Depuis le 16 septembre 2018, des injures grossières et des accusations parfois des plus graves accablent de toutes parts le pauvre Ousmane Sonko, candidat à la candidature à l‘élection présidentielle du 24 février 2019. On a commencé par pointer sa barbe et ses deux épouses qui seraient voilées, pour le classer  parmi les ibaadou rahmaanes, comme si c’était un crime. On est allé plus loin, depuis la présentation, ce 16 septembre, de son livre-vision ‘’SOLUTIONS pour un Sénégal nouveau’’. Un énergumène de la majorité présidentielle l’a même traité de ‘’doomu araam qu’il faut exécuter’’. Il serait ainsi un salafiste, un dangereux terroriste porté à bout de bras par Daesh. Ces derniers jours, on est allé chercher jusque dans ses archives sonores, pour trouver une vidéo où il a notamment déclaré que « ce ne serait pas un péché de fusiller tous les présidents qui se sont succédé au Sénégal ». Occasion ne pouvait être plus belle pour les tenants du pouvoir et tous leurs suppôts pour se jeter sur lui, comme une meute d’hyènes affamées sur le cadavre d’un gros hippopotame. Ainsi, depuis plusieurs jours, ils n’en ont que pour lui, ou contre lui. On s’en rend compte en lisant la ‘’Une’’ de pratiquement tous les journaux.

A entendre ou à lire les uns et les autres, on a le sentiment qu’on fait dire à Ousmane Sonko ce qui n’était sûrement pas son intention de départ : une fois élu, il fusillera tous les criminels qui pillent le pays depuis 1960 y compris, en particulier, les trois chefs d’Etat qui s’y sont succédé. En d’autres termes, Ousmane Sonko devenu Président de la République, rétablira la peine de mort, condition sine qua non pour fusiller ou pendre qui que ce soit. A ma connaissance, la Chine exceptée, il n’existe aucun autre pays au monde où on fusille ou pend des gens convaincus de mal gouvernance flagrante (de corruption, de détournements de deniers publics, etc.). Je n’en connais pas, même pas en Afrique, où la vie humaine ne compte pas parfois pour un kopeck. Comment alors Ousmane Sonko, lucide quand même jusqu’à preuve du contraire, peut-il envisager un seul instant une telle folie ? On a donc saisi l’opportunité de sa déclaration certainement maladroite, pour lui prêter toutes les intentions, y compris des plus horribles.

A la place du pauvre Ousmane Sonko, je ne ferais peut-être pas exactement la même déclaration, mais je condamnerais avec lui et de façon vigoureuse, la manière dont notre pays est géré depuis 1960. Je m’engagerais à punir aussi sévèrement que le permet la loi, toutes les forfaitures, tous les crimes qui ont été commis pendant les gouvernances que nous avons connues. Il ne faut pas que la déclaration de Sonko cache ces crimes. J’ai entendu un membre de la majorité présidentielle reprocher vivement au pauvre Sonko d’avoir traité de criminels les anciens Présidents de la République. Je n’ai pas personnellement entendu une telle déclaration. Á supposer qu’il l’ait faite, il n’aurait pas tout à fait tort car Diouf et Wade ont effectivement commis des crimes. Le président-politicien Macky Sall en a commis et continue d’en commettre impunément.

Le Petit Larousse illustré définit le crime comme ‘’un homicide volontaire, un meurtre’’, mais aussi comme ‘’un acte répréhensible, lourd de conséquences’’. Si on considère la seconde définition, les hommes et les femmes politiques qui se sont succédé au pouvoir ont commis beaucoup de crimes économiques dont nous traînons encore les lourdes conséquences. Ces conséquences comptent pour beaucoup dans notre place peu enviable parmi les 25 pays les plus pauvres et les plus endettés du monde.

Le Président Abdou Diouf, alors Premier Ministre, en a commis en couvrant le fameux Compte K2, mis en place dans les années 70 pour ‘’promouvoir une bourgeoisie nationale’’. Á l’arrivée, ce Compte a plutôt enrichi des hommes et des femmes politiques, des chefs dits religieux, de grands notables, etc. Pour donner un exemple parmi de nombreux autres, M. X est du pouvoir ou en est proche. On lui attribue une parcelle de terrain bien placée. Le très généreux Compte K2 lui accorde un prêt de huit à dix millions. Il construit une villa luxueuse conventionnée immédiatement par l’Etat à 300000 francs /mois, alors qu’il rembourse mensuellement – si toutefois il rembourse  – 90 à 100000 francs. S’il est réaliste, il se fait construire, quelque temps après, une autre villa dans les mêmes conditions. De nombreux compatriotes, dont certains ne remboursaient même pas, se sont ainsi facilement et, peut-être illicitement enrichis. La Région qui a le plus bénéficié de ce Compte est celle de Kaolack, feu Babacar Ba étant à l’époque, Ministre de l’Economie et des Finances, et responsable politique dans la Région.

