XALIMANEWS : Le parti socialiste sénégalais traverse des moments difficiles.
A coté de la baisse de plus en plus de ses résultats lors des joutes électorales, le parti connait des départs et des exclusions incessants qui l’effritent et pourraient même le faire disparaitre de la carte politique du Sénégal.

Le parti socialiste ne mérite pas le sort qu’il est en train de vivre depuis un certain temps.
Parti de gauche, membre de l’internationaliste socialiste, le Ps sénégalais constitue une matière fondamentale de l’histoire et de la science politique de notre pays.
Né dans un processus historique, le parti connait aujourd’hui un déclin sans précédent.
Qu’est ce qui est à l’origine de cela ?
Les raisons sont diverses mais peuvent se résumer en une mauvaise gestion des ressources humaines.
En effet, depuis le fameux ‘’congrès sans débat’’ qui a porté Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti, des vagues de départs s’en ont suivi (Djibo Kâ, Moustapha Niass…).
Affaibli, il perd le pouvoir en 2000 et entre dans une zone inconnue : l’opposition.
A partir de ce moment, Wade conscient de la valeur humaine du parti de ‘’senghor’’, théorise la transhumance et obtient quasiment la crème de la formation politique.
Aujourd’hui, avec O.T.D à la commande le parti flirte autour des 7 ou 8% du suffrage des sénégalais.
A cela s’ajoute une crise continue due à un problème de leadership entre Tanor et Khalifa Sall.
Ainsi, des exclusions de plus de 70 personnes sont évoquées provoquant l’ire ou même l’indifférence des concernées.
On est en 2018, à une année des élections présidentielles, l’heure est grave et si vite qu’il faut rapidement redéfinir les plans et objectifs du parti à l’horizon 2019.

8 Commentaires

  1. C’est trés bien dit désormais on est en droit d’enrichir notre terminologie politique en ajoutant PS-Tanor et PS-KhalifaC’est cela la réalité du momentLa première coalition dont le chef a déclaré que plus jamais il ne se présentera à des élections présidentielles est vouée à soutenir Ms;Quant à la deuxième elle a affirmé son ancrage dans l’opposition et sa ferme volonté de candidater aux prochaines présidentielles

  2. Le PS-Tendance Bamba Fall est un mouvement de soutien à la réhabilitation d’un Grand Bandit. Quelle logique y a t-il de refuser au PS de soutenir Macky Sall si c’st pour faire un djebelou à quelqu’un qui incarne l’exacte contraire des valeurs socialistes? Tanor n’a pas le droit de choisir un candidat hors du PS mais Khalifa et Bamba Fall si et quel candidat!!! Celui qui a vider le PS de tous ses transhumants en instrumentalisant les audits. C’est ça l’ambition de Khalifa?

  3. Les choses sont pourtant claires. On ne s’improvise pas leader. Diouf a poussé Tanor jusqu’au sommet mais les Sénégalais n’aiment pas Tanor. Le PS a poussé Tanor jusqu’au sommet mais les Sénégalais n’aiment pas Tanor. Tanor a toujours été battu à chaque poste électif qu’il postule sauf sa brousse perdue de nguegnene qu’aucun Sénégalais ne connaît car les Sénégalais n’aiment pas Tanor. Tanor est donc un produits de décrets sur décrets successifs tout au long de sa pauvre carrière. Diouf a fait de Tanor son directeur de campagne en 2000 et a été battu à plate couture car les Sénégalais n’aiment pas Tanor. Diouf a laissé le PS avec 42 pour 100 du suffrage en 2000, Tanor l’a ramené à 7 pour 100 en 2012 car les Sénégalais n’aiment pas Tanor. Le PDS doit méditer sur l’expérience de Tanor pour comprendre qu’on ne force pas un leader au risque de dégringoler élections après élections. Karim a été battu en 2009 lors des municipales malgré le poids du père. Être disposé à voter pour le père ne veut pas nécessairement dire qu’on est disposé à voter pour le fils. Chaque candidat, père ou fils, est apprécié de façon distincte. Ne pas le comprendre peut mener au syndrome Tanor. Enfin Tanor a montré son visage: un chef de parti qui compte sur des complots pour exclure ses militants au lieu des arguments, est un chef qui va emprisonner tout le monde lorsqu’il devient Président. D’ailleurs, est-ce que ce n’est pas à cause de sa proximité étroite avec Macky en tant que conseiller qu’on assiste au nombre exorbitant de prisonniers politiques et d’opinion jamais égalé dans notre histoire?
    Quand on ne vous aime pas il faut s’effacer et non forcer par des coups de force

      • Tanor, de 42 pour 100 au départ de Diouf en 2000 à 11 pour 100 ou 7 pour 100, peu importe, soit une perte de 31 points ou 35 points, peu importe, au-delà du parti emblématique PS de Senghor et Diouf au sommet du Sénégal pendant 40 ans et tout ce que cela représente en terme d’avance colossale sur tous les autres partis, a des chiffres lamentables qui traduisent le désamour des Sénégalais envers lui d’autant plus que tous les régimes l’ont laissé tranquille, sans poursuites ni salissage. C’est la seule explication. Je me donne en exemple: en 2000, j’avais plus sanctionné Tanor que Diouf. Parce que je ne l’aimais pas et je le connaissais même pas d’ailleurs. Et j’avais voté plus Idy que Wade. Pourtant j’ai mais Wade, mais c’est Idy qui m’avait séduit et convaincu.

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