A voir la ferveur populaire avec laquelle les polémiques sont engagées puis entretenues dans ce pays, on se demande si ce peuple n’est pas en quête de bataille ou de combat ?
Je crois que #oui et #non. Je m’explique :
#Oui, parce-que les gens, à travers leurs paroles face aux caméras, dans les places publiques et leurs écrits sur facebook et ailleurs, donnent l’impression qu’ils veulent et ont bien envie de batailler, combattre mais ils n’ont pas encore trouvé de cause ni motif pour lutter. Rien qu’en les écoutant, on peut saisir un langage de guerre, un vocabulaire particulier de guerrier que rien n’explique.

#Non, parce-que malgré leurs agitations, ils passent vite le morceau sans avoir fini la bataille et sans avoir mené la moindre résistance. Ils vont jeter ce sujet pour d’autres pas plus importants pour enfin engager de nouvelles polémiques stériles et inutiles qui ne sont que des occasions pour jouir d’une « #liberté d’#expression » de toute façon perdue depuis très longtemps dans ce pays.

L’affaire SENELEC, l’affaire du pain, de l’huile, des taxes douanières en hausse, des impots en hausse, l’affaire imam Ndao, l »affaire des talibés ligotés, l’affaire des démolitions massives de maisons d’honnêtes citoyens, l’affaire des transporteurs, l’affaire des passerelles de Guinaw rails et thiaroye, l’affaire des cailcedrats abattus, l’affaire des pêcheurs, l’affaire des agriculteurs, l’affaire x, y, etc ont toutes montré que nous avons des #problèmes #sociaux, #professionnels, #économiques d’#ordre #public mais qui ne sont #jamais #combattus par toute la #nation #entière mais par chaque groupe social et professionnel. Car chacun ne bouge que pour son compte.
Aujourd’hui, le courant est en hausse et nous manifestons mais nous ne de passerons pas le millier de sénégalais alors que Dakar compte plus de 3 millions de personnes avec une dominante de chômeurs. Alors que le Sénégal compte 14 régions, seule Dakar manifeste contre cette forfaiture inexpliquée, injustifiée et inqualifiable. Et pourtant, les coûts de l’électricité sont plus élevés en région qu’à Dakar.

À mon avis, tous ces combats ou luttes se réunissent et se retrouvent en #un_seul : le #combat #politique. #Politique au sens vrai qui est l’intérêt que nous avons pour les questions publiques et d’intérêt national. Autrement dit, nous avons voté deux fois en 2016, une fois en 2017, et une autre fois en 2019 #sans vraiment #montrer nos #envies de #changement #radical car nous avons toujours renouvelé nos confiances respectives à un mode de gouvernance et à un groupe minoritaire qui exerce avec jouissance le pouvoir immense qu’on lui a donné légalement.

#Daara, #électricité et #autres, c’est la même chose. Le seul combat est celui du modèle sociétal et économique que nous voulons. Tombons d’accord sur le #modèle #économique et #sociétal d’abord et le reste viendra tout seul.
Votez en vertu de ces deux choses: modèle économique et modèle sociétal, et après vous verrez le résultat.
Si vous négligez les échéances électorales sous prétexte que vous n’êtes pas concernés, vous serez condamnés à mener des combats forcés, des combats parfois inutiles que vous n’avez jamais demandés ni choisis, mais qui vous tombent dessus.

Je ne m’indignerez jamais pour certaines choses qui divisent les sénégalais et les opposent les uns contre les autres. Certains s’indignent et condamnent, d’autres critiquent et condamnent ceux qui s’indignent et donc défendent implicitement ceux qui sont à l’origine de l’indignation.
Au finish, c’est le peuple contre lui-même ! Encore et encore, ce sera le peuple sénégalais contre le peuple Sénégalais, excepté les gouvernants et les oligarques pourtant à l’origine de tout ça.

Politiquement vôtre !
Réfléchissez profondément !

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