Depuis que le chef de file de Bby a crié au secours pour essayer de contrer l’opposition dans la presse et les réseaux sociaux, il ne se passe pas deux  jours sans que l’idéologue de Bby ne tente de montrer à son mentor qu’il est présent et bien présent et qu’il est prêt à suivre ses instructions au doigt et à l’œil… Il faut bien justifier sa part du gâteau  avant la chute imminente… Tel Hercule à qui on a assigné douze travaux redoutables, notre héros s’est engagé à produire des contributions aussi prolixes les unes que les autres au rythme insoutenable d’une contribution tous les deux jours. Sa cible semble être ce qu’il appelle des fake news  » .Ainsi, tout ce qu’on dit sur l’instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes, dénoncé par l’opposition et avéré par toutes les juridictions internationales (le  Groupe de travail de l’ONU, la CEDEAO, l’Union interparlementaire européenne), ne serait que des « fake news« , alimentées par les réseaux sociaux. Il est vraiment très fort, lui qui tout seul en sait plus que tout ce que ces organismes comptent comme juristes. Hercule dépasse de loin le chef de mission du FMI, des experts comme le Professeur Meissa BABOU (voir SUD du 5 novembre 2018)    ), le consultant bancaire Mohamed DIA, sans parler du « rapport compromettant de la Mission d’audit du fichier électoral »(voir Walf Quotidien du 6  novembre 2018) qui a fini de nous convaincre du caractère contestable du ficher électoral. Et quoi qu’en dise le porte-parole du gouvernement, « la fraude électorale n’est pas une maladie du siècle passé au Sénégal « loin de là. » Le fichier électoral se balade dans tout le pays avec des candidats à la candidature » au seul bénéfice du  candidat de Bby. Quel moyen avons-nous de savoir qu’il n’en est rien? Certainement pas la parole de celui qui depuis 2012 est devenu le chantre du « wax waxet ».Mais n’est-ce pas la faute de l’opposition quelque part? Les griefs sont multiples: rétention des cartes d’électeurs, mystère total autour du fichier, loi sur le parrainage, modification  unilatérale du code consensuel …tant d’acquis démocratiques remportés au péril de nombreuses vies humaines. Ce qui ne peut pas se comprendre, c’est qu’ on ait accepté pour l’actuel président ce qu’on n’a jamais accepté à DIOUF et à WADE, qui ont pourtant beaucoup plus l’étoffe d’ homme d’Etat…Pour en revenir à notre Hercule, nous ajouterons que pour lui tout est prétexte  pour parler en mal de l’opposition au Sénégal: élections au Brésil : »ce qu’on peut retenir des résultats des élections au Brésil » (on ne s’attendait guère à voir l’opposition  en cette affaire),pétrole et gaz : »de quelques précisions utiles sur l’exploitation du pétrole et du gaz »(avis « d’expert! »).Et ce qui lui tient à cœur revient comme un leitmotiv dans toutes ses sorties : la victoire dès le premier tour, comme une leçon mal apprise! Mais tout cela est peine perdue; ni les manipulations malhonnêtes  du fichier, ni les transhumances-refuges pour échapper à la justice américaine, ni les éloges flagorneurs des fossiles parraineurs du PS et de l’AFP n’y pourront rien, particulièrement l’homme du PS qui a causé la chute de DIOUF (on dit chez les Wolof qu’ « une divorcée  est mauvaise conseillère pour une jeune mariée« , caga du digle sey). L’initiative de Me Mame Adama GUEYE est la bienvenue; soit dit en passant on dit  « s’étant désisté de la candidature  » et non « ayant désisté de la candidature  » (WalfQuotidien 2 novembre 2018 –se désister est un verbe pronominal, qui se construit avec l’auxiliaire  ETRE) Ce n’est pas étonnant, cette faute, avec tant de contributions…Qui trop embrasse, mal étreint.

Le défi de Sonko à un débat autour des ressources naturelles  tient toujours, selon lui, mais il ne doit pas se rabaisser à se mesurer à des lampistes, dont il ne ferait qu’une bouchée : « l’aigle ne pourchasse pas les mouches ». Quant à l’homme qui se croit au Far West, celui que la presse a surnommé El Pistolero ,le Lucky Luke de la politique, l’homme dont la langue tire plus vite que le pistolet, qu’il sache qu’il arrivera un jour où il fera face à une justice digne de ce nom, car dans cette vie, rien n’est éternel.

Yatma DIEYE, professeur d’anglais, Rufisque

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