Diouf est aussi responsable, en tant que Premier Ministre de Senghor, de la gestion catastrophique, pendant plusieurs années, de l’Office national de Coopération et d’Assistance pour le Développement (ONCAD). L’Office sera d’ailleurs dissous à la fin des années 70, avec un passif de 100 milliards de francs CFA. Pour de plus amples informations sur les raisons de cette dissolution, je renvoie le lecteur aux pages 163-164-165 du livre de l’historien Mamadou Diouf, ‘’Le Sénégal sous Abdou Diouf’’.

On se rappelle aussi les gros détournements comme ceux intervenus impunément à la Croix rouge sénégalaise, à la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), à la Caisse de Péréquation et de Stabilisation des Prix, à la Société nationale de la Poste, à la Société nationale des Chemins de fer du Sénégal, etc. Il convient de signaler également ce décret 97-932 du 18 juin 1997, qui organisait la passation des marchés publics au niveau du scandaleux Projet de Construction d’Immeubles administratifs et de Réhabilitation du Patrimoine bâti de l’Etat (PCRPE). Décret ‘’corruptogène’’ qui suscitait et couvrait tous les forfaits, tous les crimes, et DIEU sait qu’il y en a eu.

Le Président Diouf a permis et couvert une autre forfaiture en autorisant, en 1992, ses proches collaborateurs, à recourir aux fameux accords secrets de pêche pour financer – c’était le prétexte – la réalisation de certaines infrastructures dans le cadre de la préparation de Sénégal 92 (le Sénégal devait organiser, cette année-là, la Coupe d’Afrique des Nations de football). Ces accords secrets de pêche, qui sont restés en vigueur plusieurs années après la Can 92, ont été pour beaucoup dans le pillage de nos maigres ressources halieutiques. Ils ont aussi enrichi trop facilement de nombreux Socialistes et proches du président Diouf.

La gouvernance de Diouf était jalonnée par de nombreux autres scandales, de nombreux crimes restés impunis. Le lecteur peut en avoir le cœur net en parcourant les pages 171-178 de mon livre « Abdou Diouf, 40 ans au cœur de l’Etat socialiste au Sénégal », Paris, L’Harmattan, 2009. Aux pages 165 et 166, il se rendra compte que, dans certaines circonstances, les hommes et les femmes politiques peuvent perdre leur contrôle et se laisser carrément aller. On se rappelle que le Président Diouf était un homme de mesure, un homme qui encaissait stoïquement les critiques les plus acerbes. Il lui arrivait cependant de sortir de ses gonds et de faire des déclarations qui ne ressemblaient pas au tempérament de l’homme. Il en était ainsi le 27 octobre 1998, à son retour de Paris où il s’était rendu pour répondre à une invitation du Président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius. L’opposition parlementaire l’y avait précédé pour manifester contre lui devant le Palais Bourbon. Initiative qu’il avait très mal prise et pour laquelle il avait fait cette grave déclaration, à sa descente d’avion au pays : « Je n’avais jamais pensé que je suscitais autant de haine de la part des ces leaders politiques. J’ai l’impression qu’ils ont à mon égard une haine forte. » Ce soir-là, les Sénégalaises et les Sénégalais ont découvert un Abdou Diouf hors de lui et s’étant départi de sa sérénité habituelle. Ils ont eu à découvrir le même Abdou Diouf les 25 et 26 février 1988, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de cette année-là. Malmené par les jeunes manifestants de la ville de Thiès, il les qualifia, à la mythique Place de France, de « Jeunesse malsaine ». Le lendemain, il régla son compte à l’opposition en lançant à son encontre la sévère mise en garde suivante : « Je croyais, j’espérais et je souhaitais avoir en face de nous, travaillant en direction de l’intérêt général du Sénégal, des patriotes sincères, démocrates, vertueux, des hommes de parole, de dignité et de respect. Mais j’ai en face de moi des bandits de grand chemin. Ce ne sont pas des Sénégalais dignes de ce nom, ils ont perverti la démocratie, bafoué et terni l’image de marque du Sénégal. Le peuple sénégalais ne le leur pardonnera jamais ; le 28 février donnez leur votre sanction pour cette mauvaise action. »  On pouvait aussi rappeler ses vives félicitations aux Forces de l’Ordre d’avoir réprimé violemment, en 1985, la manifestation de l’opposition contre l’apartheid et, par ricochet, la visite du dictateur Mobutu au Sénégal. Pourtant, elles avaient même fracassé un bras à Abdoulaye Faye du Pds.

