XALIMANEWS- Il n’est pas peut-être pas nécessaire de rappeler à la mémoire une telle date car elle est bien retenue et célébrée entre mille reflets. Même la jeune génération, celle qui n’était pas alors née ou qui n’était constituée que de bébés à peine nés, sait que le 26 septembre 2002, le Sénégal a vécu la plus grande catastrophe maritime depuis la seconde guerre mondiale, avec un cruel bilan de 1863 morts, officiellement déclarés. Des morts…qui hantent les esprits au moment où les familles des victimes, toujours inondées par la douleur, réclament justice et que des spécialistes de la psychologie demandent, à présent, le renflouement de ce qui reste de ce triste souvenir.

Quinze ans après, on en parle toujours, juste comme si c’était hier car tous refusent de laisser sombrer le souvenir et personne n’a encore situé les responsabilités. Ce 26 septembre encore, la mémoire va être portée à la Place du Souvenir Africain, à Dakar autour du thème : “Le Joola, 15 ans après : amnésie ou banalisation?”. Un sursaut qui, certainement, va remettre au goût du jour les revers sur cette affaire.

Dans le sillage, l’Etat du Sénégal ne compte plus ressusciter ce dossier qui, en réalité, n’a jamais semblé en être un pour la justice sénégalaise. Ce que les familles des victimes ne supportent pas. Il doit bien y avoir une responsabilité qui a failli ! dit-on toujours. Oui, le bateau a bien coulé et ce qui reste, ce sont les moments douloureux d’une période difficile qui hantent le quotidien des sénégalais. Car, il faut le rappeler, ce procès n’aura pas lieu et la carcasse du bateau, du fond de l’océan, trouble certainement le sommeil de bien des braves.

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