Comme une marée noire de …pétrole, l’affaire… du pétrole et du gaz-Petrotim-BBC-Aliou Sall, a recouvert de ses puanteurs pétrodollars, l’autre grosse arnaque post-électorale ; le fameux dialogue national. Vous vous souvenez, on devait enterrer la petite guéguerre post-électorale, se retrouver dans un grand élan d’amour, de paix, sous le baobab à palabres.

Que nenni ! Cette petite journaliste, grande fouineuse, emmerdeuse devant l’Eternel, empêcheuse d’escamoter en douce nos dizaines de millions de dollars, téléguidée par la « Grande royale » BBC, vient perturber des plans laborieusement élaborés, qui devaient donner au vainqueur du 24 Février, un quinquennat de farniente. Tout en douceur et en somnolence pour le lion qui devait ronfler cinq ans durant. Il faudra repasser ! La presse de UK (United Kingdom) n’aime pas que ses Majors (comme BP) piétinent les sacro-saintes règles des affaires. La City n’aime pas ça du tout !
La BBC ne pouvait donc pas faire comme les grands groupes et grandes chaînes de radios et télés de nos ancêtres les gaulois : la fermer (ou un traitement à minima) au nom des intérêts des grands groupes de la « Macronie » de se refaire une santé dans les « projets-mirages » d’un président qui rêve d’éternité dans nos mémoires et notre conscience collective. Ces anglais ne font rien comme les autres et, sous leur air de gentlemen policés, de silence respectueux et de flegme inébranlable, ce sont de vrais tueurs des convenances, des mensonges d’Etat, des intégristes de la séparation du pouvoir. Voilà pourquoi ils emmerdent l’Union européenne dans leur farouche volonté de divorcer.
Pour revenir à l’autre machin, faux dialogue et vrai canular, vraie anesthésie pour citoyens en colère, comme pare-feu, c’est devenu un pétard mouillé. Mais qui va coûter cher aux contribuables que nous sommes. Parce que voyez-vous, nos « dialogueurs », qui ne perdent pas le nord et leur confort, ont trouvé que les locaux de la Direction générale des élections n’était pas digne de leurs cerveaux. Résultats des courses, on les délocalise au Méridien président en pleine crise du pétrole pour qu’on ne s’interroge pas : le risque de grandes oreilles et autres petits espions à l’intérieur justifie-t-il ce déménagement qui ne manquera pas d’être coûteux ? On attend la facture à la fin de ces « sénégalaiseries » comme le dit si malicieusement mon confrère Ibou Fall, la plume acerbe et hautement rafraîchissante. Et d’ailleurs, combien de temps durera cette grosse farce ?
Qui ne voit pas que le vrai dialogue national est dans les vendredis de révolte contre les prédateurs de nos maigres ressources ? dans peut-être le défilé devant la Dic et les pandores pour aider à la manifestation de la vérité ; dans les fausses-vraies démissions la main sur le Saint Coran ; dans la cacophonie au plus haut sommet de l’Etat, dans le rappel à la rescousse de ceux-là mêmes qu’on avait viré du gouvernement il y a moins de cinq mois. C’est moins dans les zigzags de la communication gouvernementale que dans les dénis comme méthode de communication. Qu’on me permette un pronostic : Latif Coulibaly et Seydou Gueye ne pourront pas recoudre les fils cassés d’un discours basé sur les mensonges d’Etat. Contrairement à ce qu’on croit, l’éloquence et le bagout ne font de bons communicants, ni une bonne communication : c’est-a-dire crédible.
La bonne communication hors du champ miné des mensonges d’Etat, de ses gouvernances opaques, mais bien dans la franchise vis-à-vis de son peuple : oui, on s’est trompé (de bonne foi ?) en ne suivant pas les recommandations de notre corps de contrôle (IGE) ; en se basant sur un rapport de présence non vérifié et qui semble être travesti a dessein : le dessein de tromper ses décideurs et permettre à des aventuriers de haut vol, qui ont mauvaise presse à la City, de faire main basse sur nos ressources à venir et, au passage, permettre à des intermédiaires et autres démarcheurs de se sucrer. Contrat agricole mon œil ! Que nie du reste (pas sur le Coran) « l’Ingénieur agricole » (agronome ?).
Ce sont toutes ces indélicatesses avec la vérité et la transparence qui feront qu‘aucun communiquant ne viendra à bout de nos doutes ; qu’aucun simulacre de « dialogue » ne pourra enterrer la vérité dans les profondeurs des futurs puits de pétrole, ni anesthésier par les effluves mortelles de nos futurs fûts de gaz.
Il faut dénoncer ce soit disant dialogue national pour ce qu’il est dans le contexte actuel : pare-feu, enfumage, anesthésiant pour peuple en colère. N’est-il pas ridicule et irresponsable, de s’enfermer dans un palace à palabrer alors que d’importantes franges du peuple descendent chaque vendredi pour dire qu’on nous ramène ces milliards qui seraient, ô combien utiles ? Pour payer les dettes vis-à-vis des privés du BTP ou de l’enseignement supérieur, les bourses à temps de nos étudiants, des pistes de production et postes de santé pour nos campagnes, de l’eau pour nos campagnes qui souffrent. Oui, c’est tout ça qu’expriment les marcheurs des vendredis.
NB : on attend la conférence de presse du procureur de la République pour répondre aux propos de bons sens de la présidente de l’Ofnac. Là encore, c’est un gros mensonge qui vient d’être mis à nu. Et ce n’est que le début…

Avec Seneplus

PID

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