XALIMANEWS : Le Comité des enseignantes pour la promotion de la scolarisation des filles (CNEPSCOFI) du département de Kaffrine (centre) a bouclé, lundi, un atelier de renforcement de capacités en plaidoyer et en protection de l’enfance à l’intention de 20 femmes enseignantes.

La session de formation, organisée avec le soutien de l’ONG Word Vision, a duré deux jours.

Cette formation, a assuré la présidente de la SCOFI départementale de Kaffrine, Ndaye Fatim Niang Ndiaye Mbodj, va permettre aux 20 bénéficiaires de pouvoir mieux communiquer avec les différentes personnes rencontrées sur le terrain, sur les risques liés aux mariages précoces et aux violences faites aux filles. Il s’agit des autorités administratives, des élus locaux et des populations.

« Cet atelier, axé sur le plaidoyer et la protection de l’enfance, va nous permettre de savoir comment approcher les populations, les autorités administratives et les élus locaux », a-t-elle expliqué.

Selon la présidente régionale de la SCOFI, Aïssatou Sanou Gaye Mbodj, le problème des mariages précoces et les abandons scolaires persiste dans la région de Kaffrine.

« On voit à Kaffrine des élèves qui abandonnent très tôt l’école pour se marier », a-t-elle fait remarquer, soulignant que 284 cas d’abandons scolaires, dont 10 cas dus aux mariages précoces, ont été relevés entre 2012 et 2015 par une étude de la SCOFI, à Kaffrine.

La présidente régionale de la SCOFI de Kaffrine reste convaincue que « la situation sociale des parents est la principale cause des mariages précoces et des abandons scolaires ».

« Dans la région de Kaffrine, les parents retirent souvent leurs enfants de l’école pour les faire travailler dans les champs ou ailleurs [à cause de la] pauvreté », a déploré Mme Mbodj.

Elle a par ailleurs souhaité le soutien des autorités académiques et administratives dans leur volonté « d’éradiquer le phénomène des mariages précoces et de l’abandon scolaire, dans la région de Kaffrine ».

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