Dans son avis publié hier, le Cnra a émis une observation relative à la sortie du président directeur général du groupe, diffusée en direct et en synchronisation, le samedi 11 mars 2017. Pour Babacar Touré et ses pairs, l’analyse faite de la vie politique du pays par Sidy Lamine Niass a «débouché sur des attaques outrancières à l’encontre de personnalités qui incarnent des institutions de la République, particulièrement le président de la République et le président de l’Assemblée nationale». «En traitant d’affaires objet de procédures judiciaires en cours, le président directeur général du Groupe Walfadjri a contrevenu aux exigences de l’article 18 du cahier des charges applicable au titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais, qui dispose que dans le traitement médiatique d’une procédure judiciaire en cours le titulaire veille à ce que : l’affaire soit traitée avec mesure, rigueur et honnêteté ; le pluralisme soit assuré par la présentation des différentes thèses en présence, en veillant notamment à ce que les parties ou leurs représentants soient en mesure de faire connaître leur point de vue», lit-on dans le communiqué du Cnra.
Le document indique également que dans sa présentation des difficultés économiques que rencontre l’entreprise, Sydi Lamine ne s’est pas limitée à fournir des éléments pertinents d’appréciation. «Ce point a été conclu par une annonce de manifestation devant le Palais présidentiel avec un appel à peine voilé aux populations à se joindre à cette initiative», mentionne le Cnra qui rappelle que «l’article 20 du cahier des charges interdit certains comportements et oblige le titulaire, dans ses programmes, à ne pas inciter à des pratiques ou comportements délinquants ou inciviques et à respecter les différentes sensibilités politiques, culturelles et religieuses des téléspectateurs».
Dénonçant l’intrusion de la politique dans la retransmission en direct, d’une manifestation sportive sur la Sen Tv, le conseil indique que de telles pratiques constituent «une violation de la règlementation et des principes régissant les acteurs des médias, notamment l’article 18 du cahier des charges précité et l’article 17 du même texte». Il a invité : les journalistes, présentateurs, animateurs ou collaborateurs d’antenne à respecter «une présentation honnête, impartiale et objective des questions et sujets traités et assurer l’expression des différents points de vue».

lequotidien.sn

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2 Commentaires

  1. Lacc wara djeep: Pourquoi les memes reproches ne sont pas faites a la RTS ou a la RFM? Tout le monde constate le desiquilibre dans leur traitement de l’information, surtout quand il s’agit de couvrir les membres de l’opposition, ces potentielles Instititutions de la Republique. Li nag mo toudd ngaralee…

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