« A vous oiseaux de mauvaises augures, chats noirs et autre hiboux lugubres nous intimons le plus grand mutisme. Comme des carpes, faites nous fi de vos critiques, observations gênantes même si elles peuvent s’avérer pointilleuses et pertinentes. L’heure est grave, l’heure est á l’union sacrée autour de l’Equipe Nationale. Pas de voix discordantes dans les coulisses, dans les grands places et surtout pas dans la presse. »
Prière, invective ou boutade, ces propos aigres-doux, complètement fictifs et imaginaires nous les attribueront et pour besoin de cause aux trois figures de proue du football national qui, bon gré mal gré, se savent en danger ou sur la sellette. Trois hommes qui ne sauront échapper á la vindicte populaire en cas de non qualification des Lions du foot á la coupe du Monde 2018 á savoir : Mr Matar Bâ Ministre des Sports, Mr Augustin Senghor Président de la FSF et surtout Mr Aliou Cissé sélectionneur national.

En décidant de faire rejouer le match Afrique du Sud – Sénégal le 10 Novembre prochain la FIFA a tout simplement « remise » en selle une sélection qui dans l’ensemble ne méritait pas mieux que ses adversaires. Si les individualités sont là sur le papier, c’est dans le jeu et sur le terrain que les co-équipiers de capitaine Cheikhou Kouyaté cafouillent au point de se faire secouer par une Afrique du Sud moyenne á l’aller ( merci encore la FIFA pour la « Lampteygate »), s’avérant incapable de prendre á défaut des Burkinabé á Dakar (0-0) et surtout faire montre á ce niveau de défaillance mentale et collective criarde trois jours plus tard á Ouaga (se faisant rejoindre en fin de match, même en supériorité numérique pendant plus dune mi-temps 2-2 ).

Malgré l’attitude genre pied de nez de certains après le deuxième but á Ouagadougou, jubilant comme si le match avait été plié, les critiques, au vu du résultat final avaient vu juste. Cette équipe est malade de son jeu incohérent, de son inconsistence, du déséquilibre entre ses lignes, de son inefficacité devant les buts, de ses maladresse technique dans l’exécution de coup de pieds arrêtés, de son incapacité á dominer ou á gérer face á des adversaires qui á priori paraissent prenables. Cette équipe ne déroule pas, Cette équipe dans sa cohésion jusque là, tarde á rassurer. Respecter l’adversaire ne veut pas dire ne pas jouer sur sa propre valeur. La marque d’une bonne équipe c’est de savoir résoudre les équations technico-tactiques posées par l’adversaire en coaching mais aussi d’avoir la capacité physique athlétique et collective d’élever le niveau de jeu en guise de répondant et de solution en cours de match. On peut certes ne pas aimer la critique. C’est compréhensible. Tout compétiteur et sportif de haut niveau rechigne á accepter ce jeu de yoyo du je t’aime selon la gagne dont les supporters, chroniqueurs, journalistes raffolent.

Mais qu’á cela ne tienne, ministre, fédéraux, staff technique et joueurs qu’ils se le prennent tous pour dit. Comme dans leurs clubs du reste (pour les joueurs) des lauriers leurs seront tissés en cas d’exploit, mais l’échafaud de la critique acerbe sans complaisance leur tombera dessus en cas de contre-performance. Seule la victoire est belle. La défaite honorable parfois. Mais nul n’aime perdre. Et quand on parle des nos chers Lions cela fait plus d’un demi-siècle que cela dure.

Malgré tout le potentiel qu’on lui reconnait au vue de la valeur de ses individualités, cette équipe n’a pas encore pleinement pris mesure de ses adversaires au cours de ces matchs éliminatoires dans leur poule D de la zone Afrique. Pas de match référence á même de rallier tous les amateurs et inconditionnels et de faire taire les critiques justifiées á son endroit.

Enfin pour cette génération Olympique 2012 arrivant á maturité (27-28 ans de moyenne d »âge) , c’est peut-être la dernière opportunité pour une qualification en Coupe du Monde. Que l’on s’en rende compte ou pas, ils seront pour la plupart trentenaire durant les prochaines échéances. Donc motivation pour eux ne saurait être plus suffisante et belle que de se donner les moyens de participer á une Coupe du Monde et de rejoindre ainsi les héros de 2002 au Panthéon du football sénégalais.

