A l’approche de l’élection présidentielle de février 2019, nous assistons à une profusion d’invectives principalement du fait de votre action.
Nous vous entendons de plus en plus vous égosiller et vous époumoner pour le respect d’un certain nombre de choses dont nous ne sommes pas sûr qu’elles veuillent bien dire quelque chose pour vous. Il est vrai que la politique est certainement le cadre où on peut faire semblant de se battre pour des choses auxquelles on accorde aucune importance, auxquelles on ne croit pas du tout. L’essentiel est de « tenir » quelque chose par laquelle on pourra s’exprimer et peut-être par là même « embêter et gêner » ceux qui sont au pouvoir. C’est un exercice facile et sa limite, c’est la bonne foi ; alors quand on ne l’a pas, on tombe facilement dans le ridicule. Et aujourd’hui, vous êtes tombés dans le ridicule. Vos actes sont sur-joués, comme dans les pièces de théâtre où les mauvais acteurs font tout pour paraître crédibles dans leur rôle.
Il y a quelque chose de vraiment surprenant de voir des compatriotes faire le procès d’un Président qui a été élu pour sept ans et surtout qui s’est engagé sur des promesses à réaliser dans ce même intervalle. Alors, s’il vous plait, jugez le Président de la République (même sans circonstances atténuantes), mais jugez-le uniquement sur ses réalisations et pas sur vos fantasmes. Jugez-le sur son bilan, pas sur ce que vous voudriez qu’il fît.
A vous voir aujourd’hui clamer et déclamer que vous défendez certaines valeurs, on est fatalement convaincu que la vie politique est une scène de théâtre et une grosse comédie. On est condamné à donner raison à Guy de Maupassant qui (en 1880 déjà) disait que, la politique semble être devenue le synonyme de « mauvaise foi, arbitraire, perfidie, ruse et délation ». Sinon, entre nous, depuis quand ceux qui ont produit et sacralisé le vice dans la gouvernance de notre pays peuvent–ils incarner aujourd’hui la vertu ?
On aurait pu vous faire confiance, on aurait pu vous refaire crédit de loyauté, de sincérité et même croire à votre « nouvelle moralité », si jamais quelque part, quelqu’un dans ce pays vous avait entendu reconnaître vos erreurs, avouer vos fautes et vos crimes et implorer pardon. Nous savons aussi que c’est si tentant pour vous de vous servir de n’importe quel sujet pour essayer de vous refaire une virginité politique et même espérer remonter dans le cœur des Sénégalais. C’est même votre droit, mais on attend des protagonistes politiques de la noblesse. Pas un exercice de mauvaise foi. De toutes façons, les quelques sujets à l’emporte-pièce notamment le procès Khalifa Sall ou l’exil de Karim Wade ne changeront rien à votre destin.
Nous ne voudrions point vous dissuader d’élever la voix. Nous pensons que les libertés ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas. Nous voudrions juste dire que, pour longtemps, vous allez porter la croix de vos turpitudes sous le magistère de Père Wade. Votre choix de liquider la démocratie alors qu’elle vous avait permis d’exercer et de gérer aisément le pouvoir d’État pendant douze ans sans discontinuer, vous le payez aujourd’hui par le peu de considération que les Sénégalais ont à l’égard de votre parole et de votre action. Le peuple n’est pas amnésique. Fort heureusement d’ailleurs !
En définitive, le combat pour l’assainissement est un combat vertueux s’il est mené par des gens qui y croient. Les Sénégalais sont sceptiques et pensent que vous n’êtes que dans votre rôle lorsque vous fûtes les animateurs du pouvoir qui enfermaient les braves journalistes qui en faisaient la dénonciation, spoliaient les citoyens, confisquaient la justice, votaient des lois scélérates, sortent aujourd’hui pour crier à l’assainissement.
Le Sénégal a aujourd’hui une chance historique de consolider son cadre démocratique, de transformer son destin, de rendre la dignité et la fierté à son peuple. Nous ne la gâcherons pas par des agissements insensés de nostalgiques amers et perdus.
Sachez que votre stratégie basée sur la dénonciation compulsive de Macky Sall ne peut servir d’ersatz au débat démocratique.

Hady TRAORE
Coordonnateur Fédéral DSE APR Canada

4 Commentaires

  1. Notre opposition tonitruante a grandement tort rien que dans la manière de vouloir avoir raison
    Il faut respecter les institutions républicaines avec déférence et discipline

  2. CESSEZ DE MENTIR AU PRÉSIDENT L’APR N’EXISTE PAS AU CANADA,VOUS VOUS JUSTE LUI SOUTIRER DE L’ARGENT.ICI AU CANADA MACKY SERA BATTU ET VOUS LE SAVEZ BIEN CAR SEULE LA COMMUNAUTÉ SÉNÉGALAISE DU CANADA EST COMPOSÉ A MAJORITÉ D’INTELLECTUELS.DONC IMPOSSIBLE DE LES TROMPER

    • Abdoun, ce n’est même pas une question d’intelectuels ou pas. Même au Senegal, nos vieilles mamans sont pour Sonko. C’est d’une evidence…évidente. Maintenant ces imposteurs qui veulent raquetter le Présdent Macky Sall devront se lever leur derrière, braver la neige et aller travailler comme tout le monde.

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