« Nous devons vivre en communauté pour VIVRE ou choisir de survivre quand on VIT en animal ». Un passage issu d’une discussion entre deux personnes dont je préférerais garder l’anonymat. L’une d’entre elles, perdue, s’interrogeait sur le sens de ces mots. Son interlocutrice répondit avec humanité et pertinence en ces termes : «Vivre,  c’est être utile à soi ;  vivre c’est être utile à sa société,  c’est participer à son émergence.  Vivre c’est mériter notre statut d’Humain.  Par contre, survivre c’est subir la Vie ;  c’est être telle une feuille morte, condamné à suivre la marche du vent qui nous dicte sa loi. Survivre c’est faire partie de ceux qui compte et non du nombre des pesants ».  En des termes plus clairs, la vie est composée de haut et de bas, de bons moments et d’autres qui le sont moins. Alors que survivre signifie que l’on n’est pas en mesure d’apprécier le plaisir, encore moins les souffrances de cette vie. D’où l’importance de la solidarité car celle-ci permet à ceux qui satellisent en orbite, tellement accablés par ces moins bons moments de survie, de prendre une respiration en l’altérité. De cette affirmation voire de cette discussion fort intéressante, l’association femmes de libertés de CREIL (France dans l’Oise) a pris conscience et s’engage dans la solidarité.

L’association femmes de liberté de Creil est composée de femmes originaires en majeure partie de Creil, une ville urbaine de 35.000 habitants et Bailleul sur Thérain, une autre ville que l’on peut qualifier de rurale et peuplée d’un peu moins de 3.000 habitants. La solidarité est belle mais quand elle est appropriée par les femmes, pour les femmes, elle l’est encore plus. Cette association s’est donnée pour mission de favoriser les échanges entre femmes et de les aider à accomplir leur objectif dans le respect de chacune d’entre elles.  Pour réussir sa mission, elle a mis en marche de nombreuses actions telles que des découvertes culturelles, des ateliers de soutien à la parentalité, des conférences débats et bien d’autres projets. Aujourd’hui, la volonté affirmée est de se tourner vers l’international. Pour la première phase, le Sénégal (le réseau pour l’émergence des femmes de Fatick) a été choisi pour accueillir les premières actions.

C’est par l’intermédiaire de Sémou DIOUF, conseiller municipal de Fatick, et parrain de toute cette opération que l’association femmes de libertés a pu entrer en relation avec le réseau pour l’émergence des femmes de Fatick (Sénégal).

Ces deux associations qui partagent une vision commune du rôle essentiel que les femmes jouent dans la société, qu’elles vivent en Europe ou au Sénégal, ont décidé de s’associer pour mettre en place des actions solidaires. La première pierre qu’elles souhaitent poser est l’installation d’une ferme pédagogique dans la région de Fatick au Sénégal ou encore l’installation de structures innovantes comme la cabane du pêcheur. Le but étant de démontrer que la femme peut être facteur de développement.

Conceptualisés et développés par « Industriels sans frontière », association dont la  vocation est d’aider les régions du monde à se développer, ces deux projets permettront à la région de Fatick de régler plusieurs problèmes liés à l’exploitation agricole et à la pratique de la pêche. Les femmes de liberté et le réseau pour l’émergence des femmes de Fatick et sa région  vont donc relever ce défi.

Les fermes agricoles permettront à la région de Fatick et plus particulièrement aux femmes de cultiver l’excellence et la qualité. Le but de ces fermes est de former les bénéficiaires locaux, en particulier les femmes et les dirigeantes de leurs associations, aux dernières techniques de production agricoles en y incluant la micro irrigation par goutte à goutte. Les produits cultivés seront sains sans pesticides, bio et partagés de manière équitable dans la région. Des résultats qui participeront à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Des femmes émergentes dans un Sénégal émergent!

La cabane du pêcheur consistera à la mise à disposition de réfrigérateurs ou de congélateurs solaires photovoltaïques de 256 à 410 litres en capacités de conservation. Cette cabane permettra de conserver en grande quantité des poissons dans les régions du Sénégal où ils sont très rares. Ainsi cette matière ne sera plus bazardée à des grossistes européens par faute de  moyens de conservation.

Les femmes qui se chargeront de ces projets, en l’occurrence celles de Fatick avant de l’élargir à tout le Sénégal, pourront être plus solidaires parce que pouvant subvenir aux besoins de leurs proches pour une meilleure implication  dans leur communauté.

La femme solidaire à émergente est bien possible dans tous les pays du monde. La solidarité prend un élan d’émergence quand c’est la femme qui en est au cœur. La femme est source de joie et de bonheur car étant nos mamans, femmes, filles, nièces… Ces différentes dimensions font d’elles le centre du monde : LE CENTRE DE L’EMERGENCE.

MBOUP Djiby

[email protected]

Analyste politique et économique

Creil, France

 

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2 Commentaires

  1. C juste suis d’avis avec vous Ms pousso la femme c comme l’eau, elle est juste vitale. Et quand elles réunissent leur force on pourrait prétendre ou tendre vers l’émergence évidemment. Merci

  2. Monsieur MBOUP!
    Vous avez montré dans votre article que vous êtes un homme élégant qui connait la vraie valeur de la femme. Nous vous en remercions profondément!
    Vous avez très bien compris que la femme est le centre monde et vous l’avez si bien décrit que je sens aujourd’hui plus importante.
    MERCI!

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