Des millions d’Africains meurent chaque année après avoir respiré des fumées de cuisine

Cuisiner un bon boulefaf marocain ou un délicieux mafé sénégalais peut tuer ! Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 4 millions de personnes, dont beaucoup d’enfants, meurent chaque année après avoir respiré des fumées de cuisine. Des décès qui s’expliquent essentiellement par l’utilisation de certains combustibles et le choix de méthodes de cuisson qui entraînent de forts niveaux de pollution de l’air.

Alors que des centaines de millions de téléspectateurs suivent avec intérêt les émissions culinaires, plus de 3 milliards de personnes risquent leurs vies en faisant la cuisine. Pourquoi ? Parce qu’elles font notamment cuire leurs aliments au moyen de combustibles solides (à savoir le bois, les résidus agricoles le charbon et le charbon de bois) et du pétrole. Autant de produits qui libèrent beaucoup de particules fines capables de pénétrer facilement dans nos poumons. Ces particules peuvent même être à l’origine de certaines maladies cardiovasculaires comme la pneumonie, la bronchopneumopathie chronique obstructive, l’accident vasculaire cérébral (AVC), le cancer du poumon…

PLUSIEURS EFFETS SUR LA SANTÉ… ET LA PLANÈTE

De façon plus générale, les particules fines et autres polluants présents dans les fumées de la cuisine provoquent l’inflammation des voies respiratoires et des poumons. Pour l’OMS, « certaines données prouvent les liens entre la pollution de l’air à l’intérieur des logements et le faible poids de naissance, la tuberculose, la cataracte et certains cancers ».

Les combustibles qu’on utilise pour faire la cuisine sont même dangereux pour la planète. Toujours selon l’OMS,  les émissions des poêles à faible efficacité énergétique contribuent à la pollution de l’air extérieur et accroissent la vitesse du changement climatique. En même temps, des scientifiques américains ont démontré que la préparation d’un rôti détériore la qualité de l’air de votre logement. Ces chercheurs ont même découvert que les particules libérées dans étaient supérieures à celles qu’on retrouvait dans les rues de New Delhi, l’une des villes les plus polluées du monde !

Source : Allo Docteurs/Africa

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