Avec la fin de la transition de l‘internet ayant quitté le statut d’organisme de droit américain pour être une entité internationale autorégulée depuis le 1er octobre, les Etats devraient gérer et sécuriser leurs propres noms de domaines. C’est ainsi que Nic-Sénégal, l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaines sous «.sn» a finalisé la mise en œuvre du protocole exigé, ce qui fait de notre pays le troisième en Afrique.

Depuis le 1er octobre, c’est la fin de la transition de l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA) d’un statut d’organisme de droit américain contrôlé par le gouvernement des États- Unis à celui d’une entité internationale autorégulée et à but non lucratif. De ce fait, les Etats doivent avoir un début d’autonomie dans la gestion de leur espace national. C’est ainsi que le NIC-Sénégal structure en charge de la gestion des noms de domaine en «.sn » a finalisé la mise en œuvre du protocole DNSSEC (Domain Name System Security Extensions) ou système de sécurité des noms de domaines. Cela fait de notre pays le troisième pays africain à achever cet important processus au cours de l’année 2016 après le Maroc en février 2016 et Madagascar le même mois. Actuellement, près d’une quinzaine de pays africains ont finalisé la mise en œuvre du protocole du système de sécurité des noms de domaines (DNSSEC).

Il est très important de sécuriser les noms de domaines avec ce protocole car selon Nic-Sénégal, l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaines sous «.sn», « la sécurité de tout système dépend à la fois de la sécurisation de ses différentes composantes et des interactions entre celles-ci. Ce constat est aussi valable pour le DNS (Domain Name System) ou système du nom de domaine, maillon clé du fonctionnement de l’Internet, car la quasi-totalité des services en ligne utilise des noms de domaine à un moment ou à un autre».

Permet de lutter contre les attaques informatiques

Le Système des noms de domaines a été mis au point dans les années 1980, dans un environnement où sa capacité à répondre aux besoins de performance et de résilience primait sur sa sécurisation. Avec le temps, la nécessité de mieux sécuriser le système des noms de domaines (DNS) est donc devenue une priorité pour tous ses acteurs. «La mise en œuvre ultérieure du protocole Domain Name System Security Extensions (DNSSEC) permet de limiter certains risques d’attaques informatiques comme l’empoisonnement de cache», lit-on sur le document de cette institution de l’Université Cheikh Anta Diop chargée de gérer les noms de domaines au Sénégal.

Le déploiement du protocole DNSSEC permet de déléguer des signatures et ainsi de bâtir une chaîne de confiance depuis la racine du DNS jusqu’aux noms de domaines de premier niveau national comme le «.sn». Son implémentation par le NIC-Sénégal assure désormais à l’utilisateur final qui se connecte sur un site en «.sn » que le site Web ou le service en question correspond effectivement à un nom de domaine régulièrement enregistré.

Oumar KANDE (L’AS)

PARTAGER

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here