Depuis quelques semaines les populations de Kaolack sont passées par toutes les émotions, de l’enthousiasme débordant à une vive inquiétude. D’un élan civique atavique  avec le Cleaning Day initié et inspiré par le président de la république pour donner un visage plus avenant à nos villes et villages au spectre d’une pandémie dévastatrice avec le coronavirus. Pour l’un et pour l’autre les Sénégalais  debout comme un seul homme se sont joints à l’administration pour donner corps aux opérations de propreté et d’assainissement et à la guerre contre le Covid 19. A Kaolack à l’instar des autres capitales régionales personne n’a été en reste dans cette entreprise patriotique. Ce bel élan civique qui a transcendé les clivages religieux, partisans ou idéologique a été quelque peu assombri par une absence de taille : celle de l’équipe municipale   avec à sa tête Mme le maire Mariama Sarr

Dans le Sénégal de la mise en œuvre de l’acte 3 de décentralisation avec l’option stratégique de la territorialisation des politiques publiques, cette défaillance fait désordre. En effet pour toutes les rencontres de coordination et CRD d’informations le maire et ses représentants sont aux abonnés absents. Comme si cela ne suffisait pas dans l’organisation des activités de terrain en dehors de quelques coups de balais,sous les flashs des caméras et des photographes aux alentours de son domicile de Kaolack Mme le maire ne s’est guère signalée à ses administrés. Alors que pour la bonne cause une implication de sa part ou de l’institution qu’elle incarne  était la bienvenue, Dans le sillage de son avènement à l’hôtel de ville, elle continue d’envoyer des signaux négatifs aux populations. Certes le contrat de confiance entre les Kaolackois et l’actuelle équipe municipale est rompu depuis belle lurette mais aujourd’hui les actes posés par le conseil municipal ont tout l’air d’une fuite en avant. Peut être sentant son départ de l’hôtel de ville plus que proche Mariama Sarr a pris le parti d’abandonner ses administrés à leur triste sort ! C’est tout au moins le sentiment le plus partagé chez les populations de la capitale du Saloum ou le mal de ‘’ maire’’ reste une maladie plus connue et moins virulent que le coronavirus. Heureusement pour elles ! 

                                                    Cheikh Sadibou Soumaré  ‘’ Alves ‘’

                                                          Sara NIMZAT Kaolack 

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