Nous n’oublions pas, non plus, les nombreuses gaffes du candidat puis du Président Abdoulaye Wade, dont certaines mettaient même parfois en danger nos compatriotes à l’étranger. C’est ainsi que, lors de la Conférence africaine sur le racisme tenue à Dakar à partir du lundi 22 janvier 2001, le Président Wade, euphorique comme c’était souvent le cas déclarait : « Un Burkinabe subit en Côte d’Ivoire ce qu’un noir ne subit pas en Europe. » Cette déclaration mit les Ivoiriens dans tous leurs états et il a fallu un déplacement à Abidjan de Moustapha Niasse alors Premier Ministre, pour prévenir l’incendie. Et que dire de ses incessants appels à l’Armée à prendre le pouvoir, chaque fois qu’il ratait l’occasion d’y accéder ? Et de sa déclaration à Paris qu’il venait acheter des armes pour contenir nos voisins ? Face à ces déclarations, celle de Sonko est une peccadille puisque tous nos compatriotes de bonne foi savent qu’il ne fusillerait personne.

Pour revenir aux scandales, aux crimes économiques, nous en avons connu de toutes sortes avec la longue et nébuleuse gouvernance du vieux président. Nous en retiendrons quelques-uns : la rocambolesque rénovation de l’avion de commandement, le Flèche des Almadies, qui nous aura coûté à l’arrivée près de 30 milliards, pour une opération dont il nous assurait qu’il ne coûterait pas un franc au contribuable ; la gestion peu orthodoxe de ses fonds spéciaux illimités, notamment alimentés par des chèques destinés normalement au Trésor public ; le détournement sans état d’âme de quinze millions de dollars de ‘’fonds taïwanais’’, normalement destinés à la réalisation de projets sociaux ; les 40 véhicules de luxe du FESMAN détournés, avec la complicité de son ‘’conseiller spécial’’ d’alors ; le pillage systématique de nos maigres réserves foncières, distribuées à des hommes et à des femmes déjà nantis, au détriment de millions de Sénégalaises et de Sénégalais qui couraient derrière la plus petite parcelle pour se construire une maison ; les mystérieuses dizaines de milliards qui ont fait l’objet du fameux ‘’Protocole de Reubeuss’’, et qui ne seront jamais élucidés, etc. Il y en a bien d’autres, dont le moins grave pourrait le conduire en prison dans toute grande démocratie.

Son successeur a emprunté le même chemin et point n’est besoin d’insister sur le scandales-crimes qui jalonnent sa gouvernance : nous les vivons dans notre chair depuis bientôt sept ans. Ce sont tous ces crimes jusqu’ici restés impunis qui ont certainement fait sortir Ousmane Sonko de ses gonds. Son intention n’est sûrement pas de fusiller – ce qui n’est pas possible dans notre pays –  mais d’élucider ces crimes et de punir sévèrement leurs auteurs. De ce point de vue, il bénéficie de tous mes encouragements et a tout mon soutien. Je suis très réservé, par contre, par rapport à son intention annoncée de se rapprocher du vieux président-politicien. Je ne partage surtout pas son affirmation qu’il est le meilleur président du Sénégal. Il en est très loin. S’il a à son actif des réalisations – et quelles réalisations –, il a, à son passif, beaucoup de destructions. Placés sur les deux plateaux d’une balance, les destructions feront pencher lourdement celle-ci de leurs côtés. Il n’est surtout pas question que Sonko cherche refuge auprès de lui, comme l’annonce la presse. Qu’a-t-il fait de répréhensible pour chercher refuge auprès d‘un tel homme ? Quand on a pour cheval de bataille la bonne gouvernance, on ne peut pas s’acoquiner avec ce vieux politicien prédateur, qui serait bien indiqué pour symboliser la mal gouvernance.

