Les établissements d’enseignement du moyen secondaire doivent apporter une réponse positive au problème des mariages et grossesses précoces par le biais de l’encadrement et de la sensibilisation des jeunes filles et garçons, a indiqué jeudi, Babacar Fall, coordonnateur régional du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (GEEP).

« Il y a un nombre important de cas de grossesses enregistré chez les jeunes filles en milieu scolaire. Nous ne devons pas baisser les bras et dans ce combat, l’école sénégalaise doit apporter une réponse positive en informant et en éduquant les élèves sur la sexualité et les grossesses précoces », a soutenu M. Fall lors de la célébration de la Journée internationale de la Fille.

Pour le coordonnateur régional du GEEP, l’école doit informer les jeunes filles et garçons à partir des leçons de vie en classe tout en organisant des activités scolaires visant à sensibiliser les parents.

Au total, 1 296 cas de grossesses avaient été enregistrés sur un échantillon représentant 35 % des établissements scolaires publics en 2014 à travers le pays sur la base d’un recensement fait par le GEEP, a rappelé Fall qui souligne que ce nombre a atteint 2 138 en 2016.

Il relève Tambacounda, Ziguinchor, Sedhiou et Kolda constituent les régions les plus touchées par ce phénomène.

 

’’Il s’agit, à travers nos activités de veille et d’alerte, de rendre visible le problème des grossesses précoces et de fournir des données à des fins de plaidoyer et d’assurer le suivi des actions menées, tant au plan de la prévention, que de l’encadrement des filles’’, a expliqué le responsable du GEEP.

Selon lui, le phénomène représente une entrave à la qualité de l’éducation et réduit l’impact des investissements publics qui y sont engagés’’.

Il a, à cet égard, souligné la nécessité de mettre en place un dispositif de prévention fiable permettant de réduire les cas de mariages et grossesses précoces.

 

Aps

 

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