Même s’il reconnait qu’il est déconseillé d’observer le Ramadan en menant des activités sportives, surtout un sport de combat, Lac de Guiers 2 souligne que sa confrontation contre Modou Lô ne va pas l’empêcher de jeûner. Rencontré chez lui, hier à Guédiawaye, à la cité Shs, le lutteur du Walo est revenu sur les grands axes de la préparation de son combat contre le Roc des Parcelles.

Comment se passe votre préparation en vue de votre combat contre Modou Lô ?
Les choses se passent dans le meilleur des mondes. On y est depuis six mois, c’est-à-dire depuis que le combat est ficelé. On doit livrer cette confrontation le 16 juillet prochain, et je puis vous garantir que je suis déjà prêt pour le disputer même demain (aujourd’hui). Aucun aspect n’est négligé dans ma préparation. J’ai intégré tous les paramètres y compris les arts martiaux. Et sous ce rapport, ma préférence va à l’Aïkido et au Karaté. Mon frère qui vit au Japon était mon encadreur en karaté. Maintenant c’est mon oncle Khalifa Diouf (champion d’Afrique de judo) qui a pris le relais. C’est lui qui m’a encadré quand je battais Papa Sow et Yékini.

Au moment où vous êtes au Sénégal, votre adversaire, Modou Lô, est aux Etats-Unis pour peaufiner sa stratégie ?
C’est normal qu’il parte aux Etats-Unis. Tout combattant qui va au front devrait se préparer en conséquence. Il est aux Etats-Unis, moi je reste au Sénégal et cela ne va pas me désavantager. Je rappelle que je m’étais rendu en Europe pour préparer mon combat contre Eumeu Sène. Au finish ce voyage a eu des conséquences parce que j’avais pris trop de poids. Je suis revenu avec 130 kilos. Un surpoids qui a été la cause de ma première défaite contre Eumeu. C’est ce qui m’avait handicapé surtout au plan de la mobilité.

Avec quel poids comptez-vous lutter face à Modou Lô ?
Je vais lutter avec 100 kilos. Là j’aurai une rapidité d’exécution comme lors de mon combat victorieux contre Papa Sow

Contrairement à votre première confrontation, vous avez promis tous les deux l’attaque à outrance…
Modou Lô a promis de m’attaquer, de marcher sur moi une fois que le coup d’envoi du combat sera donné. Je lui demande surtout de tenir parole. Je ne veux pas que le combat dure. Je prie Dieu que ce combat ait une issue rapide.

A ce rythme on risque d’assister à une vraie bagarre…
Cela ne dépend que de Modou Lô. S’il veut la bagarre, il sera servi à gogo. J’ai une lourde frappe qui fait que des lutteurs en ont en fait l’amère expérience. Si Modou Lô veut que je lui donne une idée de la force de mes coups de poing, il n’a qu’à accepter de se bagarrer avec moi.

Parlons du Ramadan qui approche à grands pas. Ne risque-t-il pas de perturber votre plan de préparation ?
Non je ne le pense pas. Mes deux derniers combats contre Papa Sow et Yékini, je les ai préparés en jeûnant. Pour ce faire, j’avais élaboré un planning de préparation qui faisait que je ne faisais qu’une séance après la rupture du jeûne. Une séance avec moins d’intensité. On ne fait que maintenir la forme. Après la coupure du jeûne, je fais quelques foulées à la plage pour réchauffer le cœur. Avant de faire des étirements, prendre ma douche et manger quelque chose de consistant. Ensuite place sera faite à la récupération en se mettant au lit.

Les spécialistes disent que jeûne ne rime pas avec sport de combat. Etes-vous conscient des dangers encourus ?
Je suis conscient du danger que cela représente. Mais je pense qu’on s’expose le plus en voulant s’entraîner la journée en jeûnant. Je pense jeûner mais en optant pour des séances moins intenses. Si cela contribue à te maintenir à flots, je pense que c’est mieux que de ne pas suivre le jeûne et de se défoncer aux entraînements pour préparer un combat. Le Ramadan vaut plus qu’un combat de lutte. C’est difficile de jeûner après le Ramadan pour se rattraper. Mieux vaut le faire en même temps que tout le monde. Je sais que mon poids va diminuer après le Ramadan. Mais on pourra gérer tout cela.

Avez-vous une fois connu des difficultés en préparant un combat en plein Rama­dan ?
Non du tout ! Je n’ai jamais éprouvé de difficultés. Un combat ne va jamais m’empêcher de jeûner. Et je trouve qu’il est mieux de se plier à cette exigence. Il s’agit de s’adapter et d’avoir une bonne maîtrise de son planning de préparation. Je ne peux terminer sans adresser mes remerciements au directeur des Impôts et domaines et à Tonton Moulaye Touré pour leur appui. Je dis aussi merci à toute la population de Guédiawaye.

Source: lequotidien.sn

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