Pas le temps de souffler. Après une semaine agitée par une crise d’ego dans le vestiaire et un nul décevant sur le terrain, le PSG et sa MCN (Mbappé-Cavani-Neymar) passent leur premier gros test contre le Bayern Munich ce mercredi soir (20h45) en Ligue des champions.

“L’argent ne marque pas de buts” Le club parisien a aussi une bonne opportunité de moucher l’état-major munichois, qui n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer son mercato à plus de 400 millions d’euros (Neymar, 222 M EUR, plus Kylian Mbappé et son montage à 180 M EUR, bonus inclus). L’avant-match a été placé sur le plan de la lutte des -premières- classes entre l’un des “aristocrates” du foot européen (Bayern) et le “nouveau-riche” pressé de bousculer l’ordre établi (PSG).

Le président du Bayern, Uli Hoeness, fier de son modèle économique “sage”, a ainsi fustigé “ceux qui dépensent avec fracas autant d’argent”. “Il va arriver un moment” où ils “ne pourront plus se payer une baguette parce que le succès sportif ne se programme pas comme se l’imaginent les pourvoyeurs de fonds”, a-t-il dit au magazine Kicker. “L’argent ne marque pas de buts, c’est la qualité sur le terrain qui compte”, a encore renchéri Arjen Robben, l’un des papys flingueurs de Munich avec Franck Ribéry (33 et 34 ans). L’entraîneur parisien Unai Emery a riposté diplomatiquement devant la presse: “L’équipe ici a fait un pas important pour être en concurrence avec les meilleures équipes.

Aujourd’hui, sportivement, nous avons plus d’ennemis parce qu’ils voient que notre équipe est sérieuse avec les joueurs achetés les années précédentes et cet été, et qu’elle fait un pas pour être parmi celles qui peuvent gagner”. Les défis sont multiples pour le PSG. Sur le terrain, il faut exister face à des références comme le Bayern. En dehors, il faut se justifier car le club, propriété des Qataris depuis 2011, est visé par une enquête de l’UEFA “sur la conformité du club avec l’exigence de l’équilibre financier”.

En d’autres termes: a-t-il trop acheté cet été? “Je sens qu’on est comme le Bayern” “C’est un match important, mais il faut aussi profiter. Je pense que c’est une des premières fois où je sens qu’on est comme le Bayern”, a savouré Marco Verratti, qui avait rejoint le PSG en 2012. “C’est un travail qu’on a fait (pendant) cinq ans. Maintenant, je pense qu’on a une crédibilité en Ligue des champions, c’est déjà (bien) parce que ce n’est pas facile”, a ajouté l’Italien. Mais on coach, Emery, espérait sans doute une autre préparation.

Non seulement le PSG a lâché ce week-end ses premiers points de la saison en L1 à Montpellier (0-0), mais il a été secoué par le fameux “penaltygate”: Neymar conteste au meilleur buteur du club, Edinson Cavani, le droit de tous les tirer. Cette affiche de gala face au Bayern est une belle opportunité pour Paris de démontrer que tout est oublié.

D’autant que, en face, Munich n’est pas non plus serein, entre un vestiaire également riche en ego et une infirmerie qui héberge son gardien champion du monde, Manuel Neuer. Mais le Bayern est chez lui en Ligue des champions, un trophée qu’il a gagné à cinq reprises, dont la dernière fois en 2013. Le PSG rêve lui de gagner sa première C1. Malin, Ancelotti, ancien coach du PSG, a flatté son adversaire devant la presse: “Il est important durant ce match de rester compact, de ne pas donner d’espace au regard de la qualité de Cavani, Mbappé et Neymar. Nous voulons essayer d’être à la première place du groupe. C’est l’objectif, rien d’autre”.

Après le match contre le Bayern, le PSG saura donc s’il est davantage armé que les saisons précédentes pour rivaliser avec les plus grands d’Europe. C’est la condition sine qua non pour tenter de soulever le trophée continental en mai, comme les propriétaires qataris en rêvent.

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