Le président Macky Sall a déclaré qu’il va s’investir contre les pratiques contraires à nos valeurs. C’était à l’occasion du « Gamou ». Ce truc à la mode décliné sous les termes suivants : pratiques contraire à nos valeurs, ne rend pas compte de la nécessité d’action afin de prendre en main notre propre destin. Les valeurs dont nos personnalités publiques se gargarisent sans cesse leur sont difficilement attribuables. Par ailleurs, n’eut été le caractère dynamique des valeurs, l’extrême droite, en Europe, serait fondée à rejeter les croyances et les pratiques devenues européennes par la force de l’immigration.
Le président a raison de lutter contre la débauche et les tendances à la déperdition. Mais, ce sera uniquement par l’orientation conséquente des politiques publiques que va s’opérer le virage voulu. Ce combat est beaucoup plus exigeant que les insignifiantes plaintes et lamentations sur les fâcheuses mutations. Il s’agit d’abord d’un engagement nourri à contenir le fort courant entrainant de la mondialisation des mœurs et du consumérisme. La différence est dans le caractère proactif de l’approche en lieu et place des fréquents comptes et décomptes d’hérésies.
Il ne suffit pas de proclamer le retour aux habitudes et aux usages des ancêtres. C’est par des moyens façonnant que les nouvelles tendances dégradantes seront repoussées ou évitées à tout le moins. Jusqu’à présent, rien de concret n’est fait; rien que des prêches et des regrets sont énoncés urbi et orbi. Le service militaire obligatoire, l’obligation effective de rester sur les bancs de l’école jusqu’à un certain âge etc. peuvent pourtant servir de remèdes. En tous les cas, les politiques de famille et d’éducation serviront à coup sûr de fer de lance dans ce vaste chantier.
Il y a certes des mesures ponctuelles à prendre et de la répression à pratiquer pour limiter les dégâts. Néanmoins, il ne faut surtout pas s’attendre de ces réactions un renversement de la tendance. En réalité, nous avons perdu le contrôle depuis longtemps déjà. Ce sera d’abord par des idées et des objectifs précis que les décideurs et leurs concurrents enclencheront le long processus de réaffirmation. Sans quoi, ils continueront d’en parler et d’en reparler tels des prédicateurs, ni plus ni moins.
Birame Waltako Ndiaye
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6 Commentaires

  1. “Mais, ce sera uniquement par l’orientation conséquente des politiques publiques que va s’opérer le virage voulu. Ce combat est beaucoup plus exigeant que les insignifiantes plaintes et lamentations sur les fâcheuses mutations.” Très bien dit, ainsi.

    Seulement, Macky parle toujours tel un conseiller et jamais en décideur. Voilà pourquoi il est incapable de déterminer une “orientation conséquente des politiques publiques”.

  2. Question: quel accord mystérieux ( financier?) y a-t-il entre le site Xalima et ce monsieur, pour que le premier nous impose quotidiennement la littérature lourdingue et vaniteuse du second?

    • Quoi qu’il en soit, pour paraphraser Racine, le lectorat est trop favorable à Biram pour qu’il s’embarrasse du chagrin particulier d’un ou deux aigris.

      Que Dieu nous préserve de la jalousie et de la méchanceté bête et gratuite.

  3. Je ne sais pas ce Waltako a fait à ce monsieur qui s’acharne sur lui à chaque fois qu’il publie un article, mais ça doit être très sérieux. Le pire c’est que Waltako écrit bien, très bien, mais son ennemi tient à le rabaisser. Khana dafa nanguou diabaram. Kxkxkx manit

  4. Mon cher Biram, ne fais pas attention à ce lâche qui te suit comme une meuf à chaque fois que tu nous gratifies de tes brillantes réflexions.Il te veut du mal, mais il se fait du mal lui-même parce qu’il souffre. S’il n’apprécie pas tes chroniques pourquoi te lie t-il alors pour déverser sa bave à chaque fois. Tu es un des rares contributeurs à s’élever à la hauteur de nos attentes. Ne te laisse surtout pas divertir.

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