Le plus affligeant n’est pas que le président Donald Trump ait utilisé des termes remplis de haine à plusieurs reprises pour qualifier les pays d’origine des immigrés. Et ce faisant, provoqué un tollé dans le monde entier et une vague d’indignation. Si ce comportement est pitoyable et inquiétant à la fois, c’est parce que cela n’est pas une première et surtout parce que cela vient du président de la plus grande démocratie. Tant que ce racisme ordinaire ne dépassait pas le périmètre de la clinquante Trump Tower, cela pouvait prêter à sourire. Mais lorsque ces propos sont prononcés au nom des Etats-Unis d’Amérique par celui qui est à sa tête, ces dérapages répétés deviennent problématiques. A tel point que l’organisation des Nations unies les a qualifiés de «racistes».

De sa campagne à son élection-surprise qui a stupéfait le challenger d’Hillary Clinton lui-même, si l’on en croit les bonnes feuilles du dévastateur ouvrage qui vient de lui être consacré, le racisme a depuis toujours été le fil conducteur du discours et des actes du président d’opérette. Pendant longtemps, bien avant de se lancer dans la course à la présidentielle, l’homme d’affaires Trump a animé une campagne aux relents racistes contre le Président Obama, contestant sa nationalité américaine et mettant en doute la validité de son certificat de naissance. Il l’a même accusé d’être un musulman, comme si cela était un crime le cas échéant. Après, il s’en était pris plusieurs fois, en juin 2015 lors de son discours d’entrée en campagne, aux « violeurs » mexicains et aux « sales types » d’immigrés latinos, établissant un lien farfelu entre immigration et criminalité.

Le candidat Trump s’était aussi attaqué au père du capitaine Humayun Khan mort pour les Etats-Unis en Irak en 2004, dans un pays où les militaires jouissent d’un très grand respect. Avocat d’origine pakistanaise, celui-ci avait reproché à Trump son projet d’interdire aux musulmans l’entrée aux Etats-Unis. En guise de réponse, Trump avait trouvé intelligent d’insinuer que la mère du capitaine avait été forcée au silence en raison de sa religion musulmane. D’un autre citoyen américain comme lui, le juge Curiel, il avait aussi dit qu’il était partial à son égard dans la procédure judiciaire pour fraude qui visait l’ex-Trump University, parce qu’il était d’origine mexicaine. A cette galéjade toute trumpienne, le Républicain le plus gradé, Paul Ryan, avait rétorqué que « prétendre qu’une personne ne peut pas faire son travail en raison de son origine est un cas d’école de commentaire raciste ».

A diverses occasions, Trump s’est montré complaisant vis-à-vis de l’extrême-droite américaine et ambigu avec des dirigeants de la droite nationaliste et identitaire qui l’ont soutenu durant sa campagne. Mettant notamment du temps pour désavouer publiquement le soutien de David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan. Et après les violences de Charlottesville du 12 août 2017, où un néo-nazi avait volontairement percuté en voiture des militants antiracistes, Trump n’avait pas voulu condamner clairement les militants xénophobes et avait préféré mettre dos à dos les deux parties.

Voilà un président simpliste qui réussit à engager un bras de fer avec les populaires joueurs de football américain du National football league. Majoritairement noirs, ces derniers dénoncent les violences policières et les tensions raciales en posant genou à terre pendant l’hymne national. Comme les athlètes noirs africains étaient montés, le poing fermé, sur le podium du 200 m masculin des JO de Mexico en 1968, en signe de protestation contre le racisme aux Usa. Un bras de fer interprété comme un préjugé envers un sport davantage prisé par les Noirs.

De la même manière que la farouche bataille judiciaire de Donald Trump pour restreindre l’entrée aux frontières des Etats-Unis des musulmans a été jugée discriminatoire et controversée par les juges et l’opinion américaine. Heureusement pour les Etats-Unis, l’Afrique et les Noirs qu’il foule du pied toute la sainte journée, font une saine distinction entre un vieux blanc raciste, ignorant et de surcroît soupçonné de complot avec la Russie et le grand pays que sont les Etats-Unis d’Amérique. Ses déclarations odieuses et abjectes ne représentent pas les Etats-Unis mais bien un ancien monde raciste et xénophobe qui a vocation à disparaître, tout comme l’erreur de son élection à la tête de la plus grande démocratie. L’Afrique est un beau continent, ouvert à tous, prometteur et en pleine expansion, rempli de valeurs humaines et de magnifiques habitants qui ont vocation à se déplacer et à s’établir partout dans le monde. Comme les Européens qui ont immigré vers le Nouveau Monde et l’ont transformé.

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2 Commentaires

  1. Stop les discours et longs textes inutiles de negros et negresses toujours à la défensive qui pleuvent depuis des siècles sans rien changer. Le temps de la parole est passée depuis l’époque de la negritude de Senghor et Césaire et tant d’autres. Avant eux, il y’ avait le temps du discours de l’abolition de l’esclavage avec de brillants et vaillants comme Frédéric Douglas. Depuis 60 ans maintenant les negros ont eu le temps de l’action qu’ils revendiquaient. Et qu’est-ce que cela a accouché? Une immigration massive incontrôlée vers les pays occidentaux, des aides et dont financiers à n’en finir, des assistances techniques médicales et d’infrastructures dans tous les secteurs, la preuve qu’ils sont des incapables. Et vous voulez que Trump et les anciennes puissances coloniales les respectent? Les occidentaux ont trouvé l’Amérique du Nord vierge et ils l’ont transformé en moins de 400 ans alors que l’Afrique existe depuis des milliers d’années. Laissez Trump exprimer son mépris au même titre que les africains réfléchis comme moi. C’est le temps de l’action, pas des discours inutiles. En espérant que je vous ai réveille de votre sommeil profond.

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