C’est donc aux tirs aux buts que s’est jouée cette demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Burkina Faso et l’Égypte, à Libreville. Un duel de gardiens, où l’expérience d’Essam El-Harady (44 ans, Égypte) l’a emporté sur la jeunesse d’Hervé Kouakou Koffi (20 ans, Burkina), pour qualifier les Pharaons en finale.

Le premier quart d’heure de la rencontre a été largement dominé par les Étalons du Burkina, qui ont mis plusieurs fois à contribution le vétéran Essam El-Hadary, sans parvenir à ouvrir le score. Le gardien égyptien s’est notamment interposé sur une frappe du milieu de terrain Blati Touré (8e), qu’il a détournée en corner. En contre, les Pharaons ont répondu par l’intermédiaire de leur ailier Mahmoud Hassan Trezeguet, dont la frappe enroulée est passée à quelques centimètres du poteau gauche de Kouakou (17e). Les tirs se sont alors multipliés des deux côtés, mais les score à la score à la pause était toujours de 0-0. Pas une surprise quand on sait que les Égyptiens n’ont toujours pas encaissé le moindre but depuis le début de la compétition.

La seconde période a repris sur la même physionomie : un Burkina Faso entreprenant et des Égyptiens dangereux en contre. Sur une frappe de Bertrand Traoré, El-Hadary, vainqueur 4 fois de la compétition (1998, 2006, 2008, 2010), a encore eu l’occasion de se montrer, en détournant la tentatiive du joueur du Burkina en corner (49e). Et c’est finalement de Mohamed Salah qu’est venue la lumière. A la 66e minute, le milieu offensif de l’AS Roma a électrisé le Stade de l’Amitié de Libreville d’une merveille de frappe enroulée du gauche après une remise dos au but de Kahraba, ouvrant le score contre le cours du jeu pour l’Égypte.

Bancé fait enfin sauter le verrou égyptien, en vain
Bien partis pour réaliser une nouvelle fois le coup parfait, les hommes d’Hector Cuper ont été repris quelques minutes plus tard par des Burkinabè toujours dominateurs et enfin récompensés, grâce à un bel enchaînement d’Aristide Bancé dans la surface après un centre de Kaboré (73e). Dans la foulée, les joueurs de Paulo Duarte, qui ont continué de pousser après l’égalisation, se sont une nouvelle fois montrés dangereux sur une frappe du très remuant Prejuce Nakoulma repoussée par El-Hadary (82e). Après une frappe écrasée de Bancé (90e), les Burnkinabè sont passés à deux doigts d’arracher leur ticket pour la finale sur une astucieuse déviation de Banou Diawara proche de lober le gardien égyptien, qui a finalement claqué la balle sur sa ligne (93e).

En prolongations, le Burkina Faso, au-dessus physiquement, a insisté face à une Égypte néanmoins dangereuse à chaque incursion dans le camp adverse. La volée de Nakoulma (108e) et le coup-franc d’Alain Traoré (117e) pour les Burkinabè n’ont rien changé : c’est aux tirs aux buts qu’ont du se départager les deux équipes. Et à ce petit-jeu là, les Égyptiens et El-Hadary ont été les meilleurs. Le gardien, qui a sorti deux tentatives adverses, dont celle de son homologue Kouakou Koffi, a ainsi offert à l’Égypte, pays le plus titré à la CAN, une nouvelle finale. Ce sera face au Cameroun ou au Ghana, le 5 février.
lequipe.fr

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