Le Général Mamadou Niang a décrit mercredi à Dakar son livre « Mémoires synchrones du fleuve de mon destin’’ comme un ‘’voyage dans le fleuve (de sa) vie’’, l’itinéraire d’un parcours dont les bouts s’enchaînent pour déteindre sur sa vie d’homme et sur sa carrière militaire.

De quoi lui faire dire, lors d’une cérémonie de dédicace au Centre de recherche ouest-africain (WARC) devant le ministre des Forces armées, Augustin Tine, des universitaires, hommes politiques, des généraux, etc : ‘’Si je n’avais été que militaire, je serais un mauvais militaire’’.

Le Général, marqué du sceau de sa culture pular et de son éducation religieuse musulmane, a été au contact de la politique qu’il a qualifiée de ‘’jungle’’ et embrassé une carrière ministérielle et diplomatique.

Mamadou Niang, né en 1938 à Podor (Nord) où il a fait l’école primaire, a été aussi un militant du Parti africain de l’Indépendance (PAI). Il a été exclu du lycée, à Saint-Louis, pour fait de grève puis recruté comme instituteur.

En septembre 1962, il est autorisé à souscrire à un engagement volontaire de trois ans et incorporé au titre de l’Ecole spéciale militaire interarmes de Saint-Cyr pour l’armée sénégalaise.

Sa carrière se décline ainsi : de 1963 à 1965, il est aide de camp du Chef d’état-major général des armées Jean Alfred Diallo ; de 1972 à 1974, il est Commandant de secteur dans le Balantacounda ; de 1980 à 1982, il est Commandant du second contingent sénégalais au Liban.

Commandant de la zone de défense n°2 en Gambie, il a été de 1988 à 1990, est Chef des opérations à l’État-major des armées. De 1991 à 1992, il est nommé par le président Abdou Diouf Président de la Commission nationale de gestion de la paix en Casamance puis adjoint au sous-chef d’État-major général des armées.

De 1992 à 1993, il est directeur de la documentation et de la sécurité extérieure (Sénégal). Il est remplacé à ce poste par Papa Khalilou Fall. Il est ensuite sous-chef d’état-major général des armées, président de l’Observatoire national des élections (ONEL, 1997-98) et ambassadeur auprès de la Guinée-Bissau (mai 1999-mars 2000).

En avril 2000, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Moustapha Niasse. En septembre 2003, le Général de division Mamadou Niang est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal au Brésil.

En janvier 2004, il devient ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.

Les « Mémoires synchrones du fleuve de mon destin’’, ‘’plus qu’une autobiographie, sont des mémoires d’un homme d’exception au parcours impressionnant, un homme qui a voué sa vie au service du Sénégal et de l’Afrique’’, selon le Professeur Hamidou Dia chargé de faire la présentation de l’ouvrage.

Ce livre aurait pu s’intituler ‘’le destin de l’homme’’, selon le Pr Dia, qui a souligné que le Général ‘’est un fils du fleuve, enraciné dans sa culture peule, viscéralement attaché à son terroir (…)’’. L’auteur ‘’s’est ouvert au monde tout en restant soi (….), a-t-il dit.

Paraphrasant un auteur, a-t-il ajouté, Mamadou Niang, s’est abreuvé à deux sources : ‘’Le ciel étoilé et la loi morale au fond de nos cœurs’’ à l’image de ces hommes du Fouta pétris ‘’des vertus de patience et de la foi’’.

« Mémoires synchrones du fleuve de mon destin’’, ce sont des ‘’pages émouvantes consacrées à la vie de l’auteur au Fouta, à Podor, des pages lyriques qui magnifient ces hommes et femmes de courage et de vertu’’, a souligné Hamidou Dia.

Cet ouvrage est  »un manifeste, une référence’’, a indiqué le Pr Dia qui, pour sublimer ce parcours, a invoque l’écrivaine Marguerite Yourcenar, écrivain français, naturalisée américaine, première femme élue à l’Académie française en 1980, qui déclarait : ‘’Il ne faut pas pleurer pour ce qui n’est plus, mais être heureux pour ce qui a été’’.

Chargé de rédiger la préface du livre, le Professeur Babacar Kanté a qualifié l’auteur d’ ‘’homme de qualité et rigoureux dans le souci du détail’’. Le Général Niang et le Professeur Kanté ont travaillé ensemble à l’Observatoire national des élections (ONEL).

aps.sn

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