Dans les grandes démocraties, les relations entre l’opposition et le pouvoir s’équilibrent autour d’un débat de qualité qui permet de soulever des questions de développement économique et social. Les espaces d’expression se diversifient autant que les modes ou les moyens de communication que les protagonistes se choisissent en fonction des cibles et des besoins. Les média constituent sans doute les véhicules transversaux les plus adéquats surtout qu’ils offrent la possibilité à leurs publics d’intervenir par des interpellations, des analyses et des commentaires d’une grande importance.

Mais le milieu privilégié de ces joutes politiques est sans conteste l’Assemblée Nationale pour au moins deux raisons essentielles :

D’une part, cette institution, au terme de la loi fondamentale et de sa composition, représente le peuple dans ses différentes couches mais aussi  dans sa diversité territoriale.

D’autre part l’Assemblée regroupe schématiquement deux camps qui, par leur position politique, exprime des idées à la fois divergentes et complémentaires même sur les sujets les plus polémiques de la vie nationale.

Seulement, cette caractérisation idéale de l’Hémicycle se réduit à une simple dichotomie entre une majorité tout le temps mécanique et depuis cette présente législature « électronique » et une minorité représentant une opposition « radicale. Il faut dire que ce n’est ni au bénéfice du peuple ni favorable à l’image de l’Assemblée qui a du travail dans ce domaine.

L’examen et l’adoption sans débat de la loi sur le parrainage ne sont qu’une illustration de  l’option des députés de refuser toute forme de dialogue avec ses mandants qui ont décidé de suivre leurs travaux pour mieux comprendre le contenu et le sens de ce texte voté à leur nom. Mais non, le groupe de la majorité en a décidé autrement au nom de leur prétendue fidélité qu’elle manifeste à un autre mandataire  du peuple sénégalais, le Président de la République. Ce n’est ni moins, ni plus qu’un hold up législatif.

L’opposition, dans sa détermination à imposer le débat démocratique et constructif, saisit à travers un recours signé de ses députés un autre organe d’équilibre, le Conseil constitutionnel. Sans surprise, les « Sept Sages » n’ont fait que rappeler leur sempiternelle « incompétence » en cette matière pour laquelle ils sont désignés sans aucune autre possibilité de pourvoi interne. Comme qui dirait « CHUT, le débat est clos », une loi constitutionnelle ne peut souffrir d’inconstitutionnalité malgré les vices de procédure d’adoption et ses conséquences au niveau de la valeur de  notre démocratie.

Dans notre pays, l’arène politique se distingue par l’absence d’un médiateur institutionnel sérieux et capable d’assumer cette fonction. Quid de nos autorités religieuses, aussi bien chrétiennes que musulmanes, le Président en a fait de « simples citoyens » dont il écoute les appels et les conseils à sa guise.

Que reste-t-il aux démocrates du « Pays du dialogue et de la téranga » ?

A mon humble avis, se battre pour revenir aux fondamentaux de la République avec des institutions équilibrées et incarnées par des hommes et des femmes de valeur. On ne peut pas répéter à l’infini les mêmes combats en dépit des innombrables sacrifices qui, en réalité, ne profitent qu’à une caste de politiciens soucieux de leur place.  Le vrai changement doit s’opérer et ce, à l’issue de ces prochaines élections présidentielles, non pas dans le but de réussir une autre alternance, mais d’apporter une alternative crédible avec des propositions novatrices et fondatrices d’une démocratie majeure.

Invitons les candidats déclarés à nous exposer le contenu de leurs programmes à chaque fois qu’ils se présentent à nous. La presse, dans ce domaine,  doit jouer entièrement son rôle. Trêve de bavardages et de belles paroles.  Aidez le peuple à choisir non pas « le meilleur candidat » mais le meilleur programme pour les jeunes, pour les femmes, pour tous et pour chacun. Lors de la cérémonie officielle du pèlerinage mariale de Popenguine Mgr Benjamin Ndiaye a eu raison d’appeler avec la sagesse et la fermeté qu’on lui connait les hommes politiques de « bannir la violence verbale de leurs discours, car pouvant découler sur celle physique ».

On doit à la vérité de dire que le Grand Parti et son candidat se sont inscrits résolument dans cette dynamique à travers la présentation du PASS (Programme Alternatif Suxali Senegal). Dans ce document d’une rare pertinence sur l’échiquier politique national, le président Malick GAKOU s’engage avec énergie à éradiquer la pauvreté qui freine nos efforts de développement et anéantit les couches sociales les plus prometteuses de la nation à savoir les jeunes, les femmes, les paysans, la masse laborieuse dans son ensemble.

Le PASS offre à tous les sénégalais l’espoir d’une existence de qualité dans laquelle l’accès au revenu et aux services sociaux (eau, électricité, santé et éducation) deviendrait aussi banal que de trouver du pain à la boulangerie. Sincèrement notre peuple mérite de vivre un meilleur sort.

Refusons le débat sur les personnes sciemment entretenu par une confrérie subitement intéressée par la chose politique tout en jetant l’opprobre sur le politique. Aucun citoyen n’a le droit de supposer être meilleur qu’un autre sur la seule base qu’il n’a jamais été un militant d’un parti politique. Ceux qui défendent ces idées se comportent en véritables démagogues, de vulgaires vendeurs d’illusions.  Heureusement que le peuple est loin d’être dupe.

Assane MANGANE

Militant du Grand Parti

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