À l’ère du numérique et de la vitesse de circulation des informations, on en apprend plus que de besoin sur les dessous des cartes du monde politique. L’élection française qui vient de porter Emmanuel Macron à la tête de la France n’échappe pas à cette nouvelle donne. Cela va des informations les plus fantaisistes aux supputations les plus abracadabrantes. Les officines de désinformation et d’intoxication d’une opinion, assiégée par les médias de toutes sortes, sont légion qui ont tenté d’orienter ou de…désorienter les choix des électeurs. Et ça marche( !)suis-je tenté de dire! L’ascension fulgurante d’Emmanuel MACRON est un cas d’école: un parcours sans faute de l’ENA à la Présidence de la République française sans jamais avoir affronté le suffrage universel. Une course de haies, franchies les unes après les autres, avec une facilité et un allant comme si tout cela était programmé, minuté… préfabriqué ! Il y’a, en effet, plusieurs raisons de s’interroger sur la linéarité de son parcours et d’abord sur cette capacité à fédérer des personnalités politiques dissemblables. Réputé de gauche il vient de nommer un Premier Ministre de droite! Cette aptitude à gommer les différences idéologiques et à mettre…” En Marche” des troupes recrutées de la droite à la gauche du champ politique français est révélatrice d’un jeu,à l’ombre, parfaitement maîtrisé. Cela n’est pas étonnant pour qui sait que son état-major “secret” est composé de gourous avérés ainsi que de sherpas éprouvés: Jacques Attali, par exemple, connu pour son intelligence vive et pétillante ainsi que sa capacité à se projeter dans l’avenir en est un. Et si l’on repasse en revue certains ses ouvrages, on comprend qu’il n’avance pas par hasard. Le fil conducteur de sa pensée est d’une solidité redoutable et jette les trames d’une Vision du Monde dans les cinquante prochaines années. Prospective et perspective…en marche? Emmanuel Macron serait-il le ” bébé-éprouvette” du laboratoire sous-jacent de la Commission Attali ? Certains prémisses le laissent transparaître. Emmanuel Macron a beaucoup appris en siégeant dans la ” Commission pour la libération de la croissance française” comme rapporteur-adjoint. Il s’y est surtout fait un carnet d’adresses prestigieux. Le rapport de cette Commission dite Attali commence par :

” Le moment est venu…

Ceci n’est ni un rapport, ni une étude, mais un mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n’est ni partisan, ni bipartisan : il est non partisan.” CQFD…

On peut croire qu’Emmanuel Macron, devenu Président de la République, ainsi que ses illustres mentors, se donneront les moyens d’expérimenter leurs solutions de… laboratoire à l’échelle de la France et au-delà ! Et c’est là où nous devrions nous intéresser de plus près à tous ces Think-tank qui, dans l’ombre, dessinent à leur guise l’avenir du Monde et l’imposent au besoin…militairement.

La Politique mondiale conduite par les grandes puissances économiques et militaires ne relève pas du hasard. Elle se déroule en fonction de stratégies mûrement réfléchies et conduites. Avec des objectifs bien définis et qui consistent, essentiellement, au maintien de l’ordre mondial issu de la colonisation, devenue mondialisation, et à une main-mise inconditionnelle sur les ressources naturelles de la planète. Pour faire court. Face à cette volonté implacable, les nations dominées sont aphones. Les “élites” des peuples dominés sont réduites à la fascination qu’exerce sur elles le modèle de leurs tuteurs. Et pourtant, il va falloir opposer une résistance face au monologue, sûr de lui et dominateur, des puissants. En vérité, il n’y a aucune fatalité dans l’ordre actuel du monde. Il y a juste des volontés “en Marche ” qui font face à des intelligences en berne ou apeurées.

” Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis. Sans eux, c’en est fait de notre civilisation, de notre culture, de ce que nous aimions et qui donnait à notre présence sur terre une justification secrète. Ils sont, ces insoumis, le “sel de la terre” et les responsables de Dieu.”

