Pape Ibrahima Diakhaté: « Je demande l’abrogation de la loi Ezzan et la réouverture du dossier de l’affaire Sèye »
Imprimer Envoyer a un(e) ami(e)Après l’interview accordée au journaliste d’investigation Abdou Latif Coulibaly devenu entre temps le ministre chargé de la Bonne Gouvernance, dans le cadre de son livre intitulé « Affaire Me Sèye: un meurtre sur commande » en 2002, Pape Ibrahima Diakhaté, un des prisonniers graciés dans l’affaire Me Sèye sort encore de son mutisme. Le quotidien « Grand Place » dans son édition du jour rapporte une interview de l’ancien compagnon de Clédor Sène, dans laquelle il fait de graves révélations.

Si le remords pouvait tuer, Pape Ibrahima Diakhaté ne serait plus de ce monde. Emprisonné en 1993 pour avoir participé à l’assassinat du vice-président du Conseil Constitutionnel , Me Babacar Sèye, l’ex ami et complice de Amadou Clédor Sène est rongé par le regret d’avoir été dans le véhicule ce 15 mai 1993, révèle le quotidien « Grand’Place ». Dans une interview accordée dans les colonnes de « Grand’Place », il dit être victime d’une instrumentalisation de la part de Me Wade, l’ancien président de la République qui a profité de leur jeune age. « Wade est mauvais. Gorgui nous a dit que Me Sèye était son pire ennemi » dira-t-il. Il n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur sur les souteneurs de Wade: Abdoulaye Faye, Ousmane Ngom, Madické Niang, Samuel Sarr et la famille de Wade qui étaient tous au courant de l’attaque. Il dit que c’est l’arme de Samuel Sarr qui a tué Me Sèye. « Jétais le cerveau des attentats à la voiture piégée en 1988. L’affaire Me Sèye a fait foirer un plan de guerre civile. » révèle Pape Ibrahima Diakhaté. Et l’ex ami de Clédor Sène d’ajouter que Gorgui a voulu le liquider comme il a cherché à le faire avec Talla Sylla. Il n’a pas manqué d’égratigner Abdou Latif Coulibaly. Il estime que ce dernier a trahi sa confiance.














Haro sur un autre maître-chanteur ou maître-menteur……
Si le remords te tenaille, rien n’empêche d’aller voir le procureur et de demander à être entendu…
Quand on a des couilles, il faut le montrer…
A défaut de grives, on mange des merles ! Dans très peu de temps, les Sénégalais vont constater que les enquêteurs ont fait fausse route dans ce vilain feuilleton dit « traque des biens mal acquis ». Pour détourner l’attention de ceux qui attendaient de voir des têtes joncher les rues de Dakar pour avoir , nous disait-on piller les deniers de l’Etat, on nous sert cette histoire dont les tenants et aboutissants ont été publiés dans toute la presse, après la parution de Latif Coulibaly.
Quand bien même on souhaiterait l’ouverture du dossier, sur quels faits nouveau s’appuierait-on pour la justifier juridiquement ?
Après l’affaire des « voleurs » qui auraient proposé de transiger que M° Moussa Félix Sow a voulu faire gober aux Sénégalais, il fallait trouver un autre subterfuge de diversion , en attendant que les instances de la CEDEAO rejettent les mesures prises contre les anciens ministres du défunt régime , les empêchant de sortir du territoire Nationale, en violation totale des règles au niveau de l’organisation sous régionale.