Mon témoignage auprès de la Division des Investigations criminelles (DIC) a consisté à démontrer qu’en attribuant des permis pétroliers au Groupe de sociétés appartenant à Frank Timis, les Autorités sénégalaises concernées ont causé de graves torts économiques et financiers à la Nation sénégalaise.
L’objectif que j’ai recherché est de faire obtenir justice et réparations au Peuple du Sénégal.
Les faits et leur chronologie relatés dans mon témoignage sont constitutifs de faisceaux d’indices accablants permettant de conclure que les plus hautes Autorités du Sénégal d’une part, en complicité avec les compagnies pétrolières Kosmos Energy et BP d’autre part, ont fait subir au Peuple du Sénégal des torts de très grande importance portant sur leurs ressources d’hydrocarbures. Ces deux parties sont parvenues à leurs fins en organisant l’intermédiation active entre elles de Frank Timis et ses sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux employant et rémunérant Aliou Sall, frère du Président de la République du Sénégal.

En conclusion, j’ai reproché aux personnes citées dans mon témoignage les infractions suivantes : 
L’enrichissement illicite que sanctionne l’article 163 bis alinéa premier du Code Pénal ;
La haute trahison que prévoit l’article 101 de la Constitution (Président de la République et Ministres) ;
L’abus de biens sociaux comme ayant exercé les fonctions de manager (Frank TIMIS) et de conseiller (Aliou SALL), pour en déduire que, par leurs qualités, ils sont susceptibles de poursuite du chef d’abus des biens sociaux constitués par les ressources naturelles appartenant au Peuple du Sénégal, protégés par l’article 21 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, intégrés dans le préambule de la Constitution du Sénégal et précisés dans l’article 25-1 de la loi constitutionnelle du Sénégal du 5 avril 2016 ; le directeur général de Kosmos Energy Sénégal et le Président de BP sont également susceptibles de poursuite du même chef.
La complicité de détournement de deniers et ressources publics, corruption, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux en bande organisée, faits prévus et punis par les articles 45, 46, 152, 159, 238 et 239 du code pénal, 3, 37 et 38 de la loi uniforme n°2004-09 du 6 février 2004 ;   
Faux en écriture publique (Aly Ngouille Ndiaye) sanctionné par l’article 132 du code pénal ;
Faux commis dans certains documents administratifs (Aly Ngouille Ndiaye) en vertu de l’article 137 du code pénal ;

Sous réserve bien entendu de toute autre qualification que ces faits pourraient impliquer.

Mes recherches seront poursuivies pour les autres cas d’attribution de permis d’hydrocarbures en violation de la loi et de réglementation sénégalaises afin de mesurer au mieux l’étendue des dégâts causés par les mis en cause avec d’autres complicités.

Dakar le 26 juin 2019 

Abdoul Mbaye
Ancien Premier ministre

2 Commentaires

  1. Merci bien. Que le combat pour la vérité continue. Seuls les larbins Du Macky et les Aperistes sans conscience refusent d’accepter la réalité des choses!

  2. A mon avis, celui par qui ce scandale a pu être opéré est bie ALY N’GOUYE N’DIAYE. Est-ce sur ordre du président Macky Sall qui a é au courant du faux rapport de présentation des sociétés mère et fille dnck Timis, ou pas, c’est là la question que tous les Sénégalais de bonne foi se posent. Espérons que le procureur Bass va avoir le courage e dire la vérité aux Sénégalais et aux monde entier ! Tout le reste embrouille les gens pour rien !

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