La loi dite d’Orientation sociale crée un cadre de référence à une politique publique capable d’assurer “la pleine participation des personnes handicapées et leur inclusion dans notre société”, a indiqué mardi le Premier ministre sénégalais.

Mahammad Boun Abdallah Dionne s’exprimait à l’ouverture du premier Conseil interministériel de l’année 2018 consacré à l’état de mise en œuvre de la loi d’orientation sociale 2010-15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Si en 2002, le Sénégal comptait 138.897 personnes handicapées, soit un taux de prévalence de 1,4%, le Recensement général de la population de 2013 estime la population des personnes handicapées à environ 797 014 habitants soit un taux de prévalence de 5,9% en valeur relative, a relevé le Premier ministre.

“En adoptant la loi dite d’Orientation sociale, le Sénégal a voulu créer un cadre de référence à une politique publique capable d’assurer la pleine participation des personnes handicapées et leur inclusion dans notre société”, a salué M. Dionne dans son discours dont l’APS a obtenu copie.

“Aujourd’hui, sept ans après sa promulgation, il nous a paru nécessaire de procéder à l’évaluation de l’état de mise en œuvre de cet instrument législatif fondamental dans notre politique d’intégration socio-économiques des personnes handicapées”, a-t-il expliqué.

Selon lui, le chef de l’Etat “a dans sa détermination à réduire les inégalités sociales, posé un acte fort en signant dès son accession au pouvoir, le 02 octobre 2012, le premier décret d’application de la loi d’orientation sociale”.

Ce texte, a-t-il précisé, “institue les commissions techniques départementales chargées d’instruire les demandes de cartes d’égalité des chances et de la promotion de l’éducation spéciale”.
Le nombre de cartes d’égalité des chances délivrées au 30 décembre 2017 s’élève à 50 006 unités.

Le chef du gouvernement a relevé que dans le cadre des programmes de filets sociaux, des milliers de personnes handicapées détentrices de la carte d’égalité des chances sont inscrites dans les mutuelles de santé et bénéficient de la bourse de sécurité familiale conformément aux directives présidentielles du 30 avril 2015 formulées lors du lancement officiel du Programme.

“Cependant, a fait part Mahammad Dionne, nous constatons encore des manquements dans la prise en charge des personnes en situation de handicap”.

Le conseil interministériel va faire “l’état des lieux des progrès accomplis par (le Sénégal) dans le domaine de la gestion du handicap, identifier les manquements et contraintes et formuler des orientations au gouvernement en vue d’une meilleure intégration de nos compatriotes handicapés dans la société sénégalaise”.

aps.sn

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here