Au lendemain de la quinzaine de la femme, le détracteur du ministre Moustapha Diop s’est invité dans le débat en promettant formations et financements aux femmes. Imminence des investitures oblige ; opportunisme politicien en impose. Pêcheur aux abois sur la rivière apériste des Lougatois attentifs aux bienfaits du ministre délégué chargé de la Micro-finance et de l’Economie solidaire, M. Diallo s’en prend violemment à ce dernier. En décriant, de façon à peine voilée, le mode de financement des femmes dont l’accès au crédit est un frein à l’amélioration de leur condition de vie, Mamour Diallo s’en prend par ricochet au président de la république dont l’ambition affichée est de combattre la fracture sociale.
M. Diallo a beau jouer au plus malin, mais son message sournois est facilement décryptable. Il a insinué que les fonds mis à la disposition des femmes vulnérables et qui attirent sympathie et adhésion à l’action gouvernementale constituent un gâchis. On aura tout vu dans cette période préélectorale où les arrivistes en quête de contenance et qui se réclament pourtant du pouvoir sont prêts à tout, quitte à dénigrer l’action gouvernementale. Mamadou Mamour Diallo sait très bien ce qu’il fait. Il veut ternir la réputation du maire de Louga, tombeur d’Aminata Mbengue Ndiaye. Il essaie de se mesurer à lui sans avoir la moindre envergure politique. On se souvient encore des nombreux bus et personnes provenant des quatre coins du pays pour célébrer artificiellement sa rentrée politique.
Looser un jour, looser pour toujours. En ce qui concerne le financement proprement dit, il a révélé que des banques accréditées sont dans le dispositif pour financer les projets banquables et les activités génératrices de revenus. Quelles banques ? La rigidité du critère de projet banquable n’est-elle pas la barrière institutionnelle classique à l’accès au crédit des braves femmes qui ne demandent que confiance et suivi dans leurs nobles initiatives ? Parce qu’il a l’habitude de prendre le train en marche que Mamour Diallo est dépassé par Moustapha Diop depuis bien longtemps. Parce qu’il veut coûte que coûte usurper le fruit d’un engagement auprès des lougatois, qu’il s’attaque lâchement au maire.
Si c’est cela renforcer le président de la république, il n y a pas de quoi payer cher pour l’avenir de l’APR. S’adressant aux matamois, au mois de février 2016, le ministre Moustapha Diop avait déclaré ceci : « Le président Macky Sall m’a demande? de vous octroyer un financement global de six cent (600) millions de francs Cfa. Les crédits vous seront remis a? travers les mutuelles d’épargne et de crédit a? des conditions très souples. Les prêts se feront sans apport personnel, sans frais d’ouverture de dossier, sans frais de gestion et au taux exceptionnel de 5%. »
Tout comme Aliou Sall, le maire de Louga fait actuellement les frais d’un laisser-aller au sein de l’APR qui passe pour un permis à calomnier les plus représentatifs de la structure. Mine de rien, Moustapha Diop a fait ses preuves dans l’organisation et le déploiement de la formation politique. Le comparer à un néophyte ou gonfler un ordinaire attentiste contre lui, ce n’est pas du tout lui faire justice. Ce n’est pas non plus massifier le parti au pouvoir, c’est fragiliser ses protecteurs et ses piliers principaux.
Birame Waltako Ndiaye
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4 Commentaires

  1. Une fois n’est pas coutume, je valide les propos de Xeme. Même si cet auteur n’est pas de l’APR, ses écrits révèlent une proximité avec Moustapha Diop et Aliou Sall. Une plume en service commandé? Dommage!

  2. Une plume commandée. Attention Birame, tu perds ton crédit. Qui te paye pour ce que tu écris? Fais attention mon cher. Dara diaroukafi…

  3. Il déçoit effectivement. On découvre que la soit-disante objectivité qu’il affichait dans ses premiers écrits n’était que leurre et bluff. Ni Moustapha Diop qu’il défend ni Mamour Diallo ne représentenous des modèles pour le changement qualitatif auquel le Sénégal aspire. Wakh fegn!

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