Malgré sa déclaration malheureuse, qui peut arriver à tous les hommes, à toutes les femmes politiques, Ousmane Sonko doit garder le cap qu’il s’est fixé dès le départ, et refuser d’écouter les oiseaux de mauvais augure qui veulent le convaincre que, quand on sollicite les suffrages des Sénégalais, il ne faut pas leur tenir un langage de vérité crue. Ces gens-là sont les gardiens jaloux du statu quo, de l’odieux système vieux de 58 ans, dont les tares sont responsables du grand retard que nous accusons par rapport à des pays comme le Maroc et la Corée du Sud, qui avaient le même PIB que nous en 1960.

Dakar, le 18 octobre 2019

Mody Niang

 

 

 

 

21 Commentaires

  1. Que dire des autres CRIMES de sénégalais profitant de leur proximité avec divers financeurs à travers le monde et mécènes pour parler AU NOM DES PAUVRES SENEGALAIS qui sont dans le besoin. Ces fils et petits fils de marabouts, ces chanteurs très connus CRIMINELS, ces Niasse, Mbacké, Sy, Thioune etc qui, sous prétexte de Fondation ou de grands projets QUEMANDENT partout dans le monde pour « la formation des jeunes sénégalais », pour « vaincre la pauvreté » « pour les « projets de femmes sénégalaises » etc et vont ensuite détourner ces fonds dédiés qui n’arriveront JAMAIS aux prétendus bénéficiaires. Au Sénégal, on applaudit ces criminels.
    Monsieur SONKO, comme je vous l’ai déjà dit dans d’autres post. Abdoulaye Wade n’est pas fréquentable. Vous n’avez AUCUNE LEGITIMITE OU CREDIBILITE à aller chercher auprès de lui et de son fils. Abdoulaye Wade est le plus grand tricheur connu en Afrique, qui a (autre crime) publié un chiffon avec les fonds sénégalais sur les mathématiques. Il avait choisi ASSAS à paris pour présenter son livre muet dans l’actualité parisienne et dans les cercles d’avertis. Monsieur SONKO, au vu de l’histoire politique du Sénégal, faites votre chemin tout seul. De toutes les façons je fais partie des sénégalais qui ne vous feront pas de chèque en blanc.
    LE SENEGAL N’A PAS BESOIN D’HOMME PROVIDENTIEL (il n’y en a pas). NOUS ASPIRONS A DES INSTITUTIONS FIABLES ET JUSTES. Nous vous jugerons sur vos faits et gestes. Il ne s’agit plus dénoncer, même avec talent. ON EN MARRE AU SENEGAL….

    • FadiagneS t as bien saisi Sonko!On ne peut pas denoncer le danger que represente la pandemie du SIDA et du coup recommander aux populations de se nourrir de son virus a titre de prevention!wade est le symbole meme de ce qu il denonce et s allier a lui revient a eteindre le feu par de l huile!Cette alliance avec wade me fait douter de l homme car il fait comme dans le spectacle desolant du repostionnement incessant de nos hommes politiques.Macky declare avoir peche le plus gros poisson de Dakar,lui s enorgueillit d avoir peche le « satan » de la mal gouvernance!Entre un verre a moitie plein et un verre vide,je prefere le premier en d autre terme je prefere a des annees lumieres Macky a wade!wade s est separe de ses fideles des fideles non pas pour le Senegal mais pour son rejeton avec comme seul objectif l instauration d une dynastie!!!!Celui qui n est pas a meme de percevoir cela doit arreter son vacarme autour d une quelconque rupture-c est le moins que l on lui puisse dire!Je suis desole pour ceux qui continuent a croire encore en lui-c est un amateur!!!!

      Quant a Mody Niang rien a ajouter a sa contribution-c est un pleonasme que dire qu il est toujours pertinent!

