« La violence est le dernier refuge de l’incompétence » (Isaac Asimov)

A notre avis, Macky Sall est/serait dans un déni total de réalité, très justement exprimé par cet aphorisme d’Emmanuel Kant, à savoir « la possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison ».

Sans risque d’être contredits, il est loisible d’affirmer, le président Macky Sall a renié, ou s’est dédit de la plupart de ses engagements, à savoir du pacte moral signé avec le peuple. Aussi, il a fait juger, incarcérer et exiler Karim Wade, tout comme, fait juger et enfermer Khalifa Sall. De même, sur ses instructions, le Conseil constitutionnel, a décidé d’éliminer certains potentiels candidats, à l’élection présidentielle des mois de février et mars 2019. Aujourd’hui, il revient en mettant en place une milice « les marrons du feu ». Pourtant, avec tous ces différents évènements, le peuple est toujours resté passif par peur, ou par respect des institutions, ou peut-être silencieux attendant de s’exprimer démocratiquement dans les urnes (???).

Par ses incessantes intimidations et provocations, Macky Sall pensait à tort, que l’opposition politique serait composée, d’écervelés nihilistes prêts à le suivre sur le terrain, de l’agitation et de la brutalité, afin d’inscrire la République dans une instabilité institutionnelle. Lui donnant, sans doute, l’occasion de rempiler par « tacite reconduction », pour un nouveau bail présidentiel, cette analyse s’est révélée complètement erronée.

Ainsi, toutes ses gesticulations ne sont/seront que vaines, un peuple décidé à (re)prendre son destin est inarrêtable, et les remous, ou les convulsions, qui ont précédé les départs du pouvoir de Mobutu Sese Seko (Zaïre,) ou de Zine el-Abidine Ben Ali (Tunisie), confirment notre assertion. Cependant, contrairement aux peuples de ces deux pays cités en exemple, celui du Sénégal semble décidé à emprunter la voie douce, celle du pacifisme qui va s’exprimer par votation aux mois de février et de mars de cette année.

Sans nous engager sur une appréciation, ou une analyse spéculative du comportement du président Macky Sall, nous pouvons, néanmoins, déduire de son acquiescement, un degré de dangerosité, pour avoir donné son aval à une telle organisation. Parce que, de manière presque mécaniquement, milice est synonyme de violence, donc in fine les « marrons du feu » sont créés dans le but (implicite ou explicite) de terreur. D’ailleurs Mame Mbaye Niang n’avait-il pas confessé avoir recruté de gros bras. Il convient cependant de rappeler, la violence, ou la terreur est la « subséquence » de la nullité, ou de l’incompétence, d’ailleurs ces notions « binômales », par exemple violence, et nullité sont souvent consubstantielles.

Républicains, démocrates, et de surcroît légalistes, nous ne voulons, et nous ne cherchons pas le chaos de la République. Certes, Macky Sall est le premier représentant de la Nation à l’intérieur et à l’extérieur, mais il n’est aucunement la République. Cependant, nous voulons ardemment son départ, que celui-ci se fasse en douceur, sans la moindre sédition, dans la cas contraire le risque d’écroulement des fondements de la République est fortement à craindre. Ce qui n’arrange personne, parce que la reconstruction de la démocratie, et d’un État de droit est très compliquée. Les exemples de la Libye, de l’Irak et de la Syrie, doivent nous inciter à une réflexion très approfondie pour savoir comment mener le combat contre Macky Sall, ou quel combat mener contre lui.

Toutefois, il n’est point question pour nous, de dire qu’il faille céder à ses provocations, sans réaction proportionnée. C’est pourquoi, nous militons et prônons un soulèvement démocratique, dans les urnes, l’occasion est donnée aux citoyens pour/de l’exprimer pacifiquement le 24 février 2019. Dans une démocratie, la « violence » doit s’exprimer dans les urnes. Et tel est le cas, d’un score qui ne laisse une once de doute, ou qui n’est sujet à aucune contestation sérieuse, par un candidat, fut-il le président sortant. Selon nous, est/serait violent un score sans appel, se matérialisant, par exemple, avec un écart de suffrages très conséquent, pour lui signifier qu’il ne lui reste, que son pré carré de zélateurs.

Avec la création des « marrons du feu », Macky Sall tente de terroriser le peuple, pour ne pas quitter le pouvoir, et sa milice est un des éléments pour y arriver, ou pour y parvenir. Souvent, les derniers barouds, pour tenter de conserver un pouvoir, sont toujours les plus dangereux, surtout lorsque de manière silencieuse, la majorité de la population a décidé de reprendre son destin.

Ainsi, nous concédons, comparaison n’est pas raison, mais dans comparaison, il y a aussi raison. Ceci pour dire, la chute de Nicolae Ceau?escu (avec sa Securitate), ou de Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc » (avec ses tontons Macoute) sont autant d’exemples à prendre en compte, pour ne pas mésestimer les possibilités d’actions, ou les capacités de malfaisances, des « marrons du feu ». Une milice reste milice, et qu’il faut la prendre dans son acception la plus néfaste, sa constitution dans une société civilisée, dotée entre autres, d’une police, et/ou d’une armée organisée(s), ne saurait aucunement recevoir notre approbation.

Dans quel pays sommes-nous, avec une milice très officielle (« les marrons du feu »), mise en place au bénéfice, ou au service du parti au pouvoir (l’APR). Mais encore et surtout, avec l’onction du président de la République (Macky Sall), qui cherche à la légitimer. Quand bien même la mission assignée à celle-ci était « pacifique », sa création n’en demeure pas moins condamnable, voire illégale. Et, que dire si l’opposition politique emboitait le pas, aux partisans de Macky Sall, en créant leurs milices.

Pour conclure, ne soyons pas si naïfs, pour croire, ou pour penser que cette troupe de « gros bras » est simplement montrée pour faire peur, et pour tenir à distance. L’historiographie, de groupes similaires dans le monde, montre que, très souvent ces personnes sont prêtes, à remplir la mission pour laquelle elles ont été embauchées, et formées, à savoir faire régner la terreur. Nous souhaitons ardemment nous tromper, que la démonstration de force par l’exhibition, de la milice des « marrons du feu », n’a que pour seule visée d’intimider l’opposition politique.

Mais enfin, comme Jean-Paul Sartre nous disons « la violence n’est pas un moyen parmi d’autres d’atteindre la fin, mais le choix délibéré d’atteindre la fin par n’importe quel moyen ».

Daouda NDIAYE

 

1 Commentaire

  1. Fallacieux jugement de complaisance d’un loufoque haineux et aigri à la fois .
    Vos grossiers propos mensongèrs et diffamatoires , nous encouragent à se battre derrière Macky pour un second mandat…Au lieu de nous présenter un projet d’avenir pour le Sénégal…au lieu de cela , vous souhaitez que votre propre tombe en ruine et en lambeaux… drôle de patriotisme ! Car on peut ne pas être d’accord avec Macky , mais de là à utiliser des anathèmes loufoques , prouve que vous êtes un malade mental

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