doit aller au charbon.Il doit être puni cet arrogant,et tous ces juges qui ne sont pas au dessus des lois envoyés au gnouf par les vrais juges de la troisième alternance.Allahouma aaamin

  5. Non, Monsieur Ndour, je vous ai lu plus précis et là je ne suis d’accord avec vous, même si souvent j’apprécie vos articles, je ne parle jamais de chose que je ne connais pas.
    Avocat général ne signifie pas substitut comme vous dites, mais bien avocat général.
    Substitut c’est un grade, pas plus, c’est pourquoi :
    Quand le substitut vient à l’audience devant le tribunal il est procureur et non substitut ; on ne dit jamais Monsieur le substitut à l’audience mais Monsieur le procureur.
    Quand il vient devant la cour s’il s’agit d’une affaire à l’instruction il est non pas substitut mais procureur général.
    Quand il vient devant la cour et qu’il s’agit d’une affaire vient d’un jugement et non de l’instruction il est avocat général.
    Voila la différence entre procureur général et avocat général que même des professionnels confondent.
    Quant à substitut on ne le dit jamais en audience, c’est comme dans l’armée ou si le sous-lieutenant commande on ne dit pas mon sous-lieutenant mais mon lieutenant.
    J’ai essayé d’abréger le maximum possible.
    Pour ce qui est de la différence entre magistrat et parquetier, cela tient au lien de subordination, la qualification de magistrat est réservée aux juges du siège, voilà qui est long mais dit.
    Vous êtes un peu prétentieux pour me qualifier du sénégalais type, non, je ne suis le sénégalais type le sénégalais type croit à tort que Madame l’ancienne ministre de la justice est docteur en droit, Idrissa Seck est sorti de Princeton, Karim wade est un financier de la city, macky sall a convoqué Karim à l’assemblée pour la reddition des comptes, Abdoulaye était milliardaire avant d’arriver au pouvoir.
    Respectons-nous même sous anonymat.
    Très bon vendredi.

    • Salam Dokhandem. Soyez rassuré(e) de mon respect. Vous avez développé, mais vous n’avez pas répondu à la question centrale en affirmant que Ousmane Diagne n’est pas magistrat. Oui, je confirme que même s’il occupe la fonction d’Avocat général, il demeure magistrat. Il est de la promotion 1987 – 1989 de l’ÉNAM. Il est de la même promotion que Seynabou NDiaye Diakhaté (OFNAC), Aliou NDao (ancien procureur de la CREI), MBacké Fall (ancien Président de la Chambre africaine ayant jugé Habré), etc. Ce sont là des informations 100% blindées, d’une certitude « certaine ».
      Ibrahima Sadikh NDour

  6. Mais ou ont-ils appris le droit ?
    Demander l’inscription sur les listes électorales d’une personne condamnée définitivement ?
    Soit on change la loi soit on l’applique.
    Je me souviens ce même procureur qui demandait qu’on ne saisisse pas tous des comptes bancaires de Karim car il avait des enfants et que ces enfants avaient une part d’héritage qui leur revenait.
    C’est vous dire le niveau juridique de la personne.
    Ces gens sont faibles juridiquement parlant, mais ou ont-ils appris le droit ?
    Où ?

    • Où avez vous appris le « droit » ! Une personne condamnée ne perd pas obligatoirement ses droits ! Autrement montrez nous le ou les article qui le prescrivent. Même les petits diables du Macky n’y arrivent pas. Guem lén Yallah !

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