XALIMANEWS : Dans le souci de redynamiser la Fédération Internationale des Sénégalais de la Diaspora, Pape Sarr le SG Ad-hoc ne lésine pas sur les mots pour mettre en reliefs les difficultés des sénégalais la Diaspora. C’est ainsi qu’il invite tous les sénégalais de l’extérieur de s’unir et de participer au Congrès de Nantes afin d’améliorer leur situation.
Voici in extenso le communiqué du Secrétaire général:

SE RETROUVER A NANTES ET RECOMMENCER, LA FSD DETRMINEE A ORGANISER LA DIASPORA

Les journées du premier congrès de la FSD à Washington les 28, 29, et 30 Juin 2013 ont permis de mettre en place une fédération prometteuse avec un contenu bien pensé, des textes rigoureux et une équipe de gouvernance sur laquelle reposait beaucoup d’espoirs. Mais le spectre de la division fruit des sempiternelles querelles de leadership a semé comme dans toutes les ambitions d’organisations africaines les germes de l’inaction et de l’invective gratuite. Et la FSD est vite tombée en léthargie. Elle s’est endormie de 2014 à 2018, après de vaines querelles et la quasi désertion de l’ensemble des membres du CA, lassé de voir temps d’efforts finir dans des histoires sans fin et sans morale positive. Il y’a pourtant eu du bon dans la production de quelques administrateurs convaincus du bienfondé de cette organisation internationale. Et entre quelques soubresauts d’une organisation en dormance la FSD a proposé sa pétition de 2015 appelant l’état du Sénégal à octroyer à la diaspora sénégalaise ses propres députés. Et puis le premier exercice est arrivé à son terme en mars 2015, sans gloire aucune, rien de réussi, pas de récépissé déclaré, pas de règlement intérieur, aucune cotisation, et des membres inertes et courroucés. Autant dire que la FSD n’a vraiment rien fait après Washington. Depuis 6 mois des administrateurs motivés par le projet de toujours de la FSD ont pris sur eux le pari de massifier et de redynamiser la Fédération Internationale des Sénégalais de la Diaspora. Plusieurs personnes se sont engagées en Espagne, en France, en Italie, aux USA, etc. et ont fait le pari d’élargir les comités régionaux, surtout aux pays africains recelant certainement le plus gros contingent de la diaspora sénégalaise. Et la mayonnaise a pris, profitant d’une recrudescence des meurtres de sénégalais en Europe et en Afrique, mais aussi de cette crise économique mondiale latente qui n’épargne aucun pays de résidence de nos compatriotes. De 14 pays présents au Congrès constitutifs de Washington, on est vite passé à 67 pays pressentis pour participer aux travaux du Congrès de Nantes prévu les 28, 29, et 30 Juin 2018. Nantes parce que le Secrétaire Permanent sortant que je suis y vit depuis 27 ans. Nantes parce que la ville de Nantes, magnifiant son jumelage avec la Ville de Rufisque au Sénégal, organise un « temps fort Sénégal » faisant de la capitale ligérienne, l’hôte de plusieurs événements autour du Sénégal. Le mois de Juin 2018 est de fait le mois du Sénégal à Nantes en 2018. L’État du Sénégal peine encore à trouver sa place dans ce qui semble être un congrès d’une organisation qui s’est fait entendre dans la tourmente et dans les tumultes. Ainsi à 4 jours de l’événement, nos lettres au gouvernement et à plusieurs administrations restent sans retour. Qu’importe, cette fois la diaspora prend vraiment le pari de s’unir, elle devra réussir le pari de créer une force économique efficiente et prompte à agir pour un meilleur accompagnement dans les pays d’accueil pour nos compatriotes expatriés, mais aussi une force d’investissement et de production suffisamment importante pour participer à l’accélération de la croissance économique. C’est le prix à payer pour se faire respecter et pour obliger désormais les autorités du Sénégal à systématiser la prise en compte de la diaspora dans ses politiques publiques. la promotion et la protection des Sénégalais de la Diaspora devra commencer par les sénégalais de l’extérieur eux même. Nous avons à cœur de mettre en place les outils de notre propre assistance, et d’une retraite décente quand c’est le cas, pour la réussite de notre réinsertion versus « repatriation » dans le Sénégal de nos aïeux. Et si par malheur la mort frappe nos concitoyens dans ces chemins de la migration, la FSD entend insuffler un rapatriement de corps systématique, se basant sur nos leviers d’assurance et se référant à la loi Bourguiba en Tunisie pour que plus jamais les sénégalais qui décèdent à l’étranger ne soient tributaires de quêtes incertaines pour retrouver la terre de leurs ancêtres. Enfin la prise de conscience de notre rôle incontournable dans l’équilibre de la balance des paiements nous oblige à exiger plus de respects, et à nous réorganiser encore et encore pour être enfin maître des décisions sur cette quinzième région tant chantée, mais qui peine malgré ses grands flux financiers en direction du Sénégal, à maîtriser les chaînes de valeur et les filières. Jusqu’ici on se contente d’assister impuissant à cette gouvernance verticale qui nous impose nos députés et généralement nos représentants au nom d’une logique politique insensée. Nantes tiendra son Congrès contre vents et marées et prendra acte de l’implication ou non des acteurs conviés dans sa marche future. L’avenir n’est certainement pas une fatalité, nous avons le devoir de la construire. Nous en avons les moyens. Assurément.

Pape SARR SG Ad-hoc de la FSD

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