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Publie le: Jeudi 13 décembre, 2012

Prostitution: dans les sites d’orpaillage de Kédougou

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La ruée vers Kédougou n’est pas seulement l’apanage des chercheurs d’or. D’autres activités connexes à cette quête du métal jaune se développent dans les placers, entretenues par de jeunes femmes, guidées par un désamour si elles ne sont victimes d’entremetteurs qui leur ont fait miroiter un avenir doré comme femmes de ménage dans les sites d’orpaillage.

Comme l’insécurité, la prostitution clandestine prend des proportions inquiétantes à Kédougou. Elles sortent de tous les horizons ces travailleuses de sexe qui affluent vers cette région. La plupart de ces jeunes dames, parfois des gamines qui s’adonnent à cette activité lucrative viennent du Burkina, du Nigeria, du Mali, de la Guinée, du Ghana.
Au village de Sambrambougou, le travail du sexe s’installe à grande échelle. Mariama Souaré, jeune Guinéenne qui se débrouille dans le commerce explique : «On a un choix quand on arrive sur des lieux comme Sambrambougou. Il y a des filles qui vendent leur corps pour se faire de l’argent. Par contre, d’autres sont très sérieuses.» Pour cette jeune femme, la plupart des travailleuses du sexe qu’on retrouve dans cette localité sont des femmes divorcées, dont la majeure partie est victime de trahison.
Elle en veut pour preuve sa propre expérience : «J’ai connu ce village par le biais d’une amie, alors que j’étais en Guinée Cona­kry. Mon mari m’a abandonnée à la suite d’une intervention chirurgicale au niveau du sein, après l’accouchement de notre bébé. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité quand mon amie m’a fait la proposition.» Depuis son arrivée, contrairement à bon nombre de filles qui atterrissent à Sam­bram­bougou, Mariama exerce dans le petit commerce de boisson, d’eau fraîche et de glace. Son objectif est de collecter beaucoup d’argent et repartir dans son pays d’origine auprès de son enfant de 4 ans qui vit aujourd’hui avec sa grand-mère.
Contrairement à Mariama, Joé, 23 ans est d’origine nigérienne. Elle dit évoluer dans le commerce du sexe contre son gré. Cette jeune nymphe a atterri à Sam­bram­bou­gou par accident. Selon ses explications, elle a été contactée pour venir travailler dans les mines de Sabodala comme femme de ménage. Mais, celui qu’elle appelle son bourreau s’est débrouillé pour jeter de la poudre aux yeux de ses parents afin de les convaincre à l’autoriser à voyager moyennant une certaine somme d’argent dont les frais de transport pour son voyage. «A mon arrivée, mon «maître» avait tout préparé. Il avait aménagé un Gnaffa pour recevoir des clients. Je ne voulais pas. Mais devant ses menaces, j’ai fini par céder. Et là, je travaille pour rembourser l’argent qu’il a investi pour moi. Quand j’aurai fini de rembourser la somme de 1 million 500 mille francs à ce type, je songe bien à faire autre chose que de me prostituer», dit-elle.
Comme Joé, elles sont nombreuses, les jeunes filles et femmes qui atterrissent de la sorte dans les placers de Kédougou. Cette évolution que connaît la prostitution dans ces sites concourt à la prolifération du Vih/Sida avec un taux de prévalence (7%) qui dépasse de loin la moyenne nationale.
Toutefois, cette activité est difficile voire impossible à dissocier avec le travail de l’or. Un travail dont le succès est lié à beaucoup de susceptibilités comme  la «chair fraîche». C’est d’ailleurs une tradition chez les chercheurs d’or qui estiment qu’il «faut se souiller avant de descendre dans les puits d’or». Un «slogan» qui ne décourage pas les travailleurs du sexe qui se ruent chaque jour vers ces lieux pour se faire de l’argent facile.
Une situation qui sonne l’alerte. Encore que l’or extrait du sous-sol sénégalais est bradé dans les sites d’orpaillage et vendu à l’étranger dans des pays comme le Burkina, le Mali dont les ressortissants sont les principaux acheteurs basés sur place.

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