      • Trop facile comme raisonnement ! Sonko ne peut pas s’allier avec Wade, mais Macky peut le faire avec Diouf et tous les socilaistes et anciens socialistes comme Niass qui ont mis ce pays à genoux. A vrai dire ces socialistes ont plus fait de mal que Wade. Ils ont détruit les valeurs, pillé l’économie, démoralisé les sénégalais. Pas d’école (j’ai connu l’année blanche d’autre ont connu l’année invalide), pas de système de santé (pas de construction d’hôpitaux, en plus ils libéralisent le système de santé, laissant les pauvres sans défense). Je peux comprendre que vous ne votiez pas du tout. Mais dire que vous préférez voter Macky, parce que Sonko s’allier avec Wade, c’est absurde. C’est faire semblant d’oublier que Macky lui même a travaillé durant de longue années avec Wade. Et que si Wade est le Mal, Macky n’est pas aussi loin de ce Mal. Sonko lui n’a encore ni travaillé avec Wade, ni avec Diouf. Il cherche juste les moyens de sortir le pays de sa torpeur. Comment peut-il gagner sans s’allier avec d’autres partis, même s’il ne partagent pas forcément la même idéologie ? C’est ça la question. La coalition qui nous dirige est sûrement la plus hétéroclite de notre histoire : des socialistes pilleurs, des marxistes et maoistes pour qui tous les moyens d’accéder au pouvoir sont légitimes, y compris la violence, des libéraux voleurs. Mais vous préférez quand même ces gens à quelqu’un qui n’a jamais exercé le pouvoir et dont on se sait pour le moment comment il gouvernera. Sonko pense à une alliance électorale qui est le seul moyen de faire partir Macky, pour le moment il ne s’agit pas d’alliance de gouvernement. Ne faites pas semblant de ne pas le comprendre. Je pense plutôt que vous êtes un Mackysard qui se cache. Car dans la vie politique sénégalaise, il n’y a pas que Sonko ou Macky. Si vous n’êtes pas mackysard, pourquoi pas citer un autre candidat de l’opposition qui serait plus crédible que Sonko. Vous ne tromperez personne. Chacun son choix. Les Sénégalais conscients soutiennent Sonko dans sa démarche. Wade n’est certes pas un Saint. Mais ce ne fut pas non plus un Diable. Il a ses qualités et ses défauts. En tout état de cause ses prédécesseurs ne l’était pas non plus. Son successeur non plus. Mais dans tous les cas, il reste aussi, jusqu’à preuve du contraire le meilleur Président que le Sénégal ait jamais connu.

        • Dial Diop l alliance avec wade n est rien d autre que la caution de la dynastie !Des membres du PDS pas des moindres qui ont tout donne a ce parti se voit clouer au pilori parce qu ils ont refuse de marquer les pas dans l impasse!C est karim ou personne semble leur retorque l ancien timonier bleu!Sonko prepare un delicieux couscous et comme « laaloh » il ne trouve rien d autre que du sable!!!!C est tout simplement pathetique!!!!.Ce vieux qui dit aux jeunes qu ils n ont pas besoin de travailler pour reussir mais leur conseille de faire dans de l arnaque!Et malheureusement ils semblent l ecouter au vu du taux de criminalite galopant a Dakar!!!!Ce n est pas avec un tel personnage que nous aurons la rupture qu appelle Sonko de ses voeux!wade est le pape de la mal gouvernance s appuyer sur lui voudra dire « remixer l alternoce »!!!!pour ta gouverne le seul president pour lequel j ai vote au senegal a ete wade et du fond du coeur je le regrette amerement!N eut ete l elan populaire du 23 juin 2011 ,son « raw gaddu » allait passer et de fait nous allions avoir un president avec juste 20% de votant!Celui qui a fait du mensonge,de la corruption et du nepotisme, sa religion ne peut pas etre l allie de Sonko .L agenda de wade n est rien d autre que la dynastie avec karim si ce que veut Sonko alors laisse moi avec Macky et je l assumerai devant l histoire!!!!

        • Je pense que vous partez sur une fausse base. Il n’est pour l’instant pas question d’alliance entre Sonko et Wade primo. Secundo, je pense qu’il y a plus important à discuter que d’une visite de Sonko a Wade. Solutions et bien d’autres livres sont sortis, quels sont les propositions de chaque candidat. Sonko a même accusé quelqu’un d’avoir détourné 94 milliards et ça n’emeut personne?

          Nous faisons aussi partie des problèmes de ce Sénégal, non seulement par notre indiscipline mais aussi par notre incapacité à discuter des choses importantes et à nous focaliser sur des supputations sans intérêt pour le pays.

        • Je te recommande fortement toutes les contributions de Mody Niang sur la wadesie-t as du hyberner pendant les 12 annees de l « alternoce » pour te reveiller dans le « Macky », si c est le cas tu es excuse!!!

