Jetons un œil sur le Rapport d’activités 2016 du Ministère de l’Intérieur et de la  Sécurité publique qui regorge de choses «nak» croustillantes. A ce propos,  focalisons-nous sur la Cellule de lutte anti-terroriste (CLAT) qui, rappelle le document, a été «créée par le décret n° 2003-388 du 30 mai 2003, pour prendre en compte la forte propension prise par cette nouvelle menace transnationale qu’est le terrorisme». Une cellule dont la mission est plus prégnante en ces temps d’Etat islamique plus sadique qu’Al Qaïda qui terrorisait le monde d’après 11 septembre. D’ailleurs, selon le Rapport, la mission de cette CLAT est de «prévenir toute action terroriste susceptible d’être commise sur le territoire national ou à partir du territoire national, formuler des conseils et des recommandations en matière de politique de prévention et de lutte contre le terrorisme». A ce titre, poursuit le document, «elle est chargée à la fois de la prévention, de la lutte contre d’éventuelles attaques et dans ce cas, de la coordination des opérations».
La CLAT travaille au quotidien sur la collecte et l’analyse de renseignements ainsi que la réduction de la vulnérabilité d’objectifs stratégiques». Dans le cadre de son fonctionnement, la CLAT veille à «renforcer la surveillance de mouvements, groupes, associations, Organisations non gouvernementales, de personnes susceptibles de commettre ou d’être complices d’actes terroristes ». Cela passe par le «suivi des mouvements religieux et milices religieuses», une attention particulière sur «tout ce qui constitue un terreau pour le terrorisme», la «surveillance des lieux de culte servant de cadres d’endoctrinement, les mouvements des groupes terroristes des pays limitrophes vers le Sénégal (frontières terrestres, aériennes et maritimes) en liaison avec les autres services». Elle surveille aussi les «points de chute et contacts des flux maghrébins et asiatiques très remarqués» et sensibilise les populations sur les méthodes de recrutement, d’endoctrinement et radicalisation des groupes terroristes».
La CLAT procède aussi à «une évaluation de la situation sécuritaire du pays et les vulnérabilités du système en rapport avec la menace, mais aussi des pays limitrophes, compte tenu de l’aspect transnational de la menace». «L’action à entreprendre dans ce cadre en synergie avec les autres services de renseignement et de sécurité, est destinée à réduire la vulnérabilité d’objectifs stratégiques. Il s’agit d’étudier le dispositif de sécurité de certaines infrastructures et installations de base de même que les intérêts étrangers, en mettant l’accent sur les failles et insuffisances afin de proposer des correctifs », mentionne le rapport. Il faut noter que la CLAT composée de militaires, de policiers et de gendarmes, est dirigée par un officier supérieur, chef de cellule ou coordonnateur, qui peut être assisté d’expert étranger en contre-terrorisme. Elle comprend une division Opérations composée d’antennes régionales chargées de la collecte des informations à travers le territoire.

50 millions pour le fonctionnement
Il y a aussi une division Analyse, chargée de l’étude et de l’analyse des informations mais aussi des propositions d’orientation et de la prospective (non armée faute de personnel) et une division Logistique (non armée faute de personnel). Seulement, souligne le rapport «le déficit en personnel, notamment en Officier traitant a été considérablement réduit avec l’affectation en 2016 de personnel venant de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée». Après l’ouverture en 2016 de 3 nouvelles antennes à Thiès, Kaolack et Kolda, il est prévu la poursuite du maillage du territoire par l’ouverture de 4 nouvelles antennes de la CLAT à Matam, Louga, Kédougou et Ziguinchor. Seulement, précise le rapport: «Le budget de fonctionnement 2016 d’un montant de 50 millions de francs CFA est insuffisant pour couvrir toutes les charges relatives au fonctionnement de la structure». D’ailleurs, les services d’Abdoulaye Daouda Diallo espèrent que «dans les perspectives de montée en puissance en 2017 par l’ouverture de 4 nouvelles antennes, il est nécessaire de revoir le budget de fonctionnement de la structure».

(Source : Le Populaire)

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