XALIMANEWS- D’aucuns l’ont connu comme journaliste. Le tout nouveau Directeur général de la Caisse de dépot et de consignation, Aliou Sall, par ailleurs, frère du Président Macky Sall n’est pas sorti droit des pailles fraîches. C’est un homme tout fagoté, diront certains. D’autres, qui ne connaissent de lui que le diplomate, par ailleurs, politique averti qui a su se faire une place au soleil, dès le régime de Wade, se demandent encore comment le journaliste de métier, et le “diplomate de circonstance” s’est converti en planificateur, une fonction, en effet, liée à l’économie et l’évaluation des valeurs, qui lui permet naturellement d’accéder au poste tel que libellé au dernier conseil des ministres, le premier du genre, sous Dionne 2, ce lundi. “Monsieur Aliou SALL, Conseiller en Planification, titulaire d’un Master en Administration publique, est nommé Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, en remplacement de Monsieur Thierno Seydou NIANE”, dixit le communiqué, rendu public et qui dévoile, du coup, l’autre identité du maire de Guédiawaye, méconnue du grand nombre.

Très jeune, à Fatick, “Ses professeurs notent ses capacités, mais aussi son manque d’investissement”, note t-on sur Wikipédia. Plus tard, il intègre le lycée Coumba Ndoffène où il échoue en 1ère C pour être réorienté vers le baccalauréat de la série D qu’il échoue lamentablement puisqu’il a été expulsé, rapporte la source. Mais Aliou Sall ne semble pas être quelqu’un qui se lasse vite. Il n’est pas, non plus, quelqu’un qui lâche. Il passe, finalement, son bac au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack pour faire cap, ensuite, sur l’Université Gaston Berger et assouvir une première passion pour la Géographie. L’aventure s’arrêta net. Aliou Sall se cherche. Comme toujours, il est hors de question qu’il échoue. L’homme a toujours l’assurance en bandoulière. Même devant les défis à hauts risques ? Pour dire que rien ne le prédestinait au journalisme. Pourtant, à Dakar, il opta pour cette voie qui lui permit l’engagement. Puisque l’environnement était propice. Son goût pour la politique n’en fut que plus aiguisé. Dans les rangs du Cesti, il se fit plus ou moins discret et obtient son parchemin sans tambour ni trompette.

Mais à défaut d’une gloire scolaire, l’ex militant d’And-Jëf se veut un journaliste engagé dont les chroniques attirent plus d’un pour finir par faire le bonheur d’une certaine frange politique dont Abdoulaye Wade. C’est précisément ” un papier dans lequel il analyse les risques de défaite d’Abdou Diouf aux élections municipales” qui lui valu d’être rétrogradé à l’Info 7 où il tenait très à coeur le poste de chef du service politique. Il préféra ensuite quitter pour faire cap sur le journal “Sopi ak Alternance” qui le propulsa vers son objectif. Aliou Sall fut notamment au coeur de la “marche bleue” qui le mena, avec son mentor, au sommet très rapidement. Il abandonna donc le journalisme au profit de responsabilités d’Etat dans le tas.

Rusé et pétri de capacités, le jeune Fatickois scrute d’autres horizons désormais. Dans le monde des affaires en général et de la politique en particulier, il faut savoir lustrer son image. C’est ce qu’a compris, dès lors, le jeune frère du Premier ministre d’alors, Macky Sall, pour se confronter à nouveau aux études. Il débarque alors à Paris, à l’Ecole Nationale d’Administration pour peaufiner sa formation et obtenir un master en Administration publique, spécialité Planification. Cette ouverture lui consacre un nouvel échelon notamment dans les rangs des Hauts fonctionnaires où il a été appelé en Chine aux côtés de l’ambassadeur du Sénégal à Pékin, le général Papa Khalilou Fall. Ainsi, en 2006, il est nommé Conseiller technique, chargé du bureau des Affaires économiques. Poste qu’il garda jusqu’à la seconde alternance, survenue en 2012, malgré le différend qui opposait son frère à son désormais ex mentor.