          Sonko de mon point de vu, depuis le president Dia est le candidat qui m a le plus capte,mais croire qu il va nous sortir des tenebres avec des ampoules grillees est tout simplement desesperant!Il peut et doit s adresser aux senegalais de tout bord decus de la politique telle quelle est pratiquee de 1960 a nos jours.Son recours a l ancien timonier bleu traduit de son empressement qui denote de sa mauvaise lecture des alliances!Avec wade c est la dynastie ou la dynastie,ceux qui l ont pratique pendant plusieurs decennies peuvent confirmer mes propos.Ce qu il a refuse a Idy,Macky,Farba Senghor,Samba Mboup,Madicke Niang ce n est pas a Sonko qu il l offrira!La meilleure place d un agneau n est pas dans la gueule du Loup!

          Merci pour ta passion pour Sonko mais attention aux alliances ,car il s agit pas de faire partir Macky pour un maquis de la dynastie-notre combat est pour la REPUBLIQUE!

          • Encore une fois, vous partez sur une fausse base et persistez dans cette direction. Il n’est pour l’instant pas question d’alliance Sonko-Wade. Lorsque cela sera le cas, nous pourrons en discuter du bien fondé.

            Je n’ai pas besoin d’aller relire les contributions de Mody pour remettre au fait de la mauvaise gestion de Wade. Ce n’est pas pour autant que ses conseils ne sauraient avoir de la valeur pour un jeune sénégalais engagé en politique. Wade a quand même duré dans l’opposition et vu son âge ses conseils pourraient être bienvenus.

            Pour finir, je voudrais préciser que je n’ai pas une “passion” pour Sonko. Je pense que sa candidature est de qualité tout comme celle de Adjibou Soumare ou d’Abdou Mbaye. A votre place, si je pensais que Sonko ne répondrait pas à mes attentes, je commencerai à chercher un autre candidat, sans trop m’étendre sur des supputations d’alliances Wade-Sonko.

  2. Je m’attendais à une analyse plus percutante, mais à la place c’est une kyrielle de faits isolés, véritables épiphénomènes qu’il nous sert ! Et puis son analyse est COMPLETEMENT BIAISEE ! COMMENT PEUT ON FAIRE UNE ANALYSE OBJECTIVE DU SYSTEME EN OMETTANT VOLONTAIREMENT D Y INCLURE UNE DE SES COMPOSANTES REPRESENTEE PAR LA CLASSE MARABOUTIQUE A TOUBA ET TIVAOUANE. Non seulement ces marabouts ONT TOUS ET CONTINUENT DE BENEFICIER DES RETOMBEES DU « SYSTEME » (vastes étendues de terres que l’on confisque à de pauvres propriétaires légitimes et que l’on donne aux khalifes généraux, les valise et mallettes d’argent que l’on leur donne, etc.) mais qu’ils ONT LARGEMENT CONTRIBUE AU RENFORCEMENT DU « SYSTEME » en DONNANT DES CONSIGNES DE VOTE, OU MEME EN FINANCANT LES ACTIVITES DE CERTAINS POLITICIENS ! CETTE TRADITION SE CONTINUE JUSQU A PRESENT AVEC LE PASSAGE OBLIGE DE TOUS LES CANDIDATS A TOUBA OU TIVAOUANE OU MEDINA BAYE etc.
    Sonko également OMET SCIEMMENT CETTE CLASSE MARABOUTIQUE (composante essentielle du système), mais en PARLANT DE DESTRUCTION DU « SYSTEME » IL S AGIRA NON SEULEMENT D ENLEVER LES POLITICIENS ACTUELS DE LA SCENE, MAIS EGALEMENT D ANEANTIR L ARCHITECTURE DE LA CLASSE MARABOUTIQUE ! Et cela il ne peut y songer que de par endoctrinement que beaucoup suspectent en lui, c’est à dire le SALAFISME. Et là en bon menteur/manipulateur (attitude caractéristique des salafistes) IL PRETEND QUE FUSILLER TOUS LES PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE QUI SE SONT SUCCEDES NE SERAIT PAS HARAM, mais que dans son subconscient il pense également que FUSILLER TOUS LES KHALIFES GENERAUX DES TARIKHAS QUI SE SONT SUCCEDES NE SERAIT PAS HARAM. Mais cela il n’a pas le courage de le dire, maintenant, mais une fois au Pouvoir (que Dieu nous en garde) il désarticulera d’une manière ou d’une autre l’architecture religieuse en place (en mettant en place un ministère du culte par exemple) avec tous les risques de dérapage et de guerre civile possibles ! Cette architecture présente nous a préservé de l’arrivée de boko haram, aqmi chez nous ! En s’écroulant le résultat c’est un chaos social et la légitimisation de l’épanouissement des islamistes chez nous. C EST EN CELA QUE RESIDE L APPREHENSION QUE CERTAINS SENEGALAIS ONT VIS A VIS DE OUSMANE SONKO. C EST UN INDIVIDU A QUI ON NE DOIT EN AUCUN CAS CONFIER LES DESTINEES DE LA NATION §

