Ils estiment que cette décision est contraire à la clause de la Constitution américaine prévoyant égalité de protection pour tous ses citoyens.

Quinze Etats américains et la capitale fédérale, Washington, ont porté plainte, mercredi 6 septembre, contre la décision de l’administration Trump de mettre fin à la protection juridique dont bénéficient quelque 800 000 jeunes immigrés sans papiers, a fait savoir le ministre de la justice de l’Etat de New York.
Dans un communiqué, Eric Schneiderman a annoncé avoir déposé cette plainte devant le tribunal fédéral de Brooklyn au nom de la capitale Washington D.C. et de quinze Etats, dont plusieurs du nord-est (Connecticut, Massachusetts, Pennsylvanie), mais aussi du sud (Virginie, Caroline du Nord) ou de l’ouest du pays (Oregon, Washington, Hawaï).
La Californie, qui compte le plus grand nombre de ces jeunes surnommés « dreamers » (« rêveurs »), ne fait en revanche pas partie des Etats associés à cette plainte, même si son ministre de la justice s’est dit lui aussi « prêt à aller devant les tribunaux » pour les défendre.

Contraire à la Constitution
La plainte affirme que la décision annoncée mardi par le ministre de la justice américain Jeff Sessions de mettre fin à la protection juridique dont ces jeunes bénéficient dans le cadre du programme DACA (pour Deferred Action for Childhood Arrivals) était contraire à la clause de la Constitution américaine prévoyant l’égalité de protection pour tous ses citoyens.
La décision du président Donald Trump « viole la clause car elle est discriminatoire envers les dreamers d’origine mexicaine, qui représentent 78 % des bénéficiaires du programme », a fait valoir M. Schneiderman, tout en rappelant que quelque 42 000 bénéficiaires du DACA résidaient dans l’Etat de New York. « Il est clair que la fin du DACA causerait beaucoup de tort économique à New York et que cela résulte des préjugés anti-Mexicains du président Trump », a-t-il ajouté.

Source: lemonde.fr

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