Le dirigeant qatarien est mis en examen pour «corruption active». Il lui est reproché un versement au patron de la fédération internationale d’athlétisme. Son avocat dément les accusations.

Selon l’AFP, confirmant, «de source judiciaire», une information du Parisien, jeudi, Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, a été mis en examen jeudi dernier pour «corruption active» dans le cadre de l’enquête sur l’attribution suspecte des Mondiaux d’athlétisme 2017, une affaire dans laquelle Yousef Al-Obaidly, actuel patron de BeIN Group, également membre du conseil d’administration du PSG, a lui aussi été mis en examen pour le même motif, selon une information du Monde, mardi.

Le juge d’instruction au pôle financier du tribunal de Paris, Renaud Van Ruymbeke, soupçonne Al-Khelaïfi, sous statut de témoin assisté depuis le 20 mars, d’avoir « validé » un versement de 3,5 millions de dollars (3,1 M€) en faveur de Lamine Diack, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), également mis en examen, afin de faciliter l’obtention de la compétition. Finalement, l’IAAF avait confié l’organisation des Mondiaux 2017 à Londres, la capitale qatarienne devant patienter deux ans de plus.

Me Francis Szpiner, avocat de Nasser Al-Khelaïfi : «Rien ne tient la route»

Dans un mémorandum que nous nous sommes procuré, l’avocat du dirigeant qatarien, Me Francis Szpiner, dément toute infraction de son client. Nasser al-Khelaïfi, écrit-il notamment, «n’a validé aucun paiement de quelque nature que ce soit en lien avec les faits allégués», alors qu’il n’était, à la date des versements incriminés (2011), «ni un actionnaire ni un dirigeant de la société» émettrice des fonds, Oryx, dirigée par son frère Khaled.

«Il s’avère par ailleurs que le paiement effectué (…) est en réalité parfaitement tracé» ajoute le conseil d’al-Khelaïfi, qui assure que «Lamine Diack n’en est pas le bénéficiaire ultime». Selon ses explications, l’argent, qui a transité par la société de Papa Massata Diack, le fils de Lamine, a eu pour destinataires finaux la société japonaise Dentsu qui gérait les droits marketing de la fédération et la fédération elle-même. Il conclut dans le Parisien que « rien ne tient la route dans ce dossier ». 

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