Le magazine « Jeune Afrique » est un instrument de propagande médiatique dont les publications savent parfaitement médiatiser des démarches politiques, mousser des campagnes électorales et exposer des administrations publiques. C’est un des rôles universels de la presse compris par toutes les majorités et leurs oppositions.

Commanditer des publications et leur donner des allures scandaleuses pour replacer un politicien médiocre au centre de la vie politique sénégalaise n’est pas une première intelligence. C’est des procédés classiques de communication et marketing politique pour les politiciens à la recherche de postures victimaires. Pour M. Karim Wade, très attaché à sa citoyenneté française, nous observons malheureusement des échecs juxtaposés tenant de l’incapacité de l’homme à convenir les populations sénégalaises. Sous le régime de l’alternance, les segments représentatifs de la société sénégalaise avaient été régulièrement consultés pour soutenir la dévolution du pouvoir par des critères en opposition avec les règles de majorité et la nécessité de leur concordance. Si les ressources employées, à dessein, pour maintenir une propagande politicienne, perfuser des activistes et négocier le silence des corporations de l’administration n’ont jamais su prévenir la descente aux enfers d’un régime avec ses satellites stationnés dans la diaspora, ce n’est pas un numéro tarifé de « Jeune Afrique » qui ferait la différence.

Le Sénégal continue de marcher, en toute tranquillité, vers son émergence. Il est dirigé par des patriotes attachés à la République, soucieux de la réussite et de la viabilité des nouvelles politiques publiques, du bien-être et de la liberté de leurs compatriotes dans l’ordre. Tous les instruments qui permettent de mesurer la vitalité économique assurent d’une bonne tenue des finances publiques, d’un volume d’investissement public très important et des perspectives heureuses de la gouvernance.

L’opposition n’est pas incriminée dans sa propension à l’irresponsabilité. Les propos de ses responsables ne sont ni la bible, ni le coran pour constituer les hypothèses du dialogue national.

Enfin, si le nombre de visiteurs, près de cinq mille en six mois selon « JA », permettait d’évoquer une popularité de M. Karim Wade en milieu carcéral, en arriver à élaborer des raisons diplomatiques pour expliquer sa libération par humanisme, on est plus loin de vocaliser le retour du Président Abdoulaye Wade avec un score soviétique.

Samba Alassane Thiam
Ministre-Conseiller
Chef du Bureau Économique
Ambassade du Sénégal à Pretoria

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