Un peuple sans éducation, sans ambition et sans perspective cherchera toujours un bouc émissaire comme exutoire à son échec.
« Rouge est le sang des noirs », s’écriait Peter Abrahams !
Rouge est aussi le sang de leurs frères africains.
Nous avons tous vécu l’apartheid comme une taie au front de tous les peuples du continent africain.
La longue lutte de nos frères sud africain pour la fin de la ségrégation raciale a été portée par tous les leaders, artistes et intellectuels africains, et du monde.
Au Sénégal, dans toutes les salles de classe, les élèves s’éveillaient à la lecture avec la phrase  » l’apartheid est un crime contre l’humanité » inscrite sur chaque tableau.
« Education is the key » chantait le défunt Lucky Dube. Il sera une victime de ses frères, une de plus parmi parmi les centaines de morts tombés sous les balles de voyous à la petite semaine sans perspective, et considérant la prison comme un havre de paix.
L’obscurantisme a de beaux jours encore en Afrique.
Nos frères sud africains ont nié l’évidence du sida tandis qu’il faisait des ravages, et sa propagation a été le fait d’ignares convaincus que violer une fille vierge les en débarassait !
Aujourd’hui, ce pays présente un des taux de prévalence les plus élevés au monde.
Malgré le dynanisme de son économie, les noirs n’ont pas encore tiré leur épingle du jeu. Et « l’âge d’or n’est pas pour demain » en ce qui les concerne : ils restent en effet victimes de leurs tares sociales et autres travers, refusent de se former, rechigent à entreprendre toute initiative qui les tirerait de leur misérabilisme galopant, et ils finissent par plonger dans un deni qui achéve de les convaincre que la source de leurs problémes, ce sont les autres africains qui viennent tenter leur chance dans leur pays qu’ils ont pourtant contribué à libérer du joug de la discrimination raciale, dont ils furent pendant si longtemps les victimes !
Leurs frustrations et le sentiment d’une totale impunité exacerbent une haine de l’autre, qui devient dès lors une cible ; il faut tuer ces étrangers, pour vivre mieux.
Triste !
Mais celui qui viole sa voisine pour guérir du sida qu’il considère comme un sortilége, assassine froidement devant les yeux de sa femme et ses enfants une icône mondiale qui est son compatriote, commet un attentat contre une délégation des parlementaires de tous les pays africains, celui-là et les ignares, les illuminés et les voyous qui pensent comme lui n’ont aucune morale, aucune limite, aucun respect pour un quelconque interdit moral ou légal qui les empêcherait de tuer du nègre !
C’est cela qui est révoltant. La méchanceté et la cruauté de l’homme noir envers son frère de la même couleur.
Nous ne verrons jamais un blanc sud africain s’attaquer à un immigré quelque soit sa couleur.
Et dire que le pouvoir est entre leurs mains !
Finalement, les sud africains noirs appliquent à leurs frères immigrés dans leur pays les mêmes actes dont ils ont été victimes, ils commettent contre eux les mêmes crimes qu’ils ont subis.
La xenophobie et le racisme sont devenus avec ce pays un probléme non plus de couleur de peau, mais une manifestation sanglante de l’échec d’une intégration sociale de la communauté noire dans la nouvelle société sud africaine, et elle est déterminée à traiter les étrangers ressortissants de l’Afrique en victimes expiatoires, responsables de leurs misérables conditions de vie.
MANDELA PLEURE !

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