Le match de Praia sera un match couperet. Il n’y a pas de secret. Si l’on joue la qualification, il faut savoir voyager et gagner sur terrain adversaire. Pou avoir su le faire, et le Burkina (au Cap-Vert) et le Cap-Vert ( en Afrique du Sud) devancent aujourd’hui le Sénégal au classement. Pour la bande á Aliou Cissé. l’enjeu est clair. Le match de Praia est le match de la survie, le match du rachat, le match de l’espoir. Tout autre résultat qu’une victoire risquerait de compliquer ou de compromettre toutes chances de voir la Volga, le Kremlin et la Place Rouge en été prochain. Le dernier joker se jouera en terre cap-verdienne. Le dernier joker pour un ministre, dernier joker pour un président de fédération, le dernier joker pour un sélectionneur. Aux joueurs de ne pas le brûler.

Sportivement,

SINDO

3 Commentaires

  1. Nous ne parlons ni du Ministron Bâ, ni du boss de la fédé, encore moins du sélectionneur mais du Président Politicard Macky SALL.
    Nous fermons les yeux et imaginons un seul instant le pseudo-Lion, bedaine saillante en avant remettre le drapeau national aux Lions en partance pour le Mondial russe à grands coups de récupération politicienne nauséabonde…
    Nous ouvrons les yeux pour dire NON !!!! NON !!! NON !!!
    Jamais cela mon Dieu car le Monstre ne le mérite tout simplement pas à cause de la politique, bâtarde à tous points de vues, au Sénégal…
    Pour ce match, nous sommes Cap-Verdiens.
    Et disons sans ambage VIVE LE CAP-VERT !!!

  2. Arrêtez de mettre la responsabilité sur la Fédération ou le Ministère ! L’équipe nationale n’a jamais été autant mise dans des conditions optimales de résultat : une bonne organisation des matchs à domicile, un environnement totalement assaini, une meilleure préparation des déplacements à l’extérieur, des primes payées à temps avec des bonus jamais égalés en cas de victoire, et j’en passe. Beaucoup de fédérations de foot africaines envient même aujourd’hui le Sénégal pour le professionnalisme et la prévoyance. Mais le vrai problème de cette équipe est un problème MENTAL des joueurs. Ça a toujours été le point faible des Sénégalais. Même les équipes et les coachs adverses le disent. Relisez ce que l’entraîneur du Burkina disait avant nos deux confrontations. Il disait que le Sénégal est une bonne équipe sur le papier mais qui ne fait pas de résultat dans les moments décisifs. Regardez comment on a perdu en 1/4 de finale de la CAN contre le Cameroun. Comparez la concentration d’Aboubacar sur le dernier penalty avec celui de Sadio Mané ! Minable ! Donc ne déplacez pas le problème, ce sont nos joueurs qui manquent de hargne, de niak et d’engagement. On parle de Fédération de foot, c’est un faux problème. La Fédération du Cameroun est mille fois pire que celle du Sénégal, ils ont toutes sortes de problèmes à chaque sortie. Mais les joueurs camerounais sont capables de vous gagner une coupe d’Afrique même sans Fédération. Ils se sont toujours distingués par la force de leur mental. Depuis le temps des Roger Mendy, Bocandé et autres, notre problème a toujours été de manquer de mental dans les moments décisifs. Une élimination du Sénégal malgré sa position si favorable ne me surprendra pas du tout…

  3. De grâce , le vra problème incombe que la responsabilité de l’État. De la même manière qu’ il déroule son système politiquement parlant, depuis plus de 50 ans, résultat rien que la honte que subisse le peuple qui très, très meutri , Dieu est toujours du cóté des faibles.
    On ne pas nous volé notre âme qui est synonyme d’étique et de déontologie, en un mot le  » NGOR « .
    Les mêmes causes font les mêmes effets. Le jour l »aura de la république soit d’ôré, alors nous serons honoré.
    Ces voleurs et imposteurs tant qu’ils sont là rien de celà…?

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