On nous avait fait croire que Bata était oublié. Que Mongomo/Malabo serait différent des nombreux “Dékeulé 1986” de nos ambitions footballistiques sur l’échiquier continental. Tour á tour, un staff technique et administratif de connivence, des footballeurs motivés, une presse sur le qui vive et même des voyants ou vendeurs d’illusion comme en raffolent les sénégalais de tout temps nous ont rassurer chacun á sa façon.
Cette année sera la bonne. Nous avons le potentiel pour aller au bout. L’hameçon était trop tentant. Nous y avons tous mordu une énième fois sans coup férir. Qui peut nous en vouloir? Après tout ne sommes nous pas le pays qui adule une génération (celle de 2002) qui nous a certes fait rêver mais qui n’a rien gagné?
Faute de grives l’on se contente de merles . Et á l’arrivée une gifle humiliante, une claque á peine compréhensible contre une Algérie réaliste 0-2 sans être impériale. Une élimination “prématurée” comme d’habitude dans l’imagerie sénégalaise. Une élimination qui trouvera son explication que dans la haine et les rancoeurs de certains aigris ou pourfendeurs. Les “je le savais” et “je vous l’avez dit” sortiront de l’ombre ou ils s’étaient terré au soir de la victoire contre le Ghana pour assener leurs quatre vérités égocentriques. Dont le Sénégal n’en sortira que divisé.

Dans les jours á venir préparons nous á une véritable ruée vers les brancards , des déballages de tout genre et autres gué-guerre de positionnement secoueront le monde du football. La Fédération avec á sa tête son président Me Augustin Senghor ne doit point survivre. Avec le sélectionneur Alain Giresse , ils ont joué et ont perdu. La ronde des tabliers devrait commencé par des démissions honorables. Sans complaisance ni sentimentalisme.
Ce nouveau désastre aura aussi des conséquences structurelles très difficile á endurer pour les puristes. La “navétanisation” progressive et la politisation de nos structures footballistiques ces dernières années n’a visiblement pas encore fini de nous plonger dans les abysses de la solution miracle, magique comme seule alternative. Ne soyons pas surpris dans un tel contexte de l’ intense lobbying qui verra les jour dans les prochaines heures, dans les prochains jours pour la prise de pouvoir de la génération 2002 dans.

Au demeurant sur le plan technique. La voie est tracée et la déception ressentie, la gueule de bois nous fera tous admettre qu’elle pourrait être atténuée par le retour aux affaires de notre génération dorée toujours sans trophée. Ma question est d’un tout autre calibre . A quand le bout du tunnel? A quand le retour aux sacro-saints principes du travail minutieux, planifié, suivi . A quand l’émergence et la formation d’un nouveau type de dirigeant á même de faire face aux problèmes profonds de notre football? A quand une politique technico-tactique de formation effective á la base sur toute l’étendue du territoire? A quand une politique qui ne sera point basée sur le recrutement de bi-nationaux ou autre stars du moment? A quand le retour au premier plan de nos clubs et de notre football local? A quand le recyclage de la DTN? A quand un Ndeup National pour exorciser le mental du footballeur sénégalais incapable de répondre présent au grand rendez-vous? 50 ans d’échecs successifs cela commence a beaucoup pesé sur les pauvres supporters, sur un peuple qui se rallie toujours derrière son équipe et lui pardonne tout á la minute. Vivement un changement dans la chose du football. Vivement un réel changement.

Sportivement

SINDO

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1 Commentaire

  1. j’ai trouvé ce formidable article sur un autre site je voulais le partager avec les lecteurs de Xalima cet article explique les raisons de nos echecs non seulement sur le plan du football mais sur tous les autres domaines le Senegal pays des grandes gueules il est temps de la boucler et de se faire petit

    Suite à la déculottée de notre équipe nationale, nous nous sommes tous réveillés avec la gueule de bois. On se demande d’ailleurs pourquoi, car ce n’est pas notre premier désespoir avec une équipe qui nous a pourtant habitué à la non-performance. Pour rappel, on n’a jamais rien gagné en football. A entendre les douze millions d’experts en football que compte le Sénégal, on est capable de gagner la coupe du monde.

    Diantre ! On n’aurait jamais du gagner ce match contre la France en 2000, car depuis lors on se prend pour ce que l’on est loin d’être! Admettons le, nous n’avons pas de talent collectif en football, nous faisons partie des plus médiocres du continent et du monde.

    Donc basta les grandes tirades et théories sur les génies footballistiques sénégalais, ce n’est que dans nos têtes et surtout sur nos langues bien trop pendues. Et ce n’est pas seulement au football que cette tare nous poursuit. Nous avons un ego qui n’a rien à voir avec notre niveau de production, de richesse et de connaissances.

    On pense que tout est dans le verbe, les longues parlottes, les envolées lyriques quand ce n’est pas dans le «dangassanté» (joutes verbales). Ce qui s’est vérifié au football se constate tous les jours dans la vie quotidienne. On ne croit point à l’effort, mais aux raccourcis faciles. On parle, on hurle, on vocifère.

    Nous sommes les champions du monde des langues pendues pour sûr! On pense pouvoir ainsi changer le réel, juste par le verbe et surtout sans sueur, ni douleur, pendant que les autres avancent dans la discipline et le dur labeur, notamment le petit Cap-Vert d’à côté dont les habitants venaient chercher fortune au Sénégal dans les années 60.

    Aujourd’hui le Cap-Vert est un pays à revenu intermédiaire et joue bien au football. La preuve, il a privé le géant Nigeria de Can. Alors arrêtons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas, en football et dans la vie. Parlons moins, beaucoup moins et travaillons plus, beaucoup plus.

    Sadaga Mbaye
    Pikine Icotaf

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