Xalima News: Philippe Troussier est formel. Le Japon ne passera pas le second tour de la prochaine coupe du monde. Dans un entretien accordé à Goal. Com, l’ancien entraineur des « Samouraïs bleus » indique que les Nippons ne feront pas le poids devant des adversaires comme le Sénégal, la Colombie ou encore la Pologne.

A presque deux mois de la coupe du monde 2018 prévue en Russie, le Japon s’est séparé de son entraineur Vahid Halilhodzic. Le président de la fédération japonaise de football remet en cause les « méthodes » du technicien franco-bosnien pour justifier une telle décision. Mais ce changement inattendu risque plutôt de plomber la préparation du Japon, logé dans la poule H en compagnie du Sénégal, de la Pologne et de la Colombie. « J’aurais été inquiet même si Vahid était resté. Parce que les Japonais ont l’impression que le groupe composé du Sénégal, de la Colombie et de la Pologne est un groupe facile », a fait savoir Philippe Troussier.

Sélectionneur du Japon de 1998 à 2002, le technicien français avait conduit les Nippons jusqu’en huitième de finale. En se basant sur son expérience, Troussier estime que le calendrier n’est pas favorable à la bande à Shinji Kagawa pour exister dans ce groupe H, très relevé à son avis. « Les médias japonais m’ont demandé si je voyais leur sélection passer. Vahid était encore là, mais je leur ai dit non, le Japon ne passera pas. Parce que le calendrier n’est pas favorable. Ils vont jouer la Colombie d’entrée, puis le Sénégal et la Pologne. Et sur le papier, le Japon n’a pas les réponses à donner à ces sélections-là », a détaillé le technicien de 63 ans, qui a eu à entraîner des équipes comme la Côte-d’Ivoire, le Nigéria, le Burkina Faso ou encore le Maroc.

En confiant la sélection à Akira Nishino (ancien international, 12 sélections, 1 but entre 1977 et 1978), le patron du football japonais espère plus qu’une figuration en terre russe. « En choisissant un profil de technicien qui connaît mieux l’équipe, nous voulons améliorer nos chances de gagner au Mondial. Même si ce pourcentage n’est que 1 à 2% », avait déclaré Kozo Tashima, président de la fédération japonaise de football. Mais pour Philippe Troussier, c’est déjà perdu d’avance. « Bien sûr que le football ne se joue pas sur le papier. Mais je maintiens ce que je dis : que l’équipe soit dirigée par Vahid ou par un entraîneur japonais, elle aura de grandes difficultés cet été. Je ne vois pas le Japon se qualifier pour le deuxième tour », a martelé Troussier.

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