En Mauritanie, le mouvement anti-esclavagiste IRA a dénoncé mercredi à Riyadh, dans la banlieue sud de Nouakchott, lors d’une conférence de presse, la violente répression par la police d’un sit-in devant l’Assemblée nationale le lundi dernier pour exiger la libération du leader du mouvement Biram Dah Abeid, nouvellement élu député alors qu’il est toujours détention préventive depuis le 7 août dernier. Le sit-in réprimé visait à mettre fin à cette incarcération.

L’intervention de la police aura été des plus musclées. IRA a présenté à la presse 9 blessés graves parmi ses responsables et militants. Certains avec des pansements à la tête, d’autres avec des bras fracturés encore sous plâtres. « La police est venue en grand nombre réprimer les militants pacifistes, avec une violence rarement vue, raconte Balla Touré, responsable aux relations extérieures de l’organisation. Des femmes ont été battues, traînées à terre. Nous avons des blessés graves avec des fractures. Malgré la violence de la police, malgré l’intention de faire mal, les militants restent déterminés. »

Parmi blessés présentés aux médias, l’épouse de Biram Dah Abeid, Leila Ahmed : « Durant cette manifestation, j’ai été particulièrement ciblée par un groupe de policiers. J’ai reçu abondamment du gaz lacrymogène. Je suis tombée évanouie, j’ai été rouée de coups de matraques et piétinée. J’ai des lésions sur plusieurs parties de mon corps. Mais IRA poursuivra son combat pour la justice et sa voix sera entendue dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. » Contacté par RFI, un responsable au ministère de l’Intérieur a affirmé que les forces de police ont agi dans le cadre d’une opération de maintien d’ordre.

Rfi

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