Ainsi, quand Aliou Sall s’ouvre à la politique, c’est pour oser “affronter le monde entier”, témoigne t-on dans les coulisses. D’abord, il a cherché le contact avec des hommes d’affaires dont Frank Timis qu’il aurait connu, lors d’une réception à Pékin, bien avant son entrée en politique en 2014. C’était l’occasion d’aller sur les affaires avec Petro-Tim Limited qui, plus tard, a fait couler beaucoup de salives…à Dakar. Encore, le frangin du Président de la République ne pouvait plus faire marche arrière. Le goût des défis prenant, il s’est allé parfois dans des spectacles, dans les scénarii les plus risqués. Il a encore du, rappelle t-on, se confronter quelques fois, aux “réticences” de son frère qui, d’après les événements, donnait jusque là l’impression de ne vouloir lui faire aucune concession. Pourtant, aujourd’hui, il lui confère une “structure spéciale” où il devra gérer, en quelque sorte, un des plus gros budgets de l’Etat, évalué à 200 milliards environ.

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5 Commentaires

  1. C’est du n’importe quoi qui se passe dans ce pays. C’est à croire que Aliou Sall à un mérite et une compétence à géométrie variable. Il était incapable d’avoir un boulot décent avec que son frère ne devienne ministre, subitement il devient un génie quand son frère est aux affaires.
    Afrique dou dem, on se fatigue rek

  2. Comment des gens qui ont justifié tout leur combat contre Wade par le prêt d’une INTENTION de faire de son fils son héritier ont fini par accepter que Macky Sall fasse d’Aliou Sall, son frère, ce qu’il est entrain de faire de lui ? Il doit y avoir là une maladie mentale que nous n’avons pas encore comprise.

  3. Je suis un promotionnaire de Aliou Sall au Département d’Histoire de l’UCAD. Je crois d’ailleurs qu’il habitait au pavillon Fass 3 où il était “clandoté” par Mohamed Pascal Faye, journaliste qui a travaillé à Sud Fm. Aliou sall ne pouvait même pas se payer un logement à fass, gueule tapée ou grand dakar (15 à 20000 par chambre à partager entre 3 étudiants).

    Aliou Sall a cartouché au Département d’histoire et avec l’aide de Mohamed Pascal Faye il a réussi au CESTI. Peinant à trouver un travail digne de ce nom ( il a été pigiste dans beaucoup de journaux de la place), il était presque obligé de faire le concours d’entrée à l’École Nationale des Travailleurs Sociaux.

    Avec la survenance de la première alternance et à la faveur de la nomination de son frère au gouvernement, il s’est inscrit à l’ENA de France aux CISAP (Cycles internationaux spécialisés d’administration publique).
    L’inscription se fait sur présentation d’un dossier à l’ambassade de France à Dakar pour les candidats sénégalais et je signale que la scolarité est payante. Aliou Sall n’a jamais fait le concours d’entrée à cette « prestigieuse école » comme pourrait le croire le Sénégalais lambda.
    Quand son frère est devenu 1er ministre, il a été affecté à Pékin comme chef du Bureau économique de l’Ambassade du Sénégal.

    Aliou sall que j’ai croisé était un étudiant très moyen, très en deçà de ce que l’auteur de cet article veut vendre aux sénégalais.
    Le seul mérite de Aliou sall c’est d’être frère de…

    Cet article, qui soit dit en passant n’a pas été signé, est indigne d’un journaliste qui se respecte. Je soupçonne Aliou Sall d’être l’auteur, car je ne peux croire qu’une personne avec un minimum d’honnêteté et bon sens puisse écrire CE GROS MENSONGE.

  4. wade et macky sont les deux faces d’une même médaille. wade a été le “père” et le mentor, il a tellement bien formé son “fils” que ce dernier l’a relégué aux oubliettes.

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