C’ est par cette citation de André Gide que Jacques Attali conclut son livre ” Sept leçons de vie”… À méditer pour… organiser à notre tour la Résistance.

Africains et autres peuples dominés, réveillez-vous!!!

Amadou Tidiane WONE

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6 Commentaires

  1. Par son génie, sa fraicheur, sa vision, sa détermination et ses ambitions nationales et européennes, il a sauvé la France et le monde du FREXIT , du sectarisme , de l’intolérance, du protectionnisme et du racisme. A méditer pour éviter le pire

  2. JE M’Y RETROUVE………!…UNE BONNE ANALYSE…,…POUR UN “DEVENIR” ¨PRE ÉTABLI…..,….POUR QUI…..?????……..MERCI.

  3. Merci, Mr Wone. La résistance même a commencé. Parce que la résistance commence par le fait d’en parler. C’est le catalyseur qui va impulser le réveil des conscience. Donc, cela commence. Je repartage mon texte sur le comment, une fois qu’ils ont choisi leur “président préfabriqué”, des fanatisés sont agglutinés autour de lui.
    Rappel.
    J’ai visionné, récemment, une vidéo de Rihanna, que ses gardes de corps étaient obligés de faire fuir en la protégeant de leurs corps contre une meute de fans qui ne voulaient que s’offrir le plaisir de toucher leur idole (leur drogue ?) ou de prendre une photo avec elle. Cette vidéo m’a fait refaire le tour du processus qui a mené à cela. Avant même cette vidéo, la chose qui m’avait le plus marqué, alors que j’étais élève, c’était la découverte que des fans de Claude François passaient la nuit devant sa porte, dans la neige, à attendre une petite signature de lui sur sa propre photo qu’ils détenaient.
    L’époque des Claude a été suivie de celle des groupes disco : Boney M, Ottowan, Donna Summer, Dianna Ross, Gloria Gaynor, Sheila, Bee Gees, Village People, Kool and the Gang, Ecstazy, Grace Jones, La Bionda, etc. Jusqu’à cette époque il s’agissait, plus ou moins de musiciens, artistes, qui, avec leur talent, signaient avec une maison de disques pour leur production et le marketing autour de leurs produits. Mais on avait glissé un peu vers des musiciens encadrés et réorientés par la maison de disques justement pour la réussite de la vente des produits. Le musiciens venaient donc avec ses produits, mais ces derniers étaient reformulés, réorientés par les conseils de la maison de disques pour se conformer à un moule, lequel moule permettait de vendre, de réussir, d’avoir du succès. L’artiste abandonnait donc un peu du sien, perdait son originalité pour devenir un peu autre. La maison de disque modifie, donc, le musicien dans son aspect physique et vestimentaire, mais aussi dans le contenu même de sa production musicale. Et l’arme de la maison de disques pour le faire se trouve être sa charge, à elle, de promouvoir le musicien, donc de lui faire vivre de « son » produit. Et le musicien qui se refuserait à ces modifications aura très peu de chances d’être produit et donc de vivre de son art. Il entre dans la maison de disque avec son art, il en sort avec ce qu’on lui donne. La vague des boys bands permet de mieux comprendre le phénomène.
    L’époque du phénomène disco a été suivie de celle des boys bands. Avec les boys bands, les maisons de disques trouvent des voies plus rapides pour véhiculer tout ce que les groupes de musiques traditionnels étaient réticents à porter. Les boys bands ne sont pas à proprement parler des musiciens, mais des acteurs recrutés pour jouer de la musique et, avec et par cette musique, transporter dans le public pas mal de chose qu’il serait impossible de transporter sans en avoir fait un accompagnement à la musique. Un exemple sénégalais pour comprendre, c’est le cas « Wandama ». Elhadj Ndiaye lançant son studio 2000 avait produit Baba Maal. Et, à l’insu de Baba, lors de l’enrégistrement, il glisse au milieu de l’une des chansons une réclame, une publicité de son studio. Et le disque a été ainsi vendu. Un cas d’école d’un studio qui utilise la musique pour transporter une publicité qui, autrement, aurait du mal à