En effet, la semaine nationale de l’alphabétisation est en cours et elle bat son plein. Déjà ouverte à Mbour, elle va se terminer à Dakar ce samedi 14 septembre 2019 devant plusieurs personnalités. En ce moment, la souffrance extrême de la langue Pulaar dans les services publics est un fait à remarquer et à déplorer. Cette langue de l’ethnie des fulbés, majoritaire au Sénégal et dans la sous-région est victime de toutes de formes d’assauts et de privations dans beaucoup de secteurs d’activités. Que faut-il faire et qu’attend l’UNESCO pour dénoncer cette situation catastrophique de l’une des plus vieilles langues du monde ?

La mauvaise posture de la langue Pulaar dans les services publics.

Elle est partout malmenée, rejetée, mise au rancart et aux oubliettes de Dakar Dem Dikk jusqu’à la SENELEC avec son WOYOFAL. Et l’état ne semble pas vouloir mettre un frein à cet embargo.

Le programme de la Lecture Pour Tous (LPT) instauré par l’état est une hécatombe pour la culture et la langue des fulbés. En effet, leurs enfants sont actuellement alphabétisés dans d’autres langues autre que leur langue maternelle. Ce nettoyage culturelle et linguistique est présentement en cours, dans les départements de Dagana, Gossas, Koungueul, Linguère, Louga et M’backé. C’est tout simplement une tragédie et une insulte à leur identité qu’ils veulent conserver à tout prix.

Aussi, Cette langue est presque absente dans les médias publics et privés ayant les plus grands cotes d’écoute. Certaines émissions en Pulaar se font la nuit pendant que tous les êtres humains dorment. Le temps d’antenne pour cette langue est de 12 minutes par jour à la télévision nationale. C’est inqualifiable et beaucoup de nos compatriotes pensent que c’est du sabotage.

La compagnie nationale d’aviation refuse même d’utiliser cette langue alors que le nombre de voyageurs fulbés serait supérieur aux autres nationalités pris individuellement selon plusieurs sources. Cette inadmissible situation serait-elle contraire au code de sécurité de l’organisation civile internationale(OACI) ? On la demande de clarifier dans les meilleurs délais.

Les fulbés seraient également les plus nombreux clients de la compagnie Orange Afrique et Moyen-Orient mais leur langue y est victime d’embargo linguistique. Le mécontentement contre cette multinationale est à son comble. Un appel à un boycott sous régional serait imminent.

C’est ce jeudi 28 février 2019 que le juge Demba Kandji imposa un diktat linguistique en annonçant les résultats de la présidentielle en français et dans une autre langue, privant ainsi plusieurs millions de ses compatriotes le droit à l’information dans leurs langues maternelles et /ou de préférence. Aurait-il relu les lois de la constitution sur les langues nationales avant de s’adonner à cet exercice pendant lequel beaucoup de nos compatriotes se sont sentis exclus ?

Il n’y a pas un secteur de l’administration où le Pulaar est respecté. Elle est partout froissée et jetée aux rebus et aux oubliettes alors nous représentons beaucoup plus que 30% de la population de la population sénégalaise. Plusieurs lettres ont été envoyées aux autorités pour qu’ils apportent des corrections. Mais jusqu’à présent, aucune réponse ne nous est parvenue.

Un appel pressant à l’UNESCO

On en appelle à la vigilance de cette organisation des Nations-Unies pour qu’elle prête une oreille attentive sur le sort de cette langue qui est un patrimoine mondial. Cette situation ne peut pas continuer car elle fragilise la stabilité du pays. On ne saurait accepter la situation actuelle où une ou plusieurs langues sont mises au-dessus des autres. Nous disons NON à l’apartheid linguistique en cours au Sénégal !

Gondiel Ka

Chroniqueur

Secrétaire administratif

Kisal Deeyirde Pulaagu

Montréal Canada

13 Commentaires

  1. Ce Monsieur est déconnecté de la réalité !
    Nous avons 150 langues et demi au Sénégal et consensus a voulu que le wolof soit un trait d’union entre les composantes du pays.
    Moi, je ne suis pas wolof et je milite dans le même sens que toi, il y’aurait du bordel (soninké, socé, serrère……)
    Un retour au pays s’impose.

  2. Voilà le genre d’individus dont les agissements ont porté préjudice à tous les Pular de Mauritanie entre 1960 et 1989. Libre à vous de dire que la langue Pular est la plus usitée dans la sous-région, mais beaucoup de Pular, de diola, de serer, de balante, de manjak, de mancagne, de mandingue ont opté pour l’usage du wolof dans leur relation avec les autres ethnies. Le Pular est comme vous dîtes la langue la plus parlée dans la sous-région, alors ne vous offusquez pas que le wolof une langue minoritaire soit parlée par beaucoup par commodité et héritage de l’histoire. Puisque cela s’arrête au Sénégal, y a pas de quoi fouetter un chat.

  3. M. Kâ arrêtez de vous plaindre comme un enfant ! Personne ne discute de la vitalité du pulaar dans notre pays et dans la sous-région, c’est très bien, mais la réalité linguistique du wolof l’a fait de facto notre langue nationale, même si la majorité de la population n’est pas wolof, y compris moi-même ! Ne nous retournez pas en arrière : il faut plutôt se féliciter d’avoir UNE langue qu’on parle dans les coins et recoins du pays. C’est une chose rare en Afrique et une chance pour le Sénégal. Si vous voulez travailler pour le développement du pulaar, faites-le, mais laissez-nous notre langue nationale…

  4. C’est ce genre de vieux qui amène les guerres ethniques en Afrique.
    La langue woloff est une richesse cela nous permet de se comprendre et d’inter agir.
    Comme le disait un ami camerounais « vous les sénégalais vous vous comprenez et vous vous parlez en langue nationales dès que vous voyez au Canada.
    Je lui répond : faites comme nous, essayez de parler une langue nationale
    Il répond: impossible notre langue c le français. Il y’a tellement de dialectes qu’on se comprendra pas.
    Cher Mr juste pour vous dire que le woloff dont vous voulez pas cité dans votre texte est une chance linguistique pour le Sénégal.
    Militez plutôt a ce que l’on change la langue de Molière pour une langue nationale qui ne sera rien d’autre que le wolof car 90% des personnes vivant au Sénégal le comprenne ou le parle.

  5. Contribution minable… I Si le pular eet majoritaire jusqu’en Ethiopie pourquoi avoir besoin de support ? Radio fulbe internationale , tapital pulagu international , renaissance du pular . Où est le résultat ?

  6. Merci, pour Cet appel envers l Unesco qui au lieu de promouvoir la sauvegarde des langues locales laisse la main aux ideologues polico-religieux occuper
    l espace culturel au detriment de la connaissance. Les slogans font souvent place a un Agenda bien muri l elimination
    des traits culturels compremettant les « verities » dogmatiques imposees la
    Mahabharata – 500jc…

  7. monsieur KA vous avez un probleme , hihi
    quel pular veut tu qu’on parle de quel fouta , de quel pays
    et qui a l’autorite d’en statuer
    les torodo vous allez me dire
    les castés qui vous avez reduit en sous hommes sont mieux chez les wolofs ,sereres ,diola …
    ils sont des humains partout sauf chez eux au fouta
    les operateurs anti dialectique sont au sein de votre structure sociale
    le dynamisme d’une lanque est aussi guidé par la dynamique social
    voyez tout ca et rendez vous dans deux siecles

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