En 2015 l’UE avait fait des recommandations parmi lesquelles celle relative au système de parrainage que le gouvernement a exploitée et a instrumentalisée pour éliminer des candidats en 2019. Je rappelle d’ailleurs que ce que l’UE avait recommandé, c’était un système de parrainage pour l’enregistrement ou la création de parti politique. 

(Voir le lien ci-dessous)

https://www.kas.de/c/document_library/get_file?uuid=b3f82419-e5f7-d5e6-6fac-6466503c0d07&groupId=252038 )

Ceux qui ont lu ce document notamment aux pages (5,12 et 22) constateront que parmi les 76 recommandations, le système du parrainage est moins révolutionnaire en ce qui concerne l’approfondissement de notre démocratie.

Mais le gouvernent, comme à son habitude, a sauté sur cette occasion et, dans sa tentative de légitimer son système de parrainage loufoque, hybride et irrationnel, pour affirmer que c’était une des recommandations de l’UE.

De qui se moque-t-on finalement ?

Ce qui me chagrine, c’est que des intellectuels et même des politiques se sont laissé embarquer par le régime dans une stratégie de discrédit et de diabolisation de la mission d’observation de l’UE pour des raisons occultes dont deux  principalement :

1.Noyer le débat crucial sur le pétrole en nous détournant de nos préoccupations légitimes.

2.Créer un semblant consensus politique artificiel  autour de cette fausse affaire et se donner une légitimité qui est en train de s’évaporer comme du beurre sous le soleil.

Les gens poussent le cynisme jusqu’à faire semblant d’oublier que l’UE assiste le Sénégal dans le financement du processus électoral : pourquoi ne pas renoncer à son aide pour commencer ?

Alassane K. KITANE

Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès

Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

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