Les gènes modifiés bloquant le parasite responsable du paludisme ont réussi à passer d’une génération de moustiques à l’autre…

Modifier génétiquement des moustiques pour qu’ils transmettent à leur progéniture des gènes bloquant le parasite responsable du paludisme, c’est ce que qu’ont réussi à faire des chercheurs de l’université de Californie. Leurs travaux ont été publiés lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS, lien en anglais).

Un nouveau pas vers l’éradication du paludisme
Avec un taux de transmission de 99,5 %, « ces résultats sont vraiment prometteurs car ils montrent que cette technique d’édition génétique peut être adaptée pour éliminer le paludisme », a estimé Anthony James, professeur de biologie et de génétique moléculaire à l’université de Californie.

Qualifiant cette expérimentation de « premier pas significatif », il a souligné que d’autres expérimentations seraient nécessaires pour confirmer l’efficacité des anticorps. Des études sur le terrain à grande échelle devraient être menées par la suite.

1 million de décès par an
De précédents travaux avaient démontré ces dernières années, notamment en 2010, qu’il était possible de modifier génétiquement des moustiques afin de lutter contre la maladie.

Le paludisme est l’un des principaux défis de santé publique dans le monde, avec plus de 40 % de la population vivant dans des régions à risque.

Entre 300 et 500 millions de nouveaux cas sont enregistrés chaque année et près d’un million de personnes en meurent annuellement. Les victimes sont surtout de jeunes enfants et des femmes enceintes, pour la plupart en Afrique subsaharienne, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies.
santepost

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