La convocation devant le Conseil de discipline du magistrat Souleymane Téliko a fait sortir l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) de ses gonds. Le Bureau exécutif de l’association a invité «solennellement les membres élus à démissionner du Conseil supérieur de la Magistrature si une telle pratique perdure». Il a condamné «fermement la démarche du ministre». Dans leur communiqué, les magistrats rappellent que «la justice ne saurait être gérée par de l’intimidation». L’Ums invite ainsi «l’ensemble des collègues à se mobiliser pour toutes démarches tendant à renforcer l’indépendance de la justice». De même, elle «réaffirme son soutien sans faille au collègue Souleymane Téliko». Cette association souligne qu’elle «mènera toutes actions appropriées pour la sauvegarde des intérêts matériels, moraux et professionnels des magistrats».
Par ailleurs, l’Ums soutient que «l’ouverture d’une telle procédure par le garde des Sceaux, ministre de la Justice» est une «vaine tentative d’intimidation et de musèlement d’un membre légitimement élu par ses collègues et qui n’a fait qu’exercer son mandat». «Cette action initiée par le garde des Sceaux traduit encore une fois de plus un manque de sérénité et une volonté d’installer la justice dans un cycle d’instabilité permanente. Le Bureau exécutif rappelle qu’il a toujours dénoncé avec vigueur et à chaque fois que de besoin l’utilisation abusive et injustifiée de la procédure de consultation à domicile qui, du reste, doit être exceptionnelle», a-t-on dénoncé dans le document.

La Chancellerie dédramatise
En réaction à cette sortie de l’Ums, la Chancellerie parle d’une «affaire qui ne mérite pas une telle polémique». «C’est aux magistrats qui composent ce Conseil de le blanchir ou non. Le ministre n’y est pour rien. La décision finale appartient à ses confrères», estime le ministère de la Justice.

lequotidien.sn

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