Ce vendredi, 9 février 2018, est un jour favorable pour Khalifa Sall. Tous les témoins qui sont passés à la barre ont témoigné à décharge pour le maire de la ville de Dakar. Du président de la commission des droits humains en passant par le président de la commission santé jusqu’au vice-président de la commission finance, la chanson est la même.
«Les populations de Dakar dans tous les domaines allant du social, de l’entraide à la solidarité, ont toujours sollicité ces fonds politiques. Je présume que les populations souffrent de la suppression de cette caisse. Ces fonds, depuis que notre maire est en prison, ne sont pas débités même si nous le savons votés dans la rubrique dépenses diverses», indique Youssoupha Fall, le président de la Commission des droits humains.

Même son de cloche pour El Hadji Sarr, le président de la commission santé : « nous traitons les demandes par mois mais la commission ne peut pas donner des lettres de garanties supérieures à 250 000 Fcfa. Je suis médecin et ma profession m’interdit de révéler le secret médical. Le maire Khalifa Sall a raison de ne pas délivrer les noms. Depuis l’arrêt de cette caisse, nous avons beaucoup de problèmes ».

Le vice-président de la commission finance, Ousmane Sané, est aussi passé à la barre.
Il révèle être «financier à la retraite » et est « vice-président de la commission finance de la Ville de Dakar. Le conseil a toujours voté des fonds politiques, comme celui des fonds politiques de l’état logés dans la rubrique dépenses diverses. Le conseil municipal contrôle l’exécution du budget par l’ordonnateur à travers le compte administratif, j’ai vu des décharges signées par des bénéficiaires », souligne-t-il.

Pour lui, « dans le compte administratif nous avons le bilan mais pas les noms des bénéficiaires. Le conseil municipal, en votant le compte administratif, pose un acte de validation des dépenses. La contribution de l’état est marginale dans le budget de la Ville de Dakar. Cette caisse a joué un rôle capital dans le fonctionnement de la ville de Dakar, sa suppression nous pose beaucoup de problèmes. Le concept de fonds politique exclu les justificatifs. Les décharges ne peuvent pas être considérées comme une pièce comptable», explique Ousmane Sané.

Parmi les témoins figurent aussi des bénéficiaires de la caisse d’avance. Mamadou Maram Kane, un d’eux, avance que «le maire m’a aidé pour une opération aux yeux et des lunettes grâce à lui je continue à voir».

L’ancien maire de Grand Yoff, Mamadou Mbaye, a surfé sur la même vague en ce qui concerne la gestion de la caisse d’avance. «J’ai été maire de Grand Yoff de 2009 à 2014 et ancien secrétaire municipal de Grand Yoff et en ma qualité de maire de Grand Yoff, je dois dire que le premier problème de Grand Yoff, c’est le social, le 2eme c’est le social, le 3eme c’est l’assainissement et le 4eme c’est l’assainissement j’ai toujours transmis les sollicitations au maire. Lors des terribles inondations de Grand Yoff en 2012 et 2013, j’ai vu le maire distribuer beaucoup de matériaux aux populations. Au niveau du cabinet du maire tout n’est pas fonds politiques, il y a par exemple les frais de missions, le conseil municipal en votant le budget pose un acte d’autorisation à l’ordonnateur pour toutes dépenses», allègue l’ancien magistrat de Grand Yoff.

senenews.com

2 Commentaires

  1. Malgré tous ces témoignages à décharges, je pense que l’affaire a été scellée depuis plus d’un an, et que Khalifa Sall va être condamné à une peine l’excluant de toute élection pendant des année, mais sera amnistié après la présidentielle de 2019! C’est dommage pour notre pays !

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here