Donald Trump et Angela Merkel se sont rencontrés pour la première fois, vendredi, à la Maison Blanche. Les deux dirigeants ont évoqué leurs partenariats commerciaux et l’avenir des relations transatlantiques.

Sur le fond comme sur la forme, tout les oppose. L’austère chancelière allemande Angela Merkel et le tonitruant président américain Donald Trump se sont rencontrés pour la première fois, vendredi 17 mars, à la Maison Blanche, à Washington. Les deux dirigeants ont tenu une conférence de presse, après s’être entretenus en privé.

Le président américain a rappelé l’engagement total des États-Unis envers l’Alliance atlantique et s’est félicité de savoir que l’Allemagne comptait augmenter ses dépenses en matière de défense “jusqu’à atteindre 2 % du PIB”.

Angela Merkel, comme d’autres dirigeants de l’Union européenne, n’a pas caché son inquiétude face au protectionnisme affiché par la nouvelle administration américaine.

Sur ce point, Donald Trump a tenu à souligner qu’il ne croyait pas au protectionnisme mais qu’il fallait que les échanges commerciaux soient plus équilibrés. Et il s’est dit certain que le commerce avec l’Allemagne allait se poursuivre “fantastiquement bien”.

Le président américain a pourtant menacé d’imposer des taxes aux constructeurs automobiles allemands et l’un de ses conseillers, Peter Navarro, a accusé Berlin de profiter d’avantages commerciaux indus grâce à un euro faible.

De nombreux désaccords

Outre le commerce, les deux pays s’opposent sur la question des réfugiés et la question a été abordée vendredi, ont précisé les deux dirigeants, sans entrer dans les détails. Mi-janvier, Donald Trump avait qualifié d'”erreur catastrophique” la décision allemande d’ouvrir la porte aux réfugiés en 2015.


La Russie devait être également au menu des discussions. La Maison blanche a déclaré que Donald Trump comptait demander conseil à Angela Merkel sur la manière de traiter avec Vladimir Poutine, qu’il n’a pas encore rencontré.

Concernant la lutte contre le changement climatique, la chancelière devait s’efforcer d’obtenir de son hôte des garanties sur le respect par Washington de ses engagements, ce qui sera peu probable. Dans son premier projet de budget, le nouveau gouvernement américain propose une coupe de 31 % (2,6 milliards de dollars) du budget de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et une suppression des programmes de recherche sur le réchauffement climatique.

Avec Reuters

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