Selon la 20e édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine, la Banque mondiale soutient  que:

« Le rythme moyen des pays pauvres en ressources devrait se tasser, conséquence des cyclones tropicaux ayant frappé le Mozambique et le Zimbabwe, de l’incertitude politique au Soudan, du recul des exportations agricoles au Kenya et des mesures d’assainissement budgétaire au Sénégal » !

Ainsi, la Banque mondiale étale au grand jour, la nature sociale de ses recommandations pourtant maintes fois ré- étirées, de la nécessité d’assainissement des finances publiques du Sénégal, pour une meilleure maîtrise de son déficit budgétaire.

Ce faisant, elle indexait le poids des  subventions de l’électricité, du blocage des prix des hydrocarbures et du gaz, et les subventions agricoles, au nom de la « vérité des prix » !

 Mais, dans ce rapport, elle fait semblant de ne pas reconnaître, que c’est pourtant ces subventions qu’elle veut supprimer, qui ont permis la réduction du coût de l’électricité, du transport, et des facteurs techniques de production agricole.

C’est cela qui a rendu notre système de production plus performant, illustré par une forte croissance moyenne de plus de 6% de façon stable et durable, et qui a engendré  des ressources budgétaires qui ont permis une augmentation substantielle  de la masse salariale de la Fonction publique,  de  préserver le pouvoir d’achat des ménages par  une maîtrise remarquable du  taux d’inflation et du déficit budgétaire.

Et ces performances ont été possibles sans  l’aggravation de la fiscalité sur les entreprises et les ménages, mais grâce à une politique de réduction appropriée du «  train de vie de l’Etat », en diminuant progressivement, de manière significative, les dépenses matérielles de fonctionnement de l’Etat.

La Banque mondiale, en incriminant  de la sorte cette politique d’assainissement budgétaire par la réduction du « train de vie de l’Etat » en l’accusant de bloquer la croissance économique du pays, plaide en fait, la défense des intérêts des grandes entreprises importatrices ou productrices  des biens et services au Sénégal, qui contribuent à augmenter, d’années en années, le « train de vie de l’Etat ».

En effet, la réduction du parc automobile de l’Etat, la fin des logements conventionnés, la réduction des coûts de téléphone supportés par l’Etat, entre autres,  réduisent  la demande en ces produits, et par conséquent, leur  marché au Sénégal !

La Banque mondiale  préfère donc, à la place de cette politique,  la réduction de nos capacités productives et celle de la demande des ménages,  par la suppression des subventions et le blocage de la masse salariale de la Fonction publique, en perpétuant la dépendance du pays  à  l’égard des importations, qui doit être  renforcée par une pression pour la  réduction de nos tarifs douaniers !

Ainsi, saute aux yeux, la nature idéologique néolibérale de ces propositions  de la Banque mondiale, au profit des grandes entreprises, qui sont le plus souvent sous le contrôle du Capital étranger, même si elles ont, souvent,  le statut d’entreprise Sénégalaise !

Les Républicains et Démocrates du Sénégal, soucieux de justice sociale et d’indépendance économique,  devraient se lever  ensemble pour barrer la route à cette nouvelle offensive de la Banque mondiale qui entrave l’évolution de notre pays vers l’émergence.

Tous  ensemble pour soutenir le Président Macky Sall,  dans son option d’assainissement des finances publiques par une politique résolue de «  réduction du train de vie de l’Etat », sans compromettre pour autant, le fonctionnement approprié de ses services stratégiques,  que sont   l’Education nationale, la Santé publique, le Transport public des passagers, et  nos Forces de Défense et de Sécurité.

                                           Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

                                                       Dakar le 14 Octobre 2019

2 Commentaires

  1. J’ai remarqué qu’il y a deux Ibrahima Sène : Celui qui s’exprime quand il n’a rien de Macky Sall, et un autre quand il a eu son « fromage. Depuis, rien de ce que dit ce monsieur ne paraît sincère ! Je n’ai lu que le premier paragraphe, honnêtement. L’engagement politique pour son pays, c’est du sérieux, on doit le mener, quel que soit ce qu’on en tire, ou n’en tire pas en avantages personnels!

    • Eh oui ma soeur a la soupe comme a la soupe,il est impoli de parler a la table quand on a la bouche pleine!Ce Ibrahima Sene ,tu auras de la peine a le reconnaitre -tout de meme merci a Macky de nous avoir permis de decouvrir le veritable visage de ce communiste escroc .

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