Nous ne comptons plus demeurer des spectateurs passifs face à la tromperie de l’ASCOSEN de Monsieur Momar Ndao représentant autoproclamé du consommateur sénégalais !
L’ASCOSEN existe depuis plus de 25 ans mais ressemble, dans son mode de fonctionnement, plutôt à une société unipersonnelle solitaire.
Qui sont les membres actifs de l’ASCOSEN ? J’aimerai bien les rencontrer. En tant que consommateur, j’ai aussi d’autres questions à leur adresser.
L’ASCOSEN est-elle déjà une association ? Où sont ses statuts ? Quelle est la composition de son bureau ? A-t-elle déjà tenu une assemblée générale conformément à la législation en vigueur ? Si oui combien de fois ? La dernière, elle date de quand ? Si non Pourquoi ? Les figures du Président, secrétaire général, du porte-parole, du trésorier sont introuvables depuis 25 ans. Elles semblent, soyons précis, elles se résument à une seule et même figure : Momar Ndao.
Pourtant ces informations élémentaires que nous exigeons en tant que consommateur aurait dû figurer en toute logique sur le site de l’association.
Au contraire, sur le site de l’association (http://www.ascosen.org/), qui ressemble fort à un blog personnel, les statuts de l’association, les membres du bureau, les réunions et activités y sont introuvables ! Aucune transparence.
Par contre le consommateur pourra y trouver quelques textes de lois dont tout le monde peut avoir accès ailleurs. Dans son ‘‘site-blog’’, Momar, le spécialiste du sucre, de la tomate, de l’ognon, du riz, de l’eau, des hydrocarbures…expose aux consommateurs-visiteurs tout au plus ses propres sorties audiovisuelles.
Dans son site-blog, ce qu’il appelle ‘’nouveaux prix du gaz’’ sont erronés et caducs depuis 2016. L’association a-t-elle déjà produit un rapport d’activité, une enquête de terrain ou encore des études techniques sur l’un quelconque des produits de premières nécessités que nous consommons ?
Cette rétention d’informations élémentaires et le défaut de mis à jour du site-blog ne sont pas à négliger. Il n’est que le reflet d’une léthargie chronique dans laquelle se trouve tout le secteur associatif de défense des consommateurs. SOS consommateurs, la jumelle d’ASCOSEN, est, elle aussi tout aussi opaque et solitaire dans sa composition et son mode de fonctionnement. C’est quoi le projet ?
L’absence de financement n’est pas une excuse. Avec son titre de représentant des consommateurs, il a eu et continue de bénéficier de privilèges et de fonctions dans le secteur public et parapublic.
Il est temps que ça cesse les  »’door « de L’ASCOSEN.
Depuis plusieurs jours le scandale des sachets de bière ‘‘Jakarta’’ ou la vente de bière en détails pour la rendre attractive et accessible aux mineurs interpelle et mobilise toute l’opinion publique sauf les associations de défense des consommateurs. Pourtant, ces sachet-poisons ont causé la mort de deux jeunes sénégalais. Ce silence des associations est suspect et dangereux, car elle encourage et favorise le laxisme des autorités.
Une association de consommateurs sérieuse défend les droits des citoyens dans leur qualité de consommateurs, c’est-à-dire d’acheteurs de produits et biens . Elle peut les assister dans leurs litiges avec une entreprise publique ou privée. L’association de défense des consommateurs intervient aussi auprès de l’État afin qu’il définisse, améliore, supprime ou applique des normes afin de mieux protéger les consommateurs.
L’ASCOSEN, disons Momar Ndao, n’est jamais proactif. Souvent, il attend qu’un problème se pose ou que le consommateur hurle pour qu’il sorte de son indifférence. Ses activités gouvernementales ainsi que ses activités antérieures ou actuelles dans le secteur privé ne garantissent aucune neutralité de sa part.
L’ASCOSEN a raté sa vocation. Elle laisse, tout comme sa jumelle SOS consommateurs, le consommateur sénégalais livré à lui-même et devant l’insatiable cupidité des entreprises capitalistes et la défaillance systémique, voire complice de l’Etat. Par conséquent, il est temps que naisse une nouvelle forme de protection du consommateur avec des associations plus nombreuses, plus ouvertes, plus transparentes, plus responsables et dans lesquelles nous retrouveront des juristes, économistes, chercheurs, imams, travailleurs, étudiants, bref des citoyens tout simplement.*

PID

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