Le parquet suédois annonce l’abandon des poursuites pour viol visant Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks était accusé par une femme de l’avoir agressée en Suède en 2010.


L’informaticien australien de 48 ans, qui a toujours nié les faits, est détenu à Londres. Il est toujours sous le coup d’une menace d’extradition vers les États-Unis, où il doit être jugé pour espionnage. À moins que la partie civile ne fasse appel, la décision du parquet suédois clôt un chapitre vieux de près de 10 ans.

La justice suédoise jette l’éponge faute d’éléments suffisants. « Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve », a expliqué la procureure en chef adjointe, au cours d’une conférence de presse à Stockholm.

L’enquête venait de rouvrir en mai 2019, après l’arrestation du lanceur d’alerte à l’ambassade équatorienne de Londres alors que la justice avait une première fois abandonné les poursuites en 2017.

Une affaire datant de 2010

Eva-Marie Persson a donc décidé de classer l’enquête sans suite, alors que dans moins de 9 mois, les faits seront prescrits. C’est en 2010 que les faits se seraient déroulés. La plaignante suédoise, âgée à l’époque d’une trentaine d’années, accuse Julian Assange d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises. Lui a toujours nié les faits de viol.

La décision du parquet suédois, si elle n’est pas contestée en appel, épargne, en tout cas, un dilemme à la justice britannique. Celle-ci devait trancher entre des demandes d’extradition de Washington et de Stockholm.

Aux États-Unis, Julian Assange encourt une peine allant jusqu’à 175 ans de prison pour espionnage. Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources en publiant sur internet des centaines de milliers de câbles diplomatiques et de documents confidentiels sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février à Londres.

Rfi

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here