passer. Avec les Boys bands, ce sont les studios qui montent des projets de fabrique d’idoles. IL y a eu 2bee3, Alliage, 3T, MN8, Boyzone, 2AM, 2PM, Xtreme, Vampire Academy, The wanted, etc. Un studio de musique conçoit son projet, le rythme à lancer, l’habillement qui doit l’accompagner, le gestuel qui va avec, puis, lance un appel à recrutement de jeunes entre 12 et 20 ans. Les jeunes pré selectionnés passent une série de tests (castings) pour trouver le mieux apte à véhiculer ce que le studio veut lancer dans le monde des jeunes. Le jeune retenu passe à la phase formation. Il aura à sa disposition, une équipe d’entraîneurs pour la musculation, des diététiciens pour le choix de l’alimentation, des esthéticiens pour le soin de l’apparence et l’entraînement aux gestuelles (aux tics), des maîtres de la dance, des stylistes pour l’habillement, bref, tout un monde autour de la prochaine vedette. Et pendant que la formation se fait le concept que va véhiculer la prochaine vedette est déjà lancé dans les médias, une photo tirée durant la formation, un bout de chanson durant la répétition peuvent servir de support pour la campagne. Les appétits des consommateurs sont aiguisés pour l’attente de ce qui est présenté comme devant être une première, et en fait d’aiguiser l’appétit, d’aiguiser la criosité, l’envie de découvrir, il y a une fabrique de l’amour de ce qui va venir. Il suffit de voir la pareille dans les campagnes pour le lancement d’un nouveau portable ou un nouveau I-phone. Dans la plupart des cas les grandes victimes de ces pubs passent la nuit devant le lieu où la vente se fera pour être les premiers à acheter.
    La nouvelle idole boy band fabriqué, c’est tout un paquet commercial qui est fait. L’idole transportera dans sa célébrité (dont nous avons compris comment elle est fabriquée) des lignes de vêtements, de verres, de montres, chaines, bracelets, ceintures, bagues, chaussures (toute une panoplie de produits de consommation choisis pour être rapidement perissables et donc renouvelable), et surtout et surtout des idées seront accrochées à la nouvelle idole pour la consommation des fans.
    La même chose se poursuit dans le monde du showbiz actuel avec ses nouvelles idoles Eminem, Snoop Dogg, Akon, Lyl Wayne, Busta Rymes, Diam, etc. C’est toujours le marché de la production-gain-célébrité contre l’acceptation de servir de transport pour une mode pré choisie, des idées pré choisies. Ce n’est pas parce que le Disco comme les boys bands ne sont plus de mode que le principe de la musique comme moyen de transport pour autre chose n’est plus de mise. Loin de là. Jamais dans l’histoire du monde, la musique n’a servi de moyens de transport pour autre chose mieux que durant l’avènement du Rap.
    Et ce qui se passe dans le monde de la musique, en matière de fabrique, de vedettes, idoles, pour regrouper autour d’elles le maximum de fans et faire transporter à ces vedettes autre chose pour la consommation de leurs fans, est transporté mutatis mutandis dans le monde de la politique.

  4. Faut pas regarder par-dessus l’épaule vers l’Hexagone. Notre préfabriqué est ici devant nous ! Merci Wone d’avoir posé le débat !

  5. Nous sommes absorbé consciemment dans ce ‘mutadis mutandis’est ‘en marche! est une ume illustration. Le pays zappé bien ce processus,l’intelligencia en fait son cheval de bataille.
    Hélas! Le moment est proche pour que au Sénégal ‘ça s’arrête ?’.

  6. La France peut se permettre le luxe d’un président pré-fabriqué car:
    1. La France est un pays bâti solidement à travers des siècles avec une immense richesse.
    2. La France, même avec un Président Pre-fabrique restera indépendante et souveraine.
    3. Les institutions françaises sont solides, évoluées et indépendantes. L’exécutif, Le judiciaire et Le législatif resteront indépendants.
    4. La France n’a aucun problème de se débarrasser d’un Président après seulement 5 ans. Demandez Sarkozy ou Hollande.

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