    • en tout cas cette « classe maraboutique » cautionne tout lol lol tout ce qui leur interesse c’est l’argent et la femme. Sonko ne peut pas faire pire qu’eux.

    • Appairemment tt un chakun à droit de dire tout ce kil voulais meme si on ignore à ce kon avance.dailleur moi je voit que seul sonko qui peut consolide le systeme avc une alternative.

  3. Macky Sall doit partir. C’est une évidence. Il a pillé ce pays, détruit la justice, installé l’inégalité des sénégalais sur le plan social et économique, il a fabriqué de nouveaux riches qui se croient tout permis, le chômage est endémique, les agressions et meurtres quotidiens, l’école est de plus en plus de mauvaise qualité, la santé n’en parlons même pas, nos centres de santé sont des mouroirs, l’espoir est perdu. Sonko nous propose de restaurer la dignité des sénégalais en mettant par terre la corruption organisée au haut niveau, les passes droit, les forfaitures, l’élimination d’opposants par des moyens antidémocratiques. Comment peut-il y arriver s’il n’a pas le soutien large des Sénégalais ? S’il gagne avec l’aide de Wade, nous en seront heureux. Mais s’il gagne avec l’aide de Wade et d’autres, c’est lui qui gouvernera, car l’élection présidentielle est une élection individuelle. On élit pas un ticket ou que sais je encore. On élit un homme (ou une femme). Ceux qui ont voté pour lui auront des aspirations différentes. Moi je vote pour Sonko parce que je souhaite une réforme radicale de nos institutions. Je pense que c’est le seule qui peut réussir dans le champ politique sénégalais actuel. Nous sommes un pays pauvre mais l’essentiel de nos ressources sont accaparé pour entretenir des « institutions » complètement inadapté à notre pays et à notre niveau de développement. Il faut réduire le train de vie de l’Etat et consacrer l’argent économisé à la construction d’infrastructures sociales, éducatives, sanitaires, routières, etc. Les Directeurs généraux doivent avoir des conditions très bonnes de travail mais avec des salaires raisonnables, qui correspondent à notre niveau de développement. Je vote pour Sonko parce que j’ai espoir qu’il agira sur ces question de l’inadéquation de nos institutions et que celles ci fonctionneront mieux, en moins dépensières. D’autres votent pour lui pour d’autres raisons. C’est ainsi.
    Ce qui est clair, c’est que personne ne peut gagner et mettre en oeuvre un programme politique s’il ne s’allie pas avec des gens même s’ils ne partagent totalement la même vision. L’essentiel c’est d’être fort pour appliquer sa politique. Macky s’est montré trop faible avec les Tanor et Niass, pour pouvoir réformer. C’est trop tard, il ne peut plus faire marche arrière, il ne fera que nous enfoncer. Dommage car il avait le potentiel au moment où il était élu. Donnons maintenant la chance à Sonko. Donnons cette chance de changer positivement ce pays qui nous est tous cher.

  4. En tout cas une immense suspicion sur Sonko grandit de jour en jour dans le pays. Je connais même des gens qui le soutenaient qui prennent maintenant leur distance… Attention quand les Sénégalais commencent a douter, ils peuvent sanctionner sévèrement Sonko en 2019….

    • Moi je connais des gens qui le détestaient au début, qui le soutiennent maintenant parce qu’ils ont désormais compris que c’est la meilleure voire la seule alternative. Attention, les Sénégalais commencent à réfléchir, ils vont massivement voter Sonko en 2019

  5. Je pense qu’il est sage d’attendre et de voir ce que va dire Sonko apres sa visite au Qatar.On spicule pour rien.
    Wade a une vengeance a prendre sur Macky.Quoi qu’il en soit Sonko elle le meilleur candidat